un extrait d'un spectacle du off , où l'ordinateur le poète et l'interprète ne font qu'un.......il nous transporte sur plusieurs continents, et à l'aide d"un super logiciel,et de samplers, il
crée une ambiance où les sonorités fusionnent.....se répétent, sont échoïsées.......si il commence avec la première prière du muezzin accompagnée des animaux de la basse cour,
coq,âne , et vache, il nous transporte au bord de la mer avec son ressac et le chant des mouettes dans une ambiance de carnaval.,histoire d'évoquer le Brésil.....pour revenir d'un coup d'aile
au coeur d'un village africain avec les anciens que l'on imagine autour de l'arbre à palabres où le son des voix tente de couvrir le djambaë, pour ensuite s'immerger dans un monastère
tibétain, avec le tintement des clochettes et des cymbales qui accompagnent les chants gutturaux des moines.......un voyage à travers le monde à l'aide des sons...le final de ce moment de totale
évasion... .
du théâtre documentaire, dans la même veine que celui évoqué le 7 juillet 2008, où le spectacle se passait dans un camion aménagé et où les acteurs étaient les deux routiers qui nous racontaient
leur métier.Un style vivant et réaliste: le même auteur a crée Radio Muezzin. Imaginez, il a réussi à faire dire la prière à 4 muezzins installés au début sur les hauteurs des murs qui
encadrent la cour du cloître dominé de son clocher qui fait "diablement" penser à un minaret...... vous avez peut être choisi de lire ce texte en même temps que vous les entendez psalmodier. Je
ne pouvais pas filmer,mais ils viendront un à un raconter leur histoire, soulignés par des images de leur vie, projetées sur des écrans tendus en fond de cour, et surmonté d'une bande de
surtitrage.....quand la lumière revient l'oeil est aspiré par une étendue de tapis de prières, alignés ......nous sommes immergés dans leur monde......qui est lui aussi entrain
d'évoluer.....ainsi les muezzins sont amenés à donner leurs réactions face à la modernisation, qui prévoit que les appels à la prière ne se feront plus comme à l'accoutumée.....un muezzin sera
"sélectionné" et son message sera diffusé sur 40 sites simultanément.....je ne pense pas que c'est pour pallier au manque de personnel !!! si le metteur en scène a dû négocier avec
les autorités religieuses, il a réussi à ce que ces volontaires ne soient plus inquiétés par les services secrets et qu'ils puisent assurer une tournée internationale . L'auteur se défend de
vouloir faire l'apologie de cette religion, mais il veut , artistiquement , nous faire découvrir leur monde, leurs états de pensée .....les seuls exigences qu'il a du observer, c'est de montrer
des images du Caire, sans poubelles, sans animaux errants.....sans doute pour ne pas reproduire Slumdogmillionnaire!! Spectacle 3
J'ai failli quitter la salle au bout de 2 minutes.... je n'ai pas regretté que ma curiosité m'ait incité à rester. Peu à peu je me suis dépris de mes attentes esthétisantes pour laisser mes
sensations se laisser happer par ce diaporama, dur, mais incontestablement réaliste et beau , qui mérite sa place dans le monde de la photographie. Surprenant de constater que les diapos
s'affichent en moyenne 8 secondes, de garder des photos floues mal cadrées quelquefois sans thématique, des paysages sans lignes, des clichés qui pourraient faire partie d'un rebut .......et
de vous séduire quand même....La technique du clip, "efficace", grâce à sa brièveté est mis au rancart!!!! de toute évidence le spectateur zappeur n'est pas ciblé.....
Nous entrons dans le monde de l'émotion, où les techniques préétablies ne sont pas privilégiées....un monde en rupture avec les conventions,qui procurent des sensations garanties et profondes.
Quand l'expression artistique vous déstabilise......et vous conquiert.....ce n'est pas mal!!!!
Je pense à ce plan, de cette "femme" seule, qui semble hésiter à amorcer la descente de cet escalier qui se confond avec la façade de l'immeuble opposé, un matin d'hiver de bonne heure? où
l'encadrement rectangulaire est remplacé par un cercle noir comme si le pare soleil, pas adapté à l'objectif, avait été oublié ?????
" Écoutez le sonde la sirène. Venez voir vos rêves se réaliser. N'ayez crainte, le miracle n'est pas loin. A la première sonnerie , j'arriverai parmi vous , je vous regarderai droit dans les yeux,
je lirai dans vos coeurs et là je choisirai le chanceux qui recevra un présent inoubliable. un présent qui le rendra heureux. Qui vous rendra tous heureux. Car le bonheur est votre droit.
L'illusion est plus puissante que la réalité. dommage que cela finisse si vite."
Si Ariane Mouchkine a ouvert aux spectateurs les coulisses, une nouvelle tendance se développe avec la décantation organisée en fin de spectacle. Nous venons d' assister à trois prestations de
danse, suivies d'un échange avec le public. Les chorégraphies proposées, de l'aveu des artistes, ne sont pas abouties. En cours de gestation, c'est plus qu'une répétition; le créateur
justifie ses choix , prêt à répondre à nos questions,voire à acquiescer à certaines suggestions,en tous les cas il peut exploiter les critiques. Le spectateur de son côté est éclairé,et mieux armé
pour se faire une opinion. SI nous en avons vu trois,ils ont en commun d'être dans une démarche créative, innovante: nous découvrons immédiatement que chacun est venu avec son propre
monde, ses propres motivations, largement influencé par sa propre culture et son itinéraire ,qui ne sont pas sans laisser des traces dans la production. Si un rassemble huit
accolytes venues du Brésil, de France, il a trouvé un langage commun au travers des danses urbaines, naturellement métissées, où l'ensemble est la somme de tous les autres, fidèle à la tradition du
hip hop. Une autre danse où la chorégraphe apparait seule, nous capte par l'évocation de la disparition de sa mère, rythmée par le chant du muezzin, où la pudeur se mêle à la presque
nudité. Si l'émotion a prédominé lors de cette prestation, la troisième était sur une voie encore plus innovante et plus risquée,et pleines d'incertitudes, découvertes pendant l'échange
....chaque plan différent, plutôt
statique nous confie-t-elle," dévoile le mouvement
dans sa nudité, qui, répétitif, limité à une articulation nous éloigne de la banalité pour nous ouvrir sur une volonté d'être plus visible". Quand on demande à la chorégraphe les raisons de
l'absence du son, elle nous répond que cela participe à la concentration voulue..... elle est à la recherche d'une nouvelle approche..... elle tâtonne visiblement..... n'est ce pas la
vocation de l'artiste dont le rôle est de partir à la découverte.... même si le spectacle a certaines conditions à remplir....mais là nous avions choisi d'être dans un laboratoire.
"Télémaque relève le défi et se lance dans l'aventure sonore! Les musiciens dialoguent avec les sirènes à travers deux pièces d'edgar Varèse. Le compositeur avait de manière tout à fait avant
gardiste utilisé des sirènes dans ses oeuvres dès 1918". Extraits