Mercredi 24 janvier 2007
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Si le thème de la démocratie participative va bientôt culminer, ( déjà évoqué le 22/09/06 sur le blog ), c'est certainement parce que la démocratie représentative démontre de plus en plus ses limites . Il devient de plus en plus évident, que le système de démocratie représentative ne peut plus fonctionner comme actuellement , promesses pour se faire élire, et une fois investi l'élu fait comme il peut , comme il veut....sa représentativité est mise à mal.
Aussi, on peut s'interroger sur les moyens à développer pour rendre opérationnel le concept de participation.
Est il nécessaire de préciser que le rôle des associations est devenu de plus en plus influent, et que les politiques sont de plus en plus réceptifs à leurs idées (et pour cause), qu'ils reprennent de plus en plus rapidement. ( Indigènes, les enfants de Don Quichotte). Cette réactivité démontre au moins que notre société fonctionne bien. Mais elle doit chercher à intégrer ces nouveaux maillons.Car le monde associatif est entrain de regagner ses lettres de noblesse, en ne se limitant plus aux clubs de "loisirs" et les "associations d'anciens combattants" qui ne sont pas à dédaigner pour autant, les associations deviennent de plus en plus présentes dans le monde humanitaire, là où la société montre ses défaillances, et où nous avons besoin d'elles face à une société de plus en plus dure. (à suivre le Forum social contre le Forum de Davos)
Pour ce qui concerne les nouvelles idées qui conditionnent les changements à opérer, les stratégies à développer , nous savons que les "nouvelles pistes" si on ne peut pas les occulter, elles ne sont jamais admises spontanément... l'individu , en général est naturellement conservateur..... tout ce qui a été introduit au forceps, a été constamment rejeté, ou au moins rendu inopérant. L'Education Nationale est habituée à ce phénomène.... et tous les ministres qui se sont succédés, quand ils n'ont pas été cassé,ont su se plier...et les réformes ont défilé.
Mais si nous devons admettre que le citoyen est aveugle sans les lunettes de l'expert, nous ne devrons plus nous contenter de limiter notre civisme au bulletin de vote. La participation nécessite de la part du citoyen un investissement pour :
1/ accéder à l'information, où l'objectivité peut s'accorder avec le contradictoire, (avec comme personnes ressources :les experts ,(universitaires et professionnels)
2/ participer au débat en exprimant son avis , pour aboutir à une prise de décision ( conditionnée? par une réelle connaissance du thème). ....
3/ suivre l'évolution des décisions grâce à une évaluation régulière...
Il faut passer par un apprentissage collectif, si on ne veut pas tourner à vide et en rond.... les décisions collectives qui se fondent sur des convictions personnelles sont à rejeter, de même que les décisions qui reposent sur une position dogmatique ou sur une croyance..;; surtout si elles rallient beaucoup de suffrages (les exemples des pseudos démocraties avec des votes à 99,9%.... hum, hum. .les "ex républiques socialistes" en sont des parfaites représentations)...
Profitons des travaux des experts... et continuons à faire confiance au citoyen. Les politiques professionnels ont tout à perdre, les citoyens tout à gagner. Le "bon" sens populaire exploité et développé par Le Pen et De Villiers, n'est plus de mise.
L'expertise doit inclure autant la connaissance que l'expérience. Cette dernière étant fréquemment moins bien considérée, dans notre société conservatrice où le diplôme continue à prédominer sur l'expérience.
Le site de Ségolène Royal "désirs d'avenir" qui rassemble les contributions représente un début, qui se limite pour l'instant à la collecte des avis!!!!!
Une autre piste que je vous invite à suivre: la lecture des articles de presse en ligne qui peut être associée à la lecture des réactions , et ainsi permet d'avoir une approche plus exhaustive.
Les premiers pas pour se préparer à une démocratie participative ........