Mercredi 9 septembre 2009
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question à laquelle répondent à tour de rôle, Jean Daniel, Jacques Julliard et Denis Olivennes.collaborateurs au Nouvel OBS. Une confrontation d'idées, de références nous aident à mieux
comprendre ce qui les distingue ou les unit parfois. En même temps ils peuvent nous aider à mieux nous positionner.Rôle des journalistes, vulgarisateurs et forgeurs d'opinion.
Les modèles de Julliard et Daniel sont des socialistes historiques, D.Olivennes tente de regarder devant en analysant les rouages de l'économie libérale tout en se référant à
Tocqueville, Keynes et Habermas.
Selon lui, progrès technologiques et économie capitaliste ne peuvent que contribuer à un progrès social, à condition d'exclure le capitalisme de rente et de privilèges.
Jacques Julliard , plus classique,nous dévoile ses inspirateurs , St Simon, Proudhon, Jaurès et Blum.Il appelle à une démocratie plus directe,après avoir évoqué sans un brin de
nostalgie la période de la 2ème gauche,marquée entre autres par E Maire, Dubedout maire de Grenoble, et Piaget avec les LIP.....qui ont incarné le changement par la réforme, et
même l'utopie.
Tous s'accordent à reconnaitre que notre système a connu tout au long de son histoire des systèmes moraux influents qui ont cohabité, et qui ont évolué: l'aristocratie s'appuyait sur le
dévouement, les chrétiens privilégiaient la charité, le monde ouvrier et socialiste entretenait la solidarité.Le collectif avait une réalité. L'avènement de la bourgeoisie a développé
l'individualisme qui a détruit toute liaison sociale, ce qui peut expliquer les difficultés d'aujourd'hui. Un système de valeurs à reconstruire??? une morale à retrouver.....comment?
Tous unanimes pour reconnaitre que notre système de représentativité est malade, avec quelques chiffres: 7% de syndiqués, 7 courants au PS et 7 autres dans la gauche.
Jean Daniel défend l'idée qu'il faut chercher à maitriser le capitalisme, il rappelle que le socialisme serait né d'une colère contre la cruauté du capitalisme? Il rallie ses deux confrères sur les
critiques faites à la droite (éducation,justice, politique fiscale,réduction de la dette, brigandage financier), et s'accorde avec Julliard à propos du capitalisme financier pour
empêcher la droite de multiplier les injustices au nom de la croissance, et ne plus être asservi au développement.
SI Denis Olivennes, conclut son article en s'interrogeant sur la crise de la surconsommation, à savoir l'excès de demande? il se rapproche de E Morin qui a écrit "on doit arriver à remplacer
tous les "contre" par des "pour".....quitte à arriver à du moins mais mieux......"
Tous trois convaincus que face à une crise systémique un changement civilisationnel s'impose, en définissant une nouvelle voie. Il ne pourrait s'agir ni d'un programme, ni d'un projet de
société, si on suit la pensée d' Edgard Morin.
Les idées existent.... comment arriver à les rendre crédibles, en sachant que NS dans son camp s'y emploie également......Lui aura un bilan à défendre,tâche plus difficile normalement,
souhaitons que la gauche dans l'unité arrive à nous convaincre de son efficience.....