qui ont en commun la Méditerranée; Dominique est parti avec son voilier, le Biwi, pour rejoindre avec Marie, la Tunisie,où ils séjournent actuellement: Guy pilote confimé, a
réalisé un AR Paris-Alger,le temps d'un week end, Mohamed vient de partir ce matin avec la SNCM jusqu'à Alger pour une période de trois mois, retrouver ses frères et sa soeur. Philippe
, né en Algérie je crois,vient de m'apprendre qu'il projette de se rendre dans l'océan Indien,pour 4 mois; Maurice et Rodrigues seront ses points d'ancrage.
Objectifs différents, moyens différents, mais aussi bien Dominique que Guy,gardent des impressions très positives de leurs contacts avec la population locale.
Si on gagne en liberté,avec son bateau, ou comme pilote d'avion, on accroit la responsabilité et les contraintes." Nous
sommes partis plus tard que prévu car bien évidemment l’imprévu fait toujours parti du voyage. Le BIWI était au top. Ce à quoi nous n’avions pas pensé c’était à l’ordinateur que nous utilisons pour
faire notre route à savoir celui qui a toute la programmation Maxsea, pour ceux qui ne connaissent pas il s’agit de toute la cartographie reliée au GPS....La météo annoncée n’était pas très bonne cependant le vent NW devait nous être favorable, force 7 largement
jouable......"
autre équipage, autre problème
"...Après deux télécopies au Service de l’Aviation Civile Algérienne, nous avions le numéro d’autorisation de
survol et d’escale à Alger, sur l’aéroport international. Nous avons obtenu le sésame, deux semaines avant le départ......Après une nuit finalement assez courte, nous nous retrouvions dans la tour de contrôle d’ALBI pour consulter très vite les bulletins
météo, le plafond étant trop bas......" Mohamed sait qu'il arrivera demain matin à Alger
vers 9heures, nous espérons que Philippe nous enverra des photos de ses escapades, dès qu'il sera installé dans sa case.....le kite surf étant sa spécialité, ça devrait le
faire..... et vous
un projet? n'hésitez pas à nous le communiquer, histoire de rêver un peu.....pour ceux qui sont en période de
"jubilaciones" terme espagnol pour signifier la retraite, le temps ne manque pas......
Mohamed au port
Si Ariane Mouchkine a ouvert aux spectateurs les coulisses, une nouvelle tendance se développe avec la décantation organisée en fin de spectacle. Nous venons d' assister à trois prestations de
danse, suivies d'un échange avec le public. Les chorégraphies proposées, de l'aveu des artistes, ne sont pas abouties. En cours de gestation, c'est plus qu'une répétition; le créateur
justifie ses choix , prêt à répondre à nos questions,voire à acquiescer à certaines suggestions,en tous les cas il peut exploiter les critiques. Le spectateur de son côté est éclairé,et mieux armé
pour se faire une opinion. SI nous en avons vu trois,ils ont en commun d'être dans une démarche créative, innovante: nous découvrons immédiatement que chacun est venu avec son propre
monde, ses propres motivations, largement influencé par sa propre culture et son itinéraire ,qui ne sont pas sans laisser des traces dans la production. Si un rassemble huit
accolytes venues du Brésil, de France, il a trouvé un langage commun au travers des danses urbaines, naturellement métissées, où l'ensemble est la somme de tous les autres, fidèle à la tradition du
hip hop. Une autre danse où la chorégraphe apparait seule, nous capte par l'évocation de la disparition de sa mère, rythmée par le chant du muezzin, où la pudeur se mêle à la presque
nudité. Si l'émotion a prédominé lors de cette prestation, la troisième était sur une voie encore plus innovante et plus risquée,et pleines d'incertitudes, découvertes pendant l'échange
....chaque plan différent, plutôt
statique nous confie-t-elle," dévoile le mouvement
dans sa nudité, qui, répétitif, limité à une articulation nous éloigne de la banalité pour nous ouvrir sur une volonté d'être plus visible". Quand on demande à la chorégraphe les raisons de
l'absence du son, elle nous répond que cela participe à la concentration voulue..... elle est à la recherche d'une nouvelle approche..... elle tâtonne visiblement..... n'est ce pas la
vocation de l'artiste dont le rôle est de partir à la découverte.... même si le spectacle a certaines conditions à remplir....mais là nous avions choisi d'être dans un laboratoire.