OPINIONS

Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 17:27
Parce que Le Pen l'a critiqué......, et surtout parce que près de 20 millions de Français l'ont déjà vu, nous avons eu envie d'y aller . Dans la série divertissement, on n'est pas déçu, et ce qui est super c'est le message simple où il démystifie le Nord Pas de Calais alors que les Sudistes continuent à assimiler cette région au Pôle Nord. Je pense qu'il serait bon que notre Administration s'en serve d'outil de propagande auprès des nouveaux fonctionnaires qui sont en général résignés à l'idée de faire obligatoirement leur classe pendant plusieurs années  au Nord de la Loire avant d'entrer en préretraite (pas tous heureusement) dans leur région.....
De façon plus générale, et pour le cinéma qui me branche,on peut observer une tendance au travers d'une nouvelle vague ,qui se dessinerait..... avec des jeunes réalisateurs qui portent un regard très critique sur leur pays leur propre culture, voire sur l'organisation sociale: et qui a l'avantage de l'authenticité.... on sort  de l'impérialisme "occidental" et des superproductions, pour rejoindre l'intime, et le vrai......
Après la Graine et le Mulet, la visite de la fanfare,  My father my Lord est un film où le jeune réalisateur israélien porte un regard très critique sur les limites de la pratique des ultra othodoxes , Je vous ai déjà évoqué La zona , premier film d'un uruguayen, qui évoque les ghettos des riches, Des temps et des vents.....signé par un turc  est le prochain sur la liste  ....vous l'avez peut être déjà vu ?
  Au delà de la fiction, apparait  un cinéma émancipateur qui  tend à démontrer que ça résiste partout......c'est de bonne augure, et ce serait encore mieux si ce cinéma pouvait attirer autant de spectateurs que les ch'tis.
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 08:33
                                                                  Moi non plus

Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 08:41
Entre les murs et  Khamsa,deux films récents qui nous font découvrir deux faces cachées de notre société. Je dois avouer être ressorti à chaque fois avec le moral dans les chaussettes. Mais si ces deux films peuvent avoir  plus d'influence que des slogans,  souhaitons qu'ils arrivent à ôter le voile qui obscurcit encore le regard de nos responsables.  Souvenons nous que  le film Indigènes  a permis de reconsidérer les retraites des anciens combattants de l'Empire Français .
 L'inspiration qui a guidée nos deux réalisateurs s'est  appuyée sur une réalité encore insuffisamment dénoncée. Films qui mettent en scène des jeunes, aux réactions et aux actes condamnables, mais en partie explicables. On pourrait légitimement craindre que nos chères petites têtes brunes n'y voient que des modèles à imiter......
Que faire, quoi penser.....je cherche..... je m'interroge même sur notre faible niveau de conscience, voire notre quasi insouciance.  Si on découvre seulement maintenant la cité   Ruisseau Mirabeau où se déroule le film Khamsa , alors qu'elle existe depuis les années 50 , à l'entrée  de Marseille....avec des  conditions déplorables de promiscuité,   nous savons, au moins les enseignants ,  que l'école fabrique des exclus depuis des décennies.
Dans Khamsa je repense à l'intervention   d'une équipe de la DASS dans le village des gitans pour récupérer un jeune: elle illustre le fossé qui existe entre notre système social qui démontre sa totale impuissance: de même dans l'école du 20 ème à Paris,où les propos tenus par les élèves, leur sensibilité exarcerbée voire intolérable aboutit finalement à l'exclusion de l'un d'entre eux. Des signes que notre société  ne possède pas beaucoup de remèdes à part les pansements .
Une entrée dans le XXI ème siècle plutôt chaotique, qui nous démontre que nous avons encore beaucoup à faire.

