Sceptique ! le 1er Octobre je l'étais un peu:pour autant je continue à accompagner le collectif "Copenhague", malgré mes inquiétudes sur la fragilité du groupe: les
expériences différentes, combinées à des axes spécifiques (Attac, Verts,Greenpeace, Europe Écologie,WWF,PC.....) ne donnent pas forcément au collectif la cohésion attendue, et contrarient
plutôt le rassemblement espéré. Les échanges de mails , se poursuivent à un rythme soutenu (13 mails reçus depuis hier). Trois actions ont ponctué le mouvement, 21/9, 13/10, 25/10. Les
propositions, les questions, l'élargissement ou la focalisation de la réflexion , les initiatives avortées, l'imbroglio entre les dates de réunions des commissions et les assemblées
plénières, les lieux de rencontres différents.....ont été des facteurs de démobilisation pour certains .....
Quant au fond, mon doute vient d'être retitillé par une info parue dans Rue 89, qui s'appuie sur la tribune d'un scientifique, paru dans la Monde;si Serge Galam ne conteste pas le bien fondé
du questionnement sociétal qu'il faut avoir aujourd'hui, il s'interroge sur l'argumentaire scientifique,
"... le climat est bien trop complexe pour se réduire à un seul paramètre, le CO2, la climatologie est une science jeune, pas du tout exacte, « pour
qu'elle devienne une science dure, il faudrait qu'elle soit capable de faire des prédictions réfutables par l'expérience ». Ce sera peut-être le cas dans deux ou trois cents ans. et sur les
conséquences des mesures à prendre, par rapport au réchauffement climatique .........
et il émet des hypothèses sur les conséquences en s'appuyant sur l'histoire,
"Animé d'aucun présupposé politique, il revendique la lutte contre la pollution, le gaspillage, les inégalités. Mais, la science n'est pas la morale et de la confusion entre les deux peuvent
naître des troubles graves :
« Quand, au nom d'une bonne cause, on utilise de faux arguments, ça aboutit à la catastrophe. C'est comme le colonialisme où l'on allait piller les ressources au prétexte de sauver les
âmes. »
Cette obligation de revoir notre modèle de développement capitaliste sous la menace du réchauffement climatique conforte Serge Galam dans son scepticisme : et si l'Occident était en train
d'organiser sa propre perte, en se créant un ennemi.... nous-mêmes ?
"On va se demander de gros sacrifices, et cela a quelque chose de « rassurant », estime-t-il, parce qu'à l'inverse, dire que le changement climatique a des causes naturelles
« est beaucoup plus angoissant, car il n'est pas garanti que nous puissions y faire face. » :
« Derrière ce consensus, il y a le mythe d'une nature idéale, où la terre débarrassée de l'homme aurait un climat qui ne bougerait pas. C'est faux.
Et ceux qui veulent mettre fin au capitalisme pour sauver la planète auront préparé les esprits pour demain mener une guerre salvatrice au nom d'un devoir supérieur d'ingérence de
sauvegarde de la planète et du même coup… rétablir la suprématie de l'Occident sur le monde des humains.
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. »
SI la balle est actuellement dans le camp des politiques, Copenhague c'est du 7 au 18 Décembre, nous,nous devons continuer à réfléchir,
agir.... en connaissance.