Samedi 20 juin 2009
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entre le corporatisme, illustré avec humour par Robert Solé dans son billet du Monde
"POUR DÉNONCER leurs conditions de travail, les professeurs de philosophie de l'académie de
Lille ont décidé de ne corriger que les deux tiers des copies. Pourquoi les deux tiers, et pas la
moitié, les trois quarts ou les quatre cinquièmes ? Il doit certainement y avoir une raison. Les
profs de philo sont des gens sérieux, qui ne font rien à la légère. On imagine les débats ayant présidé
à cette décision. Peut-il être raisonnable de désobéir ? Avons-nous des devoirs envers nous-mêmes ?
Le travail est-il une contrainte, une nécessité ou une obligation ? Faut-il préférer l'injustice au
désordre ?
La décision des professeurs lillois peut cependant prêter à confusion. Entendent-ils corriger deux
copies sur trois ou les deux tiers de chaque copie ? Dans ce dernier cas, l'exercice risque d'être un
peu bizarre. Après avoir lu l'introduction (énoncé du sujet, analyse des termes, formulation de la
problématique) et pris connaissance du développement (thèse, antithèse, synthèse), le correcteur se
priverait-il de la conclusion ? Ce serait terriblement frustrant.
Le gouvernement, lui, prend la chose avec philosophie : de la revendication des correcteurs, il se
fiche du tiers comme du quart. "
la méthodologie du bachotage ou une troisième voie .............
lu dans le Monde.......
" C'est un petit lycée au fin fond de l'Ardèche, qui figure dans le peloton de tête des
classements, avec 100 % de réussite au bac. Au Cheylard, un proviseur, aujourd'hui à la
retraite, a introduit une méthode pédagogique fondée sur les techniques d'apprentissage ......
relativisés par un enseignant de ce Lycée, agrégé de mathématiques, 58 ans,
" on dramatise " à l'excès la question de la réussite aux examens : " On veut du chiffre, regrette-t-il. On
regarde les résultats et c'est tout. On ne regarde jamais si on a su développer la curiosité ou l'esprit
critique de nos élèves, si on les a intéressés à la matière. Mais nos vraies valeurs, c'est de faire
passer de l'éducation, pas de faire réussir un examen à n'importe quel prix. " " Il ne faut pas
exagérer, réplique Jacques Fiol, le père de la " méthodo ", aujourd'hui retraité à Valence, dans la
Drôme. Notre mission consiste à prendre les élèves comme ils sont et à les former le mieux possible
pour la suite. C'est vrai qu'on fait du bachotage, mais est-ce une erreur ? "
Ces différents fronts expliquent en partie pourquoi R Descoings a quasiment pérennisé le statu quo......dans son rapport pour un nouveau Lycée....