(La khamsa porté par Marco est un pendentif  utilisé aussi bien par les musulmans, les chrétiens ou les juifs séfarades
. )
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 07:41
 Nihilisme passager, démoralisation certaine, provoquent le repli, alimentent le non à tout. Je suis impressionné de constater la détermination des lycéens, qui à mon avis sont beaucoup plus motivés que les enseignants, que l'on accuse à tord  de manipulateur....Les jeunes expriment un réel mal être, une angoisse légitime quant à leur avenir.Nous les adultes, nous sommes plutôt hostiles au changement depuis un moment: on peut malheureusement illustrer notre désengagement, au regard du  taux de non votants aux dernières élections professionnelles (près de 75% d'abstention).....même si en contre partie les pétitions et révélations scandaleuses  foisonnent sur internet.Signe d'une volonté  du plus  participatif au dépens du représentatif???
Si notre jeunesse est aussi déterminée, il faut y voir l'expression d'une angoisse: nous sommes aux antipodes de la révolte estudiantine de 68, où l'utopie était le ressort du mouvement. La peur, très légitime , anime les jeunes d'aujourd'hui. Mais on aimerait  que les adultes les relancent , en tentant de leur redonner  de l'espoir. je suis un peu catastrophé, de voir que nous sommes finalement emportés par cette vague.en n'exprimant que de l' opposition;  je fais partie de ceux qui préféreraient que l'on trace des axes, que l'on reconnaisse que l'immobilisme prime depuis plus de 30 ans par exemple dans l'Education Nationale, en cherchant  les moyens pour le juguler ???? Je vous invite à lire le dernier bouquin de M Gauchet, Conditions de l'éducation, qui pose un diagnostic exhaustif sur notre système éducatif.
Si il est vrai que le gouvernement actuel joue la provocation, je pense qu'il le fait involontairement en tous les cas très maladroitement, alors qu'il se targuait de vouloir être pragmatique:ainsi  mettre le travail du dimanche sur le tapis, vouloir faire passer la nième réforme du Lycée en force,  faire voter  la retraite à 70 ans, supprimer la pub à la télé, donner un peu plus de pouvoir au président, ouvrir la Poste aux capitaux privés, ne sont que des maladresses. Quant à l'opposition  on cherche toujours et désespéremment un programme valide.Qu'est ce qu'être de gauche aujourd'hui ?
Besancenot ne parle plus trop, Robert Hue tente de revenir, la sosie vocale de Arlette s'est montrée il y a peu, les Verts ont réalisé un exploit en réunissant  une majorité incontestée autour de leur leader plutôt transparente, Mélenchon s'est exilé, Buffet a été réélue mais sans l'unanimité habituelle, Ségolène ronge son frein et Martine réfléchit......quant à  la droite elle tente de réanimer  des vieux réflexes en tentant d'accuser une extrême gauche terroriste qui déstabiliserait le pays ( hier les caténères aujourd'hui le Printemps),et  les économistes nous démontrent tous les jours que si ils peuvent expliquer, ils sont incapables de prévoir,et la preuve est faite que ce n'est pas une science exacte.
Non rien de rien.....je repars à zéro.
 
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 13:49
OU, " BAYROU,TU NE SERAS JAMAIS PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE"
un article paru dans Libération
Événement 08/03/2001 à 23h55

«Ma vie est un inventaire permanent»

Jean-Michel HELVIG et Paul QUINIO

Avec le recul, comment avez-vous vécu cette polémique?

Je me suis aperçu tout d'un coup que la parole n'a plus aucune valeur. Quoi que je dise, quoi que je fasse, on me demandait, sans que cela soit nécessairement méchant: «Mais est-ce que vous êtes vraiment pédophile?» C'était le froid total. J'étais glacé. Mon interview à TF1, je persiste et je signe. Le rendez-vous avait été pris des mois et des semaines avant. Si je n'y étais pas allé, c'était pire. Les gens auraient dit, «il se déballonne, il a peur». Donc, malgré les conseils des copains, j'y suis allé. Même si j'avais mal. Et puis, en revenant à Francfort, j'ai d'abord été vraiment touché par le nombre incroyable de messages de solidarité que j'ai reçus. Des gens, pas que des amis, me disaient, «trop, c'est trop». J'ai reçu aussi des messages de solidarité d'hommes politiques, droite et gauche confondues. Les Verts aussi ont été parfaits. Cette chaleur venue des parents du jardin d'enfants de Francfort, qui disaient : «Mais enfin, Dany, arrête, tu as été très important pour nos enfants, c'est absolument horrible de te voir te défendre comme ça», tout cela m'a beaucoup aidé.

Avez-vous pensé tout arrêter?

Je me suis dit à chaud qu'il fallait vraisemblablement avoir tout vécu. Et ce que j'ai vécu la semaine dernière, ce que je vis depuis deux mois avec Joschka Fischer, c'est difficile, c'est lourd. J'avoue que quand je suis rentré à Francfort, je me suis demandé pourquoi ne pas tout lâcher. Qu'est-ce que j'en ai à cirer... Fischer, c'est pareil. Comme moi, il est le symbole d'une histoire contradictoire, où il existe une fidélité et en même temps un dépassement, une remise en question de cette histoire. Puis, je me suis dit: pourquoi arrêter, pourquoi avoir mauvaise conscience? Pourquoi je ne m'en remettrai pas, comme l'a suggéré avec sa délicatesse habituelle Françoise Giroud? Je n'ai pas à me remettre, je suis très bien, je n'ai rien à voir avec ce que l'on a décrit. Donc je repars aujourd'hui. Plus sûr de moi, très bien dans mes baskets et je veux continuer à me battre politiquement. Non seulement je ne vois pas pourquoi j'arrêterai, mais je suis certain que la semaine dernière a été salutaire. Je me suis rendu compte que ceux qui attaquent le libéral libertaire que je suis ont besoin du mensonge. Si dans la société française on arrive à délégitimer notre histoire, on délégitime une certaine approche de la politique qui change en agissant et n'a pas honte de se critiquer quand elle se trompe. C'est ça qui est en jeu aujourd'hui.

Quand vous revenez à Francfort, est-ce que vous trouvez une différence de climat entre la France et l'Allemagne?

Oui. En Allemagne, pendant trois semaines, les journaux ont refusé de parler de cette histoire, alors qu'ils étaient tous à scruter le site Internet de Bettina Röhl pour voir ce qu'elle allait sortir sur Fischer. Tout le monde donc voit ce qu'elle a sur moi, mais personne ne bouge. Bettina Röhl trouve alors une copine, correspondante du journal anglais The Observer, qui sort un papier. Mais The Independent tue le débat le lendemain en jugeant cette affaire complètement idiote. La Repubblica, en Italie, sort l'affaire le lendemain et le journaliste que je connais très bien me dit: «ça va faire un scandale, tu vas être attaqué de tous les côtés.» Je lui réponds que non. Au Parlement européen, les conservateurs en discutent. Les Anglais veulent faire un truc, les conservateurs allemands disent : «Mais non, on ne va pas jouer à ça, qu'est-ce que ça veut dire, nous savons très bien ce que c'était les jardins d'enfants antiautoritaires, c'est fini.» Puis il y a l'Express en France.

Voilà pour la petite histoire. Mais il y a surtout, entre la France et l'Allemagne, une différence fondamentale. En France, dans les années 70, seule une minorité discute, lit les livres de la mouvance et les articles de Libération. En Allemagne, à la même époque, il existe des centaines et des centaines de jardins d'enfants, des milliers et des milliers d'éducateurs qui travaillent à réformer tout le système éducatif. C'est le problème d'une société tout entière qui se pose la question de l'autorité, y compris par rapport au fascisme. Pourquoi les Allemands ont-ils suivi l'autorité fasciste? Il faut aussi se souvenir qu'en Allemagne, dans les années 50, l'éducation interdit la masturbation. Le discours, c'était «qui se masturbe devient fou». Tout ça pour dire que ce n'est pas simplement un jeu. Contre le caractère autoritaire, il n'y a qu'une solution, c'est l'autonomie de l'individu. Comment l'individu arrive à son autonomie? D'où les débats sur l'éducation, la sexualité, l'enfance. Comment permettre à l'enfant qui découvre sa propre sexualité, donc sa propre identité, d'arriver à son autonomie?

Autre chose: qui en premier a mené la lutte contre certains petits groupes homosexuels qui revendiquaient la pédophilie? Ce sont les femmes, les féministes, et moi! Pas en 2001, mais dès 1971. Dans Tout! (1), puis à Libération, comme en Allemagne. Le mouvement antiautoritaire, les féministes, se sont battus sur cette question, car pour eux, derrière la pédophilie il y avait une nouvelle forme de domination, un nouveau rapport d'autorité: l'exploitation du faible et du vulnérable par le fort. On peut tout reprocher à Mai 68 et à l'après-mai, mais pas de ne pas avoir mené publiquement les débats. Aujourd'hui, on dit que la dérive de la libération sexuelle a débouché sur la permissivité. Autrement dit, les curés du coin, les pères de famille, les oncles se sont dit: «On peut y aller», parce que des pédophiles homosexuels ont pu s'exprimer dans Libération même s'ils ont été contredits. Parce que quand même, 95 % des cas d'abus sexuels sont dans la famille! Et ce sont les pères, les oncles, parce qu'ils ont lu Schérer et Hocquenghem (2), qui se sont dit: «libérons-nous, allons-y». C'est complètement fou. S'il y a aujourd'hui une reconnaissance de l'abus sexuel, c'est parce qu'on a imposé dans les années 1970 de parler de sexualité. C'est ce mouvement-là, libérateur, qui impose à la société ce débat dont elle ne voulait pas. Un enfant n'est pas un objet sexuel ! Une femme qui dit non, dit non ! Une épouse qui dit non et qu'un mari force à faire l'amour, c'est un viol : telle était notre immoralité permissive, celle des féministes, la nôtre, la mienne.

Contre qui avez-vous l'impression de devoir vous défendre aujourd'hui?

Il faut faire attention. Il y a d'abord la révolte de ceux qui ont 30 ans contre ceux qui ont 50 ans. C'est normal. Ils considèrent qu'il y a un pouvoir occulte d'une certaine génération dans la société et disent «ôtez-vous de là, qu'on s'y mette». Deuxièmement, le devoir d'inventaire. Je dis, mais enfin, moi, depuis 1968, ma réflexion et ma pratique politique sont un inventaire permanent. Ce n'est pas la révolution permanente, c'est l'inventaire permanent. Pourquoi j'étais au jardin d'enfants? Pour faire l'inventaire du militantisme gauchiste traditionnel. Personne ne se demande pourquoi un militant révolutionnaire va travailler 8 heures par jour dans un jardin d'enfants, sinon avec des vues perverses de la chose. Alors qu'à l'époque, il existe une évolution du gauchisme vers le machisme militant et violent, et puis il y en a d'autres qui disent, comme le mouvement féministe, comme moi, «non, je ne veux pas». Et font la démonstration de ces critiques en allant travailler dans un jardin d'enfants.

Cette critique, c'est la critique du révolutionnaire. Nous l'avons faite nous-mêmes. Ce devoir d'inventaire, c'est toutes les années 70. C'est cette critique, cette réflexion sur nous-mêmes, sur notre lutte, qui nous amène à entrer chez les Verts, à concevoir la politique autrement. Je ne vois pas pourquoi, quinze ans après, tout d'un coup, avec le doigt levé, on me dit : il faut faire un inventaire.

Entrer chez les Verts, c'est un inventaire du gauchisme, pas seulement en catimini, mais explicitement. C'est une lutte sur le totalitarisme, c'est le passage théorique de la révolte à la réflexion sur les institutions, sur le libéralisme politique. Et puis ça continue quand je deviens adjoint au maire de la ville de Francfort. Est-ce qu'un adjoint au maire arrive aux commandes d'une ville responsable de l'émigration en disant : «sans foi, ni loi», on va tout mettre à plat? Cette évolution-là ne dit pas: à bas l'autorité, mais: quelle autorité? On n'est plus dans le: «Il est interdit d'interdire». C'est vraiment grotesque. «Il est interdit d'interdire» est un défi poétique de situationnistes en 1968.

Quelles étaient les lignes de fracture de l'époque?

Je crois que notre débat en 70, c'était contre la gauche révolutionnaire classique qui posait avant tout le problème politique de la prise de pouvoir de l'Etat. Nous, nous disions que la prise de pouvoir de l'Etat ne viendrait jamais. Donc nous avons appelé ça la politique à la première personne. Nous voulions vivre la révolution, nous ne voulions pas l'attendre.

Quelle était la première critique de Mai 68 formulée par Régis Debray à son retour d'Amérique latine? «Vous étiez des petits-bourgeois, vous n'avez pas eu le courage de prendre les armes et de prendre le pouvoir», disait-il. C'est l'idée des Rendez-vous manqués. Nous lui répondions que ce n'était pas notre tasse de thé. Cette critique de Régis Debray a été reprise par des gens d'extrême gauche qui ont monté les groupes terroristes. Pour autant, il serait complètement aberrant de dire aujourd'hui: «Régis Debray et Andreas Baader même combat!» Nous étions pour la politique de la vie, contre le militantisme gauchiste traditionnel, sa vision manichéenne, policière et militaire de la révolution. Avions-nous tort ou raison? C'était le débat de l'époque.

Et aujourd'hui?

Aujourd'hui, le débat tourne autour de notre évolution du début des années 80. Il y a eu alors un nouveau projet politique: l'Europe. Et l'Europe, justement, reprend tous nos débats sur le totalitarisme, c'est-à-dire l'affrontement entre l'Union soviétique qui existait encore et les Etats-Unis. Quel a été notre rôle? Moi, je n'étais pas dans le camp des pacifistes dans le débat sur l'installation par les Américains des SS-20. C'est vrai qu'il y avait une tentative d'hégémonie des Américains. Mais c'est vrai aussi que le mouvement pacifiste minimisait le totalitarisme et l'impérialisme russes pour dire que nous n'avions pas besoin des fusées Pershing. Il fallait dire «l'URSS n'est pas dangereuse, ce sont les Américains qui le sont le plus». A partir de là est née l'idée qu'il fallait une autre force, capable de sortir du manichéisme impérialisme contre impérialisme. C'est là qu'est née toute une réflexion sur l'Europe.

L'étiquette de libéral libertaire n'est-elle pas devenue malaisée à afficher?

Libéral libertaire, j'assume, je signe et je persiste. Et j'en ai ras-le-bol de ces histoires qui ne veulent rien dire. Je sais que la majorité des Verts ne sont pas d'accord. Mais c'est comme ça. C'est un vrai débat politique. Il y a d'abord une réflexion sur le totalitarisme et les institutions politiques. Je persisterai contre vents et marées à dire que le libéralisme politique a défini la structure nécessaire de la démocratie contre les totalitarismes. Là-dessus, je ne bougerai pas d'un centimètre. Libertaire? Je dis qu'on peut intégrer l'idée d'autogestion, l'idée d'économie solidaire dans une économie de marché. Prenons un exemple: la taxe Tobin. Je suis pour, mais je suis pour aussi ce que dit Tobin sur l'impôt négatif. Je ne veux pas prendre Tobin simplement quand ça me plaît. L'impôt négatif, on dit que c'est du libéralisme de Chicago. Mais ce n'est pas vrai. L'impôt négatif comme je le comprends peut amener au salaire social, à un minimum de revenu social pour tout le monde. Je crois qu'on peut y arriver. Prenons un autre exemple: la bagarre qui a lieu en ce moment en Afrique du Sud sur le sida. On va voir que l'on peut utiliser l'OMC pour protéger l'Afrique du Sud contre les grandes sociétés pharmaceutiques. Une OMC réformée de fond en comble, définie par des conventions internationales sous l'égide de l'ONU, capable de réguler le marché mondial. Pour moi, il est complètement idiot d'être contre la mondialisation. Nous avons besoin d'entrer dans le marché mondial. La seule question est comment et à quelles conditions? Voilà comment il faut se battre. Il y a une peur profonde face à la mondialisation. C'est une angoisse que je peux comprendre. C'est vrai que ça donne le vertige. Et dès qu'il y a un vertige, les gens, beaucoup d'intellectuels, se cachent derrière cette idée de protection que serait la France, la République. Est-ce une vraie protection? Je ne le pense pas. Pour moi, c'est l'Europe, la construction européenne, cette Europe qui reste à construire. C'est la seule masse critique capable de protéger les nations européennes, les individus européens contre une mondialisation dominée par les Américains... Voilà le débat, il est net, mais ça n'a rien à voir avec la loi ou avec le concept de libéral libertaire...

Le directeur du Nouvel Observateur explique que le libéral libertaire «sape l'idée même de la Loi»? Vous seriez l'incarnation de ceux qui défendent le contrat contre la loi...

Pourquoi la question est-elle posée comme ça en France? Parce que les forces sociales, les syndicalistes n'ont pas confiance en eux-mêmes. C'est leur faiblesse: l'Etat, la loi sont nécessaires parce que nous sommes faibles. Je peux à la rigueur comprendre cette manière de penser car le Medef se sentant fort dit: «Je n'ai pas besoin de loi, j'impose mon contrat». Cette stratégie du Medef est catastrophique. Car même si on estime que le contrat est nécessaire, que la démocratie vit aussi de la capacité des forces sociales à trouver les forces de ne pas être toujours guidées par l'Etat, le Medef, avec son arrogance, pousse en réalité toujours l'Etat à agir.

Prenons un exemple: les retraites. La solution viendra-t-elle de la loi ou du contrat? Moi, libéral libertaire, je veux l'autonomie du choix. Pourquoi un syndicat déciderait que tout le monde doit prendre sa retraite à 55, 60 ou 62 ans? Pourquoi le patronat déciderait que tout le monde doit travailler jusqu'à 70 ans? Qu'est-ce que c'est que cette histoire? Je crois qu'il y a des métiers où les gens veulent et doivent pouvoir prendre leur retraite à 56, 57 ans. Il y a des métiers où les gens veulent continuer à mi-temps? L'autonomie, pour moi, c'est comment une société permet aux individus de réaliser leur projet de vie. Voilà le libéral libertaire. Le rôle de l'Etat pour moi aujourd'hui est d'assurer la possibilité de l'autonomie, de la décision des individus dans des groupes sociaux. Ce n'est pas le débat contrat ou Etat. Evidemment que l'Etat doit garantir la solidarité de la retraite par répartition. En même temps, il doit garantir l'égalité des chances face à un monde aussi inégalitaire. Et l'Europe doit nous permettre d'être des partenaires réels des Américains, capables de dire non, de se battre pour une régulation sociale et écologique de la mondialisation.

(1) Journal du groupe «Vive la révolution!», des années 70, tendance maoïste libertaire.

(2) Le philosophe René Schérer et le journaliste Guy Hocquenghem ont notamment dirigé en 1976 un numéro de la revue Recherches, plaidoyer pour la libre sexualité des enfants.


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Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 08:31
Le monde des bénévoles s'affirme généreux  et  efficace , quand les jeunes réacs et les passeurs démontrent une avidité criminelle doublée d' une impunité insupportable, les "immigrés" demeurent vulnérables .Citoyens du monde?
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 06:59

 " Tous à vélo attention au décollage.....tous à vélo laisse ta caisse dans le garage.......toi dans ton auto tu pues vraiment trop..... Un slam qui a rythmé la  "manifestive " d'hier.On a traversé  Marseille du Nord au Sud , sous l'oeil bienveillant d'une voiture de police, avec  des  vélos équipés de piste cyclable portative




                       pour terminer face à un élu de la majorité  du 9ème arrondissement.

Un échange amical entre un militant très au fait des conditions réservées aux cyclistes marseillais, qui présente un argumentaire fouillé et pertinent, un élu pragmatique, très ouvert,c'est la règle du moment,qui reconnait sa méconnaissance de certains dossiers,hypocrite?  et une représentante  "verte", radicale quand elle reproche la
position  "populiste" de l'élu qui s'appuie sur les supporters  pour justifier l'aménagement de nouveaux stationnements  dans le quartier du vélodrome . Citoyen, élu de la majorité, élu de l'opposition ,triangle des Bermudes, où on risque de se perdre aussi.......
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 13:13
des "romans autobiographiques" , de VGE......de Bill Clinton, qui racontent où suggèrent......la petite "histoire". Que nous réservent les mémoires de Jacques Chirac.....Lequel va tenir le premier rang de "l'immoralité" sur les têtes de gondole?????
triste Histoire.......
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 18:32
 On a l'habitude avec la peinture non figurative à ne pas se poser des questions; on est censé  se laisser entrainer dans le monde du créateur... "Les herbes folles" est un film où l'auteur réussit à nous faire partager son monde, irrationnel, où chaque rôle, ambigu, nous plonge dans une autre logique, où les règles ne sont plus celles que nous avons l'habitude d'observer. Une femme mariée est normalement jalouse, une copine est fidèle,un flic n'est ni poète encore moins compréhensif;nous cotoyons une dentiste qui fait mal à ses patients,  un retraité au passé que l'on ne connaitra pas,alors qu'il pourrait vraisemblablement tout expliquer ,une bande annonce qui ne dit rien sur le film et qui dit tout.Vous l'avez compris, ce film n'est pas une histoire classique, il est......déjanté....et ça n'a rien de péjoratif. Là réside son charme qui ne peut que vous envoûter.
 Resnais a 87 ans????
"Nuit et Brouillard" est le premier film que j'ai vu de lui .Sacré carrière,et encore sacrément jeune....
Par serge - Publié dans : OPINIONS
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