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Journal de bord (3)

suite des news de Dominique et Marie qui naviguent actuellement dans les Caraïbes
HOLA FAMILIERS ET AMIS
nous voici arrives a Cuba, c est super, un accueil tres chaleureux: Ici l ambiance generale est familiale et amicale´.
Pour les opines je sors de chez la coiffeuse je suis coiiffee telle une cubaine, j ai eu droit au bigoudis, au papier toilette pour proteger les oreilles, c est original, mais je suis tres annee 60.
SAMEDI 16 et DIMANCHE 17 JUIN, ici c’est une autre République Dominicaine.  L’ambiance du bourg est bon enfant, nous y rencontrerons des touristes américains. Il y avait des Français, mais nous n’en apercevrons qu’au moment de notre départ.  suite dans commentaire........
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M
Le bourg est essentiellement constitué de cases, très peu de constructions en dur. De nombreuses petites alimentations, de temps en temps une échoppe de vêtements, des coiffeurs, cordonniers, un voilier. Il y a un centre de taxis (mobylettes) , taxis tourisme , des petites bars et de nombreux restaurants.<br /> D’ailleurs, nous allons en profiter, il se pourrait que la prochaine semaine au niveau alimentaire ce soit plutôt basique..<br /> <br /> Nous avons essayé le « comodores » (à Saména) où nous avons mangé le fameux « chivo guisado » (viande de cabri, oignons,ail,poivrons, rhum) accompagné de « tostones » (bananes plantin frites. Les comodores vous offrent une table de jardin et chaises sur des grands trottoirs, la cuisine se fait derrière vous dans un camion style camion à pizza.<br /> Ici, ce sont les « paradas » on y mange copieusement dans une bonne ambiance dominicaine, on y découvre le « pica pollo » (fried chicken) à la mode locale accompagné de tostones et de légumes (plat à 4 € environ)<br /> Le plat de base du pays se compose de riz accompagné de haricots et de poulet. En ce qui concerne la viande on mange de la chèvre , un peu de bœuf et du porc en ragoût plus généralement et bien évidemment les produits de la mer.<br /> <br /> Petite anecdote : dimanche midi avant de prendre la mer nous allons nous restaurer dans un resto que nous avions repéré la veille et en arrivant sur le ponton, le chien du coin nous a suivi jusqu’à notre point de chute comme s’il connaissait notre destination. Une fois arrivé il s’est assis derrière la chaise de Dominique. A la fin du repas la patronne nous demande si elle pouvait donner les os des côtelettes. Nous luis disons que le chien n’est pas à nous, elle rit en nous répondant qu’elle le connaît. Les os mangés, le voilà qu’il s’en va.<br /> Sur ce Dominique et moi concluons qu’ici les « interprètes » et les chiens ont les mêmes habitudes vis à vis des touristes… C’est un peu moqueur mais tellement réaliste, non !<br /> <br /> Il nous reste à trouver du gaz oil pour compléter notre réservoir avan tle départ, nous ne trouvons pas de ponton équipé tandis qu’Andy le responsable de Puerto Bianco nous a dit qu’il y en avait. Nous le contactons par VHF un peu inquiets tout de même, car le matin nous avions rencontré un américain qui nous avait dit qu’il fallait louer les services d’une mobylette pour aller chercher le gas oil en bidon à la station service qui se trouve à la sortie du bourg. Par bidons de 2O litres ça représente pas mal de va et vient.<br /> Moins d’une heure après notre appel VHF nous voyons arriver une barque équipée d’une cuve qui nous amène notre gas oil. Super !<br /> <br /> Nous voilà prêts ! …<br /> <br /> Traversée depuis la REPUBLIQUE DOMINICAINE, Lupéron vers CUBA, Acua (7 jours / 6 nuits)<br /> <br /> DIMANCHE 17 JUIN 14 H OO, départ de LUPERON, à la sortie du mouillage la mer est agitée, mais nous sommes toujours vent arrière, c’est bon pour nous. Nous allons filer avec des pointes o 8 nœuds. La nuit se déroule bien R.A.S.<br /> <br /> LUNDI 18 JUIN, 24 heures après notre départ nous avons effectué 135 miles (20°41’/73°06’), on devrait bientôt apercevoir l’une des premières îles sud des Bahamas (Great Inagua).<br /> <br /> Le cap est au 292° difficile à tenir, le pilote a du mal sous les rafales. Dominique prend le premier quart de nuit pour barrer. Par sécurité nous affalons l’artimon, réduisons le génois et prenons 1 riz dans la GV.<br /> <br /> 22 H 20 Dominique me crie « de la visite, lève toi vite ». Dans la nuit sans lune Domi a été surpris par deux projecteurs dirigés sur notre beau. En sortant de la cabine, je vois Domi envoyer des signes avec notre projecteur en direction de la vedette qui est tout à côté de nous. Dans le même temps la radio grésille on nous appelle. Domi répond en leur demandant si ce sont les gardes côtes. Effectivement ce sont les gardes côtes américains qui souhaitent nous identifier (quel est le pavillon du bateau ? son nