Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 15:05

s’écrie en classe un élève au sujet de sa professeur......

c'est le titre que Paul Villach a choisi pour sa dernière rubrique, où il cherche visiblement à accrocher son lecteur. Il a réagi  à une lettre de prof qui est paru dans le Monde du 3 Décembre,où Véronique Potte,remplaçante depuis cinq ans,  témoigne de  son  ras le bol: débutante et,TZR (Titulaire sur Zone de Remplacement) ,elle crie  son désarroi......
 Cette lettre a  fait aussi réagir  Daniel Sallenave qui lui a consacré sa dernière chronique sur France Culture.
Après le scandale autour du téléphone,  les incivilités de tous les jours continuent à faire les choux gras des médias, alors que le ciné avait déjà anticipé  avec "Entre les murs" et "la Journée de la jupe".
On ne peut pas soupçonner Sallenave d'être une hyper réac, elle rentre dans la catégorie des classiques:par exemple, elle revendique un titre de prof de littérature et non pas de français.  Persuadée , et je ne sais pas si elle a raison qu'il vaut mieux lire un bon livre que d'en écrire un mauvais.Élitiste,surement, elle rallie les plus conservateurs dont Natacha Polony,ex journaliste à Marianne... Quant à Villach, autre prof,  autre tendance, il s'est spécialisé dans l'écriture sur les dysfonctionnements de l'école qu'il explique par  les démissions respectives de l'enseignant, de l'administration et l'inexistence chronique de réel collectif de profs.Une voie qui s'ouvre ?

Extraits de la lettre de Véronique Potte.
« Après la Toussaint, me voici dans le Val-d’Oise. Lundi, mes élèves de 4ème rentrent au compte-gouttes. Certains arrivent par grappes en se catapultant contre la porte d’entrée de la salle de classe qui s’ouvre sous le choc.
 Ils jettent leur sac, changent deux ou trois fois de place, continuent à parler comme si je n’existais pas, ne daignent pas sortir feuille ou stylo.
 Un élève cherche à rouler une pelle (embrasser serait un terme inapproprié) à sa copine du moment, fait semblant d’être étonné que je lui demande des comptes. Un autre petit couple se tripote assidûment sous la table. Une gueulante de ma part. Les élèves s’assoient mais n’arrêtent pas de s’interpeller. Une élève remarque mon désarroi et sourit à pleines dents : « Elle va chialer ! » Comme je rétorque vertement, ce n’est pas encore la curée. En sortant, je dois avoir l’ air hagard car un élève de 5ème me dit : « Oh ! ne vous inquiétez pas Madame ! Ils sont comme ça avec tout le monde ! » Un autre a vu que je boitais et me demande avec bienveillance ce que j’ai, c’est ce qui manque me faire pleurer.
Mardi, deuxième cours avec eux à l’avenant. Comme je me plains en salle des profs, on me dit : « Il y a pire ailleurs ! Ici, les profs tiennent le coup en attendant d’avoir des points. ».........
  Jeudi et vendredi, je prends le carnet : « Oh ! Madame, vous êtes sûre que vous voulez me mettre un mot ? » Menace à peine voilée qui sera réitérée le lendemain. Une exclusion de cours est impossible. L’équipe de Vie scolaire est débordée. On me l’a expressément interdit. »...............
« Week-end infernal. Leurs tentatives d’intimidation commencent à fonctionner. Je pense à eux tout le temps. J’essaie d’imaginer des stratagèmes. Je refais le cours toujours en plus simple pour éviter d’avoir à écrire au tableau, car tourner le dos est souvent source d’agitation, de jets d’objets.....
  Le lundi, comme j’attends le silence depuis 20 minutes, mon cours leur manque, ils sont gênés : « Oh ! Madame, ça se fait pas ! Continuez à parler ! Écoutez pas nos conversations ! » Alors je m’avance dans l’allée pour chercher à capter leur attention. Un élève s’aperçoit que je boîte légèrement »

  citer textuellement l’élève. J’ouvre les guillemets :
« Ouah ! Elle boite ? Elle s’est fait enculer ou quoi ? » C’est un enfant de 13 ans qui parle. »
  Je termine le témoignage. « Je file directement dans le bureau de la principal. Je ne sais pas jusqu’où ils sont capables d’aller. J’arrête. Oh bon ! Ce n’est pas partout comme ça ! me dit-on. Encore heureux ! »
Changeons l'école
avec le commentaire

 

Publié dans : EDUCATION
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 20:45
Publié dans : POLITIQUE
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 09:08
Publié dans : INFOS
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 19:19
Vous en avez entendu parler: elle  a rassemblé à ce jour plus de  50000 signatures. il s'agit de soutenir la collègue Lespagnol, prof d'Anglais, à propos d'une lettre où ses élèves réclament ni plus ni moins son remplacement. Car ils ne supportaient plus sa phobie antitéléphone....
Si à mon avis, l'autorité ne  se décrète pas , alors le problème se pose. Que faire ? Quoi penser ?
Y'A LE TELEFON QUI SON........
Nous avons changé de siècle et  les prémisses d'une économie de la contribution, chère à B Stiegler,  a démontré avec Wikipédia entre autre, et les adeptes du leftright (R Stallman), que le savoir n'est pas  à associer avec la commercialisation:  nous devons nous poser les questions autrement  (Changeons l'école ) . Partager ça s'apprend !!!
Reprendre la main sur une société de consommation qui s'est donnée trop de pouvoir , ça urge.....
Les réseaux sociaux, ça fonctionne super,...et si on  imaginait un réseau autour de la classe?
Sinon une idée pour les pétitionnaires;encourager les profs de gym à introduire cette nouvelle Activité Physique et Sportive .....    (le saviez-vous? )
Publié dans : Penser quoi?faire quoi? comment?
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 08:18
" Aujourd’hui, 56 journaux ,(libé, le monde, el pais..... et pas mal de blogs), dans 44 pays font un geste sans précédent : parler d’une seule voix par le biais d’un éditorial commun. Nous le faisons parce que l’humanité se trouve confrontée à une situation d’extrême urgence. A moins d’unir nos efforts pour prendre des mesures décisives, le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité. Les dangers sont devenus tangibles en une génération. Maintenant, les faits commencent à parler : sur les quatorze dernières années, onze ont été les plus chaudes jamais enregistrées, la calotte glaciaire de l’Arctique est en train de fondre et, l’an dernier, la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires a donné un avant-goût des terribles bouleversements à venir. Dans les revues scientifiques, la question n’est plus de savoir si l’homme en est le grand responsable, mais combien de temps il lui reste pour limiter les dégâts. Cependant, à ce jour, le monde a réagi avec mollesse et sans enthousiasme.
Le changement climatique résulte d’une action sur plusieurs siècles, il aura des conséquences qui dureront pour toujours, et nos chances de le maîtriser vont être déterminées dans les quatorze jours qui viennent. Nous demandons aux représentants des 192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance d’échapper au plus grand échec politique de l’époque moderne. Cela ne devrait pas être une lutte entre le monde riche et le monde pauvre, ou entre l’Est et l’Ouest. Le changement climatique nous concerne tous et doit être résolu par tous.
La science est complexe, mais les faits sont clairs. Le monde a besoin de prendre des décisions pour limiter les hausses de température à 2 °C, un objectif qui exigera que les émissions de la planète culminent et commencent à diminuer dans les cinq à dix prochaines années. Une hausse plus importante de 3 à 4 °C - la progression la plus faible que nous puissions espérer en cas d’inaction - dessécherait des continents, transformant la terre cultivable en désert. La moitié de toutes les espèces serait vouée à l’extinction, des millions et des millions de personnes seraient déplacées et des peuples entiers seraient submergés par la mer.
Date butoir. Peu de gens croient que Copenhague soit en mesure d’aboutir à un traité totalement finalisé ; les véritables progrès en ce sens n’ont pu commencer qu’avec l’arrivée du président Obama à la Maison Blanche et le renversement de tendance après des années d’obstruction de la part des Etats Unis. Aujourd’hui encore, le monde se trouve à la merci de la
politique intérieure américaine, car le Président ne peut pas totalement s’engager dans l’action nécessaire tant que le Congrès américain ne l’a pas fait. Mais les responsables politiques présents à Copenhague peuvent et doivent s’entendre sur les éléments essentiels d’un accord juste et efficace et, ce qui est d’une importance capitale, sur un calendrier solide devant aboutir à un traité. La réunion de l’ONU sur le climat à Bonn, en juin prochain, devrait être une date butoir. Comme l’a exprimé un négociateur : «Nous pouvons jouer les prolongations, mais nous ne pourrons pas nous permettre de rejouer le match.» Au coeur des négociations, il faudra trouver un accord entre le monde riche et le monde en développement pour établir comment répartir le poids de la lutte contre le changement climatique, et comment partager une ressource devenue précieuse : les quelques milliards de tonnes de carbone que nous pouvons émettre avant que le mercure n’atteigne des niveaux dangereux. Les nations riches aiment souligner la vérité arithmétique qu’il n’y a pas de solution tant que les géants en développement tels que la Chine ne prendront pas de mesures plus radicales. Mais le monde riche est responsable de la plupart du carbone accumulé dans l’atmosphère, à savoir les trois quarts de tout le dioxyde de carbone émis depuis 1850. C’est à lui de montrer l’exemple et chaque pays développé doit s’engager à de fortes réductions pour que ses émissions retombent en dix ans à un niveau très inférieur à ce qu’elles étaient en 1990. Justice sociale. Les pays en développement peuvent faire remarquer qu’ils ne sont pas responsables de la majeure partie du problème et aussi que les régions les plus pauvres du monde seront les plus difficiles à sensibiliser. Mais ils vont participer de plus en plus au réchauffement et doivent de ce fait s’engager de leur côté à une action significative et quantifiable. Bien que les deux plus grands pollueurs du monde, les Etats-Unis et la Chine, n’aient pas répondu aux espoirs que certains avaient placés en eux, leurs récents engagements sur des objectifs concernant les émissions ont représenté des pas importants dans la bonne direction.
La justice sociale exige que le monde industrialisé racle ses fonds de poche et promette des liquidités pour aider les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique et aux technologies propres qui leur permettront de développer leur économie sans augmenter leurs émissions. Il faut également définir l’architecture d’un futur traité, avec un contrôle multilatéral rigoureux, des compensations correctes pour protéger les forêts et une évaluation crédible des «émissions exportées», afin que le poids soit finalement réparti plus équitablement entre ceux qui produisent des produits polluants et ceux qui les consomment. Et l’honnêteté exige que la charge placée individuellement sur les pays développés prenne en compte leur capacité à la supporter ; par exemple, les derniers entrants dans l’Union européenne, souvent plus pauvres que les membres de la «vieille Europe», ne doivent pas souffrir davantage que leurs partenaires plus riches.
Espoirs. La transformation va coûter cher, mais beaucoup moins que la note à payer pour renflouer les finances mondiales. Et beaucoup moins encore que les conséquences du laisserfaire. Beaucoup d’entre nous, en particulier dans le monde développé, devront changer leur mode de vie. L’époque des vols pour l’aéroport moins chers qu’un trajet en taxi touche à sa fin. Nous devrons faire nos courses, manger et voyager plus intelligemment. Nous devrons payer davantage pour notre énergie et en utiliser moins. Mais le passage à une société à faible émission de carbone porte en elle la perspective de plus d’espoirs que de sacrifices. Déjà, certains pays ont reconnu que cette transformation peut apporter la croissance, des emplois et une meilleure qualité de vie. L’afflux de capitaux parle de lui-même : l’année dernière, pour la première fois, il a été investi davantage dans les formes d’énergie renouvelable que dans la production d’électricité à partir des carburants fossiles. Chasser le carbone de nos modes de vie en quelques petites décennies sera, sur le plan de la technique et de l’innovation, comparable aux grandes révolutions de l’histoire. Mais, tandis que le fait d’envoyer un homme sur la Lune ou de fissurer l’atome résulte des conflits et des rivalités humaines, la future course au carbone doit être menée en un effort commun pour parvenir à un sauvetage collectif.
Vaincre le changement climatique passera par une victoire de l’optimisme sur le pessimisme, d’une vision de l’avenir sur une vue à court terme, ce qu’Abraham Lincoln appelait «les meilleurs anges de notre nature». C’est dans cet esprit que 56 journaux du monde entier se rassemblent derrière cet éditorial. Si nous, avec nos optiques nationales et politiques si différentes, pouvons nous mettre d’accord sur ce qui doit être fait, nos dirigeants devraient pouvoir en faire autant.
Les représentants politiques à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l’histoire sur notre génération : celle qui a vu le défi et l’a relevé, ou celle qui était si stupide qu’elle a vu la calamité qui s’annonçait mais n’a rien fait pour l’éviter. Nous les conjurons de faire le bon choix."
Traduit de l’anglais par Edith Ochs
Publié dans : Penser quoi?faire quoi? comment?
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