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Journal de bord (2)

des news de Dominique et Marie qui naviguent actuellement  dans les Caraïbes.
Bonjour a vous tous,
nous sommes dans un jolie village de bord de mer a Luperon dans le Nord de la Republique Dominicaine, dans quelques heures nous allons mettre les voiles pour Cuba. Nous partons pour naviguer une bonne semaine.
A bientot a Cuba

pour accéder au journal de bord, cliquez sur commentaire.


 
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M
DIMANCHE 3 JUIN , (PARGUERA suite) nous passerons une partie de la matinée à nous promener en annexe dans la mangrove , où se logent de nombreuses maisons colorées construites sur pilotis. A l’extrémité de leurs terrasses le ponton de leur bateau à moteur. Les gardes côtes se promènent comme nous ils nous font signe de la main pour nous dire bonjour. Plus tard nous en rencontrerons en jet ski. Ils ne cessent pas d’arpenter la mangrove il est vrai qu’il y a un va et vient incessant de bateaux. Tous respectent la limitation de vitesse des différentes zones . Et puis c’est dimanche. <br /> Ici à Porto Rico, nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion de constater que les personnes sortent en groupe familial. Sur le bateau toute la famille est présente aussi bien dans la barque que dans le moteur et sur les imposants fish boat.<br /> <br /> POUR CONCLURE :<br /> pour NOS AMIS NAVIGATEURS : Porto Rico est un lieu de ravitaillement très intéressant au niveau du choix et des prix pratiqués. La vie n’est pas chère du tout, le matériel de bricolage est valable (n’avons nous toujours pas besoin d’une bricole pour « le » bateau). <br /> En général c’est un beau pays pour le peu que nous en ayons vu. Ses habitants sont plutôt accueillants, mais nous émettons toutefois le doute que tout aille aussi bien. Il y a une très grande richesse quant à la pauvreté elle semble être sciemment mise à l’écart du touriste.<br /> Durant notre séjour, nous nous sommes sentis en totale sécurité, en prenant du recul lorsqu’on réfléchit à tout ce que nous avons vu autour de nous, il y a une grande auto surveillance et une bonne communication entre ceux qui sont armés jusqu’aux dents (gilets pare-balles, arme, matraque, etc.) et ceux qui sont en civils tout souriant et qui vous disent bonjour.. Tous les lieux publics et privés ont leurs gardes. Toutefois, la population est habituée et tout le monde fait bon ménage dans une certaine sérénité.<br /> <br /> Ca vaut le détour, n’hésitez pas.<br /> <br /> <br /> 17 h 15 départ pour LA REPUBLQUE DOMINICAINE, nous avons une traversée de 101 miles.<br /> <br /> Vers 21 heures le vide mulet cède. Nous sommes vente arrière, Dominique fait une réparation de fortune malgré une importante houle qui fait gîter le Biwi. Il a été difficile à Domi de soutenir la baume d’une main tandis qu’il la réparait de l’autre, je ne pouvais l’aider j’étais à la barre pour maintenir le bateau au mieux afin qu’il ne gîte pas de trop. Pour ceux qui ne sont pas marins, le vide mulet est la pièce qui soutient la baume, et lorsqu’il casse celle-ci descend (parfois jusque sur le pont) et abîme la voile jusqu’à la déchirer . <br /> Pendant mes quarts je n’ai cessé de regarder la baume en espérant qu’elle tienne bon.<br /> <br /> Fort heureusement, pour me détacher de cette baume, j’ai eu le privilège d’une rencontre avec deux dauphins qui nageaient à coté du bateau. C’est toujours féerique de les voir. En ce qui me concerne ça me distrait de les suivre et de les chercher jusqu’à ne plus les voir dans la nuit .Le quart passe un peu plus vite lorsqu’on se retrouve seule à naviguer pendant 2 heures.<br /> Au petit matin une énorme dorade doriphène toute verte fluo a foncé sur le coté tribord du bateau, sans aucun doute pourchassée pour aller à cette vitesse.<br /> La petite anecdote du soir, Dominique est assis sur l’une des banquettes et tout à coup reçoit comme une gifle, c’est un poisson volant qui le claque au passage pour venir finir sa course dans le cockpit. Nous allons immédiatement le remettre à l’eau, il devait être « sonné » car nous l’avons attrapé sans problème.<br /> <br /> LUNDI 4 JUIN, 11 H 40 arrivée à PUNTA CANA  en République Dominicaine, (18°30’/68°22’), des récifs coralliens à perte de vue devant nous. Nous sommes arrivés sur la COSTA DE COCOS, 50 kms. de sable blanc sous les cocotiers, un peu envahie par de trop nombreux complexes hôteliers. Il y a un aéroport privé qui serait semble t il le plus actif des aéroports privés au monde. On nous a dit que Punta Cana recevait jusqu’à 70.000 touristes par semaine…. <br /> <br /> Nous ne serons pas ennuyer par ceux ci car nous pénétrons dans un chenal interminable dans lequel nous avancerons pendant 10 minutes, celui de la nouvelle marina CAP CARA, la petite Venise dominicaine. Nous ne savons pas où nous arrivons tout est en chantier, décidément nous avons le chic pour les ports en construction. Il n’y a pas de bateaux. Soudain une voiture électrique conduite par Edouard s’arrête sur l’un des pontons à notre hauteur et nous demande de le suivre, nous n’arrêtons pas d’avancer, nous passons prêt d’un pont des soupirs, puis nous nous dirigeons vers un nouveau bassin portuaire et là une dizaine de superbes bateaux à moteur et 2 autres voiliers sont aux pontons devant de magnifiques immeubles.<br /> Anne arrive à son tour en voiturette électrique afin de nous accueillir. La classe, non ! Dans un cas pareil on se sent important !<br /> Anne parle couramment français, Edouard, lui le comprend et le soir nous rencontrerons des gardiens qui parlent français entre autre, ici ils sont tous trilingue avec l’espagnol et l’américain.<br /> Ils nous demandent si notre croisière s’est bien passée et nous prépare surtout à recevoir les représentants de l’administration du pays, 1 représentant de l’armée, 2 représentants du département des drogues et 1 représentant des services vétérinaires et hygiène sanitaire.<br /> <br /> Pour les navigateurs : nous allons payer 110 $ de taxes , 10 $ par personne pour la carte touristique et bien évidemment remplir quelques formulaires…<br /> <br /> Anne nous conduit à l’office en nous proposant de nous faire nos courses de nourriture si on le souhaite, ainsi que l’accès au wifi (c’est de là que je vous ai envoyé le carnet de bord n°5).<br /> Puis c’est au tour du Chef de Port de nous accueillir, il nous dit que la marina a été inaugurée le mois dernier et que nous sommes les premiers Français qu’il reçoit . Par ailleurs, il nous donnera de bonnes infos pour la suite de notre promenade…<br /> Leur clientèle est essentiellement américaine et portoricaine. Ils utilisent l’aéroport d’à côté pour venir pêcher le weekend.<br /> <br /> Ils sont tous à notre service « yes Sir, yes Madam » très chic !<br /> Plus tard nous allons nous apercevoir que les bateaux à moteur ont leurs boys.<br /> <br /> MARDI 5 JUIN, en début d’après midi l’office a demandé à l’armée de venir nous faire l’autorisation de départ de Cap Cana pour les navigateurs : normalement on fait 1 seule fois toutes les paperasses que j’ai énoncé précédemment puis à chaque départ d’un lieu nous devons faire appel à l’armée pour qu’elle nous délivre l’équivalence de la clearance de sortie qui devra être présentée à l’entrée prochaine (au port ou au mouillage). <br /> Le chef de port nous amène pas moins qu’un commandant, charmant d’ailleurs, nous n’avons pas vraiment l’habitude de l’uniforme et ils savent que tout cela est assez compliqué et ennuyeux pour nous, comme à Porto Rico ils restent très soft.<br /> <br /> 18 h 15 départ de nuit pour SAMANA, plus au nord, nous remontons.<br /> RAS pour la Nav. le vide mulet a été correctement réparé au port, tout va bien. Dominique va essayer de pêcher mais dur, dur, les poissons ne sont pas d’accord.<br /> <br /> MERCREDI 6 JUIN , 13 h 48 arrivée à SANTA BARBARA DE SAMENA (19°12’/69°19’).<br /> Nous avons raté les baleines à bosses, elles sont reparties depuis le mois de mars, le site est un haut lieu de leur reproduction, c’est malheureusement ce qui amène un tourisme de masse. Mais nous constaterons que pour le moment l’urbanisme est encore acceptable et intégré dans la végétation très tropicale.<br /> <br /> Nous jetons l’ancre dans la baie , il y a quelques bateaux de pêche (sans faste, cette fois-ci), des bateaux pour promener les touristes et deux voyageurs comme nous, un américain et un anglais. Nous sommes un peu fatigué de notre nav ; de nuit et allons faire la sieste qui ne durera pas très longtemps.<br /> Je suis sommeillante dans le cockpit tandis qu’une « barquasse » aborde le Biwi et une voix en sort. Je me lève d’un bon et voilà qui je me vois 5 bonshommes, deux en uniformes et les autres en civil. Cette fois ci nous aurons droit au soit disant interprète qui ne parle et ne comprend ni très bien l’anglais et encore moins le français. Bref, je comprends qu’ils me demandent de monter à bord. Dominique dort toujours il va avoir du mal a se réveiller…<br /> POUR LES NAVIGATEURS , nous savions que nous devions juste avoir à faire à l’armée, ils n’ont rien voulu entendre. Nous sommes restés zen, nous avons joué leur jeu, deux d’entre eux savaient manifestement à peine écrire. Seul le représentant de l’armée à rempli les formulaires d’arrivée. Au bout de vingt minutes d’essai de conversation et d’intimidation de leur part, celui qui jouait à l’interprète nous fait comprendre que nous devons leur donner « une commission ». Nous ferons ceux qui ne comprennent pas, mais par ailleurs nous avons des documents à récupérer à la douane plus tard. C’est du racket bien connu dans les Antilles… Nous leur donnerons 20 $, l’interprète n’est pas content mais ses collègues se lèvent et nous disent gentiment au revoir.<br /> <br /> Que faire ? Pour nous c’était la première fois que nous nous trouvions dans cette situation, comme celles qui nous arrivent souvent de lire (si vous avez lu l’attitude zéro de Mike Horm, vous comprendrez). Elles ne se finissent pas toujours bien. Nous avons déjà eu à faire à du racket dans les Grenadines (auquel nous avons toujours dit non sil n’y avait pas un échange de service) mais pas avec les autorités , c’est différent. <br /> <br /> Une heure plus tard, nous arrivons sur le ponton de la douane où le fameux interprète nous attend (il me gonfle celui là a aucun moment il ne m’a regardé dans les yeux). Il nous dit que c’est le seul endroit où nous pouvons laisser notre annexe sous la surveillance de la douane. Bonjour l’ambiance. Ce n’est plus du tout pareil qu’à Punta Cana. Bref, nous marchons quelques minutes pour arriver aux bureaux des douaniers. Sur notre passage, nous apercevons ses compères a l’ombre d’un taud d’une barque de pêcheurs. Nous sommes visiblement attendus. Les formalités se passent et pour terminer ce charmant monsieur nous demande 15 $ pour le port, ce qui peut se justifier.<br /> En partant il serre la main à Dominique et me donne une petite tape de gentillesse sur l’épaule. Dans le guide du routard ils nous disent que c’est un peuple chaleureux… avec des $ « no problem », comme nous dirait notre guide « no problem ». Celui-ci commence à me gonfler « sérieux » mais je sais que dois rester calme, je le savais qu’il allait nous proposer ses services. Nous lui donnons 5 $ pour qu’il se casse…En partant il nous recommande de remonter l’annexe sur le bateau et précise avec insistance que si nous avons besoin de lui « no problem »on le trouvera facilement.<br /> <br /> Ouf, quelle arrivée ! Nous commençons à nous promener dans ce semblant de ville peu reluisante. Nous sommes repérés par certains et certaines qui nous observent allant même à nous dire « bonjour francès ». Il fait très chaud nous avons qu’une seule envie regagner notre bateau que nous avons essayer de garder à l’œil.<br /> <br /> Sans être paranos, nous devons rester vigilants.<br /> <br /> JEUDI 7 JUIN , repos<br /> Notre voisin américain, Richard va venir nous voir. Il part tout à l’heure pour Porto Rico et vit ici sur son bateau depuis 1 an et demi. Il est newyorkais voyageur sur l’eau depuis 2 ans. Il nous dit que nous ne risquons pas grand chose et que les gens sont plutôt sympas. Nous échangerons sur Porto Rico et sur les îles avoisinantes à visiter.<br /> <br /> VENDREDI 8 JUIN , Formalités, nous décidons de retourner à terre. Dès notre arrivée au ponton un homme vient nous aider pour nous amarrer. Nous le remercions et nous « échappons » pour ne pas tomber dans le piège. Cependant, nous allons le retrouver dans un moment là où nous allons, c’est à dire au bureau de l’armée.<br /> <br /> POUR LES NAVIGATEURS : la bonne nouvelle, chaque déplacement fait avec le bateau doit être signaler et autoriser par les autorités, même un déplacement aller-retour dans la journée.<br /> Nous demandons l’autorisation pour 2 jours dans le parc naturel de Los Haities. Nous allons passer un certain temps avant de nous faire comprendre, notre espagnol c’est pas ça encore… quant à eux ils ne font aucun effort. Mais nous voilà sauver, notre homme du ponton est là il parle anglais, c’est l’interprète, vous vous souvenez. Ici ; si on sait dire « hello, help you etc.. » on est interprète.<br /> <br /> Maintenant faisons un saut dans le temps dans les années 50. Dans le hall d’entrée une enseigne militaire affalée au fond de sa chaise derrière un bureau de bois, le téléphone posé sur le coté. Devant nous un couloir, 2 portes ouvertes puis une porte de cellule de prison, un militaire est en train d’en repeindre les barreaux sympa l’ambiance ! Et voilà donc que l’on nous accompagne dans l’un des bureaux. L’enseigne nous fait asseoir sur des chaises de jardin en plastique dans cette pièce carrée aux murs blancs, des points de lumières en haut des ces murs, un sol carrelé avec des gros carreaux noirs et blancs. Devant nous deux très vieux bureaux de bois sur chacun d’eux une « monumentale » machine à écrire Olympia, derrière l’une d’entre elle la très « mignonne » secrétaire aux lunettes rondes (le gag ! mais c’est vrai). Elle attirera notre attention en ouvrant un tiroir d’un meuble en fer assez rouillé qui se tient tant bien que mal droit derrière son dos. Elle tape les imprimés en double exemplaires avec « un carbone bleu »… Elle va en mettre du temps. Le document terminé, l’interprète nous fait comprendre qu’une « commicion » est nécessaire parce que la secrétaire a fait son travail et que lui a fait l’intermédiaire. Un peu exaspérée je lui dit sèchement : « qu’ici on doit toujours payer ».Pour terminer on leur donnera 1 $ à chacun. Ils ne sont pas contents, mais c’est ça ou rien. De toute manière nous aussi nous ne seront pas satisfaits car nous allons devoir revenir à 2 heures récupérer notre autorisation de naviguer, le commandant n’est pas là.<br /> <br /> Pour oublier ces tracasseries administratives nous entreprenons la visite de SAMANA et plus particulièrement celle de son marché. Ici, personne ne semblent aisé mais nous ne pouvons pas parler de misère. Les rues sont très animées et bruyantes, ça klaxonne de partout en permanence, les sonos sont à fond. Tant dans les voitures que sur les ps des magasins.<br /> Nous terminerons notre matinée au « Bambu » restaurant tenu par des français. Un petit havre de paix, enfin du calme.. Ici, la vie n’est pas chère, nous mangerons pour 850 pesos, c’est à dire un peu plus de 20 € par personne (entrée, plat principal et son accompagnement, dessert et eau, en Rep.Dominicaine on boit de l’eau à table), en France nous aurions facilement payer 70 €.<br /> Depuis ce resto, nous allons assister à un racket bien spécial, un marchand ambulant passe sur le trottoir et croise un militaire qui lui arrache des mains ce qu’il est en train de proposer aux passants. Le vendeur le suit et nous comprenons que le militaire ne payera pas. Notre pauvre homme tourne les talons le visage en colère mais il n’ira pas plus loin.<br /> <br /> Il est 2 heures nous retourner récupérer notre autorisation. Le planton et un soldat nous disent que « el comandante » n’est pas encore là. Ils se parlent entre eux deux et je comprends que « el comandante » n’a pas voulu signer. Nous n’aurons pas le temps de nous asseoir que « el comandante » arrive droit sur nous en nous tendant la main sourire aux lèvres nous disant (en anglais) qu’il ne peut pas nous laisser « découcher 2 nuits consécutives » et ce pour notre sécurité, le parc naturel est un lieu isolé. Il fait retaper le document tout en nous parlant de choses et d’autres. Nous n’avons pas insisté ce n’était visiblement pas la peine de le fâché<br /> <br /> SAMEDI 9 JUIN ,. 7 H 30 départ vers LOS HAITIES, le pays des montagnes.. Nous jèterons l’ancre dans la BAIE DE SAN LORENZO, (19°04’/69°27’) à côté de l’île aux oiseaux (albatros, pélicans, vautours, frégates, mouettes, colibris et des perroquets que nous ne verrons pas). Cette zone est peu fréquentée depuis la disparition des indiens taïnos du début du XVII° siècle. Nous allons naviguer parmi de nombreux îlots qui nous feront penser à la baie d’Along.<br /> <br /> Ici on ne voit et on n’entend personne mais nous nous sommes vus et entendus. Nous n’aurons pas le temps de terminer notre sieste qu’une barque nous aborde, 2 femmes et 2 hommes le personnel du Parc qui vient contrôler notre autorisation d’être là et bien évidemment nous faire payer notre mouillage ( 200 pesos par jour). Rien de spécial la relation est cordiale, même si l’un des 2 hommes est armé d’un fusil… On s’y habitue !<br /> <br /> Nous allons visiter une grotte réputée la Culeva Arrena, on arrive en annexe sur un petit ponton de bois défoncé sur une petite plage où se trouve la maison des rangers. Mais aujourd’hui ils ne sont pas là. Nous suivons un chemin de sable qui mène à la grotte. A l’entrée de celle-ci d’étonnantes têtes sculptées dans le rocher, à l’intérieur 3 salles habitées par des chauves souris.<br /> <br /> Nous allons faire les aventuriers tout le restant de l’après midi en nous promenant au travers des grottes et des ilots, un paysage digne de pirates. Belle journée et soirée dans ce coin de paradis sur terre.<br /> <br /> DIMANCHE 10 JUIN, retour vers SAMANA. Nous prenons notre premier grain, pas mal du tout, mais rien de particulier.<br /> <br /> La baie de Santa Barbara de Samanà est l’une des plus importantes concentration de baleines à bosses du monde. Un bon millier d’entre elles les plus ludiques et chanteuses. Coustaud appelait les mâles « les Caruso des profondeurs », car ils chantent et dansent pour attirer les femelles et leur faire la cour. La chanson du mâle peut s’entendre jusqu’à 20 kms, elle est composée de phrases et de thèmes.<br /> Ces baleines peuvent effectuer entre 2000 et 5000 kms. Le bébé baleine pèse 1 T et <br /> mesure entre 3 et 4 mètres, il boit environ 180 litres de lait par jour et grossit de 45 kgs. <br /> Par jour. C’est ce que l’on appelle « un beau bébé », non !<br /> <br /> LUNDI 11 JUIN, de bonne heure nous voilà partis chez « el comandante » pour demander notre autorisation de sortie, la clearance de sortie. Nous nous retrouvons avec un bon nombre de pêcheurs qui sont eux aussi obligés d’avoir leur autorisation pour en quelque sorte travailler, c’est à dire aller pêcher au-delà de la baie. Il faut voir leur barque, de véritables coquilles de noix. Elles sont pour la plupart sans moteur munies d’une voile de fortune, style grande nappe bleue. Ici, dans cette région ils pêchent en binôme, car il faut ramer en même temps que l’on pêche.<br /> <br /> « hola, buenosdias ! » nous voici de nouveau assis dans ce fameux bureau face à cette secrétaire et ces pêcheurs qui rentrent et sortent en nous dévisageant.<br /> Domi me dit « le coup de la chaise c’est mauvais signe on va attendre »… Effectivement notre secrétaire tape pour les pêcheurs et semble bien nous ignorer. Agacée, je me lève et sors dans le couloir. Je commence à me promener et à passer devant devant l’autre bureau qui est celui del comandante. Gagné,une minute plus tard il se pointe dans le secrétariat et arrive vers nous pour nous serrer la main, sourire aux lèvres il nous demande comment s’est passé notre petit séjour dans le parc. Puis demande à sa secrétaire de nous faire la sortie pour PUERTO PLATA.<br /> « SI comandante », elle fait semblant de s’occuper de nous et à son départ appelle un soldat et là le comble du comble elle qui ne parlait pas anglais lache deux mots en anglais pour nous dire qu’il va s’occuper de nous. Encore plus agacée, je me lève et entre nanas on se comprend vite, elle sait que je vais aller voir el comandante. Le miracle a lieu elle s’empresse de nous faire le document et d’aller le porter à la signature du comandante. Cette fois ci elle ne nous aura pas demandé de l’argent…<br /> A notre départ el comandante nous fait au revoir de la main et nous souhaite bon voyage.<br /> <br /> MIDI, nous partons pour PURTO PLATA (110 miles).<br /> Notre première mauvaise nav. va commencer et se poursuivre pendant environ 3 heures. Heureusement, nous sommes vante arrière (le vent nous pousse). Un orage, des éclairs, des trombes d’eau sous un vent force 8. Nous affalons toutes les voiles, démarrge du moteur, le pilote a du mal à suivre son cap.<br /> Puis comme toujours ces pluies tropicales s’arrêtent aussi brutalement que ce qu’elles démarrent.<br /> Nous profitons de ce moment de répit. Dominique va préparer le repas tandis que je barre (il est préférable que je sois occupée à l’extérieur plutot qu’à l’intérieur car je risque de ne pas tenir très longtemps et je dois m’économiser pour mes quarts de la nuit).<br /> Tous ces efforts creusent, voici notre repas ; une soupe chinoise, un bon steack moutarde, une banane et un super bon morceau de chocolat noir raisins/amandes.<br /> <br /> La nuit sera plutôt calme, plus de pluie, des éclairs de droite et de gauche, étoiles filantes, deux bateaux énormes qui se dirigent vers les Bahamas (nous en sommes tout prêt).<br /> <br /> MARDI 12 JUIN, vers 5 heures du matin Dominique me réveille en me disant que nous allons avoir de la visite. Un bateau avec un spot se dirige droit sur nous, c’est l’armée qui commence à communiquer par VHF. Ils sont là pour identifier le bateau puis change de cap en nous souhaitant bonne navigation. Un pays de dingues ! Et ce n’est pas fini.<br /> <br /> 13 H 10 arrivée à PUORTO PLATA (19°48’/70°41’) capitale de la côte nord (surnommée la côte de l’ambre par Ch.Colomb). C’est l’un des plus importants port de commerce (exportation de canne à sucre, rhum, café, maïs, et tout le reste…)<br /> <br /> POUR LES NAVIGATEURS : ce port est à éviter, il n’y a aucun endroit pour accueillir des bateaux de plaisance, c’est bruyant et sale.<br /> <br /> Nous jetons l’ancre là où l’on peut. Il y a un ponton pourri occupé par le bateau des gardes côtes et l’armée ainsi que 7 autres bateaux à moteurs de petite taille. Pour accéder sur le ponton il y a 1 mètre à escalader depuis l’annexe.<br /> <br /> Lors de notre approche de nombreux bras s’étaient agités pour nous diriger, nous les avions ignorer, cependant dès notre arrivée sur le ponton nous avons eu notre comité d’accueil, à savoir la douane (2 nanas), un représentant de l’armée et de nouveau une espèce d’interprète qui ne perd rien pour attendre…<br /> Nous remplissons les documents de douane puis nous sommes accompagnés en dehors de l’enceinte du port en direction de l’office de l’armée.<br /> Arrivés dans un bureau où un militaire regarde la té, nous poursuivons nos formalités. Le guide semble diriger les opérations, ils nous disent que nous devons payer 900 pesos. Je leur dit que ce n’est pas possible, à ce moment là le guide essaye de me dire en anglais que l’on va attendre el comandante. (Je ne parle pas espagnol mais je le comprend suffisamment et ils ont été surpris). Nous restons donc entendus de revenir au moment du départ pour retirer l’autorisation.<br /> <br /> Nous sommes prêts pour la visite du coin, mais le guide ne nous lâche pas les baskets, jusqu’au moment où nous lui disons « merci au revoir ». Et évidemment il nous demande de l’argent, 300 pesos. Dominique se fache tout rouge et hausse le ton de sa voix il n’a pas l’air du tout content mais pour ne pas être trop désagréable et pactiser tout de même . il lui propose 100 pesos que ce dernier refuse. Nous partons, il nous suit pour nous dire OK pour 100 pesos.<br /> <br /> Puerto Plata signifie port d’argent. Enfin un office de tourisme qui ressemble à quelque chose et qui va surtout nous donner de bonnes infos.<br /> <br /> Trois des présidents du pays sont nés ici. C’est une ville assez animée avec une cmpgnie de taxis mobylette. On y découvre en son centre des maisons de style victorien du 19° et son vieux fort.<br /> <br /> Par l’intermédiaire d’une agence de voyages nous réservons une voiture pour aller à SANTIAGO.<br /> <br /> En rentrant Dominique n’est pas satisfait de notre mouillage il y a une gros cargos qui charge à côté et il a peur que celui ci parte demain pendant notre absence et nous en sommes un peu proche. Nous voilà repartis pour mouiller et là sur le ponton 4 hommes vont nous aider à accoster au quai prés de leurs bateaux. La séance se terminera sur le ponton autour d’une de nos bouteilles de rhum arrangé . Ils sont tous contents et nous aussi. Le bateau de l’armée est à côté de nous. Sur leur pont les 2 gardes nous observent avec envie, mais le service c’est le service.<br /> <br /> MERCREDI 13 JUIN , nous voilà partis pour SANTIAGO .<br /> La ville en elle même est très sonore, animée par des rues entières de magasins en tout genre, c’est une zone franche. Rien de bien particulier au niveau de son histoire et de son architecture anarchique.<br /> C’est la deuxième ville du pays et la n°1 au niveau économique et unique en ce qui <br /> Concerne les universités.<br /> <br /> Nous voulons aller visiter une fabrique de cigares. Contrairement à ce que nous pensions ce n’est pas Cuba le premier pays exportateur de cigares mais la République Dominicaine.<br /> Nous arrivons à proximité de la fabrique Leon Jimenez (est de la ville). Nous allons y voir les torcedores (les rouleurs) en plein travail.<br /> L’entreprise Jimenez est une affaire de famille. Actuellement c’est la quatrième génération qui en est à sa tête. A l’origine planteurs de tabac, ils ont monté un empire industriel et commercial (tabac, brasserie, divers commerces, banques). Aux alentours de l’usine (qui emploie 4000 employés que pour le tabac) un quartier leur appartient, parc , terrain de sports, divers commerces…<br /> <br /> L’infrastructure du réseau routier dominicain est limite, il ressemble à un ensemble de pistes. Il y a des trous énormes qui font faire des écarts d’une voie à l’autre. « C’est la jungle ». A l’approche de Santiago ça commence à ressembler à une route mais il y a d’énormes caniveaux partout en ville. Il y a une autoroute entre Santiago et Saint Domingue, mais nous ne l’avons pas prise. Ce doit être dans le même style certainement mieux mais rien à voir à ce que nous avons l’habitude de pratiquer. <br /> <br /> Nous avons croisé des camions qui penchaient sur les côtés, ils avaient des roues de tailles différentes, des capots maintenus par des fils de fer.<br /> <br /> En fin d’après-midi une pluie tropicale nous est tombée dessus. Je vous laisse imaginer la circulation. Belle animation avec un grand nombre de voitures et de camions e panne en plein milieu. Il faut le voir pour le croire. Un sac plastique sur la tête, les panatalons remontés, les pieds nus et on pousse…<br /> <br /> Quelle bonne journée qui nous a un peu réconcilié avec la Rep.Dominicaine<br /> <br /> Aux alentours de 21 h 30 nous rentrons au port, nous essayons de nous faire ouvrir le portail, pas facile, mais nous y arrivons avec un pourboire.<br /> <br /> Hé, les copines est ce qu’un militaire vous a déjà porté vos courses ? Les sacs aux mains et la mitraillette à l’épaule. On s’y fait. Ici l’armée sert à tout faire même à passer mes sandales à Domi afin que je puisse descendre dans l’annexe les mains libres. Génial les copines !<br /> <br /> <br /> JEUDI 14 JUIN , visite chez nos copains de l’armée afin de pouvoir partir pour LUPERON , dernière halte au nord du pays avant la frontière haïtienne.<br /> Tout se passe relativement bien et rapidement. Mais ce serait trop simple, il y a une nouveauté, nous allons être accompagné à notre bateau et 2 représentants de l’armée vont s’assurer de notre départ et vérifier que nous sommes toujours 2 à bord.<br /> <br /> Entre temps nous allons payer les frais portuaires (30 $ pour 2 nuits). Pour atteindre les bureaux nous traversons un immense hangar qui abrite une bonne dizaine de containers en plein déchargement pour le contrôle douanier. Des dizaines et dizaines d’hommes en train d’ouvrir les colis un par un en vérifiant leur contenu. Nous comprenons maintenant l’affluence de ces hommes au petit matin devant les grilles du port, ils sont employés à faire ce boulot selon les arrivages. On peut se demander ce que les destinataires de ces colis vont réceptionner. Une ambiance bruyante , un peu sordide, car on sait ce qui se passe comme trafic.<br /> <br /> 11 H 30 départ pour LUPERON.<br /> 16 H 39 arrivée à la Marina du Puerto Bianco (19°54’/70°57’), abri cyclonique avec une concentration de voiliers. Tous les voiliers de la République sont là. C’est l’ambiance mangrove, le calme après ces derniers jours trop bruyants et agressifs dans l’ensemble.<br /> <br /> VENDREDI 15 JUIN, ici c’est la campagne. Nous rejoignons le village pour aller y faire nos formalités d’arrivée et de départ. Nous y rencontrerons une armée et du personnel administratif souriant et agréable qui vont nous faire dans le même temps l’entrée et kla sortie afin de nous éviter de revenir. Dans ce pays tout se fait, tout se voit… jamais une seule fois la même procédure.<br /> <br /> Le village s’ouvre au tourisme, ici il y a des américains et quelques français que nous n’avons pas encore rencontrés.<br /> Il y a de l’animation, les gens sont sympas, on se promène avec plaisir même si nous marchons dans des rues défoncées, ravinées par les pluies.<br /> <br /> A midi nous nous régalerons de viande de porc et de poissons dans un petit resto local.<br /> <br /> De retour au bateau nous commençons à faire les préparatifs pour notre traversée vers Cuba. A priori nous naviguerons une huitaine de jours pour atteindre Cuba, nous avons compter 700 milles. Les militaires nous ont conseillé de naviguer très au large d’Haïti pour être sûrs d’être tranquilles.<br /> Le complément de gaz oil va nous être apporter par barque, ici il n’y a pas de station au bord de l’eau.<br /> En ville il y a de quoi faire le complément de nourriture fraîche pour la route.<br /> Nos informations météo prises sur le net semblent plutôt bonnes, mais nous savons tous que la mer et le ciel font ce qu’ils veulent.<br /> <br /> Nous partons dimanche. Une halte sur la côte nord est prévue en cas de besoin, mais nous allons essayer de poser les pieds sur le territoire cubain le plus tard possible car nous n’aurons pas droit a plus de 2 visas touristiques de 1 mois chacun. Nous risquons d’être un peu juste si nous retournons chercher le bateau avant la fin de l’année civile. Mais ça ce sera un autre carnet de bord.<br /> <br /> POUR CONCLURE :<br /> La république Dominicaine est un beau pays et certainement qu’on peut y vivre agréablement, cependant la visiter en tant que navigateurs, c’est un peu l’enfer.<br /> Amis passez votre chemin si vous voulez être tranquilles. Ca ne vaut pas le détour.<br /> Les belles images ne représentent que quelques dizaines de mètres carrés de resorts et de grands hôtels clôturés de fil de fer barbelé, vivant en autarcie où les touristes sont parqués agréablement, mais parqués tout de même.<br /> <br /> La République Dominicaine n’est pas encore prête à recevoir les touristes. C’est dommage car les gens sont gentils. C’est un autre monde qui semble avoir beaucoup de mal pour s’en sortir. Nous avons rencontré une jeunesse qui fréquentait l’université leur devenir se prépare mais il faudra du temps…<br /> <br /> <br /> <br /> Nos prochaines nouvelles seront cubaines .<br /> A bientôt.<br /> <br /> <br /> <br /> Marie et Domi.<br /> <br /> <br /> Marie raconte ses Antilles n°6 carnet de bord du Biwi<br /> <br /> PAGE <br /> <br /> <br /> PAGE 8
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