Vendredi 21 mars 2008
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et pratiquement aucune critique à son égard...... on en est encore à se poser des questions sur les options, mais en aucune façon on ne réfléchit sur la réelle fonction du Baccalauréat.
On n'entend seulement dire que l'objectif des 80% est atteint?,Quelle hypocrisie!!!!! On sait qu'une partie des profs n'y attachent aucune importance ( ceux des lycées élitistes
savent depuis bien longtemps que l'orientation se fait à partir du bulletin scolaire et dès le mois de Février) ; il reste qu'une majorité semble le plébisciter, peut être seulement parce
qu' il permet de raccourcir sensiblement l'année scolaire, ou alors pour porter le costume d'examinateur, ce qui leur permet de regagner un peu de respect perdu depuis pas mal de décennies.Il
faudrait réinstaurer des valeurs sans aucun doute mais de façon durable, et en tous les cas d'une autre manière. Même en EPS, j'ai pu constater une rigueur surfaite des collègues quand ils
sont examinateurs, presque plus que d'habitude!!!! et toujours prêt à se lamenter des niveaux observés comme si ils ne se rendaient pas compte qu' ils n'évaluaient en grande parie que les effets de
leur enseignement???
La priorité serait de s'interroger sur la véritable fonction du "bachot": examen encore utile pour l'accès à l'enseignement supérieur.?... alors que l'on constate que près de 50% échouent après
leur 1 ère année d'Université. Mal orientés, bases insuffisantes, enseignement supérieur inadapté? On sait que les enseignants du supérieur refusent de porter leur part de responsabilité, nous
sommes habitués à l'EN de rejeter la faute aux autres.... à ceux qui les ont orientés, aux parents qui ne les coachent pas bien, voire pas du tout, aux élèves qui ne font pas le
nécessaire??? mais ce n'est jamais de la faute des enseignants ni du système.
Je dois avouer que après plus de 35 ans passés à l'EN, je ne peux que constater que rien n'a réellement progressé.Tous les jours je peux l'observer en passant d'un bahut à un autre. Je viens
de lire qu'une étude fait "encore" apparaître que sur plusieurs copies les écarts de note peuvent aller de 5 à 16....résurrection de la docimologie???
Des pistes: la généralisation du contrôle en cours de formation serait une première étape, mais surtout, une réforme qui consisterait à valoriser les motivations qui pourraient éviter les
orientations hasardeuses, et surtout donner l'envie, susciter la curiosité..... redonner du sens, et arrêter de s'inscrire dans une société où tout semblerait pouvoir
se monnayer: j'entends encore des élèves, qui disent, et si je fais ça , ça me donne combien de points?????je laisse de côté le bachottage qui perdure.
De façon encore plus générale, peu d'initiatives, peu d'expériences menées,(échec récent de l'initiative de Gabriel Cohn Bendit) , un fatalisme enraciné....sont les maux dont nous souffrons
le plus, et je pense que notre Administration en est la principale responsable. Encore maintenant, vous passez plus facilement pour un enseignant zélé si vous êtes un enseignant
soumis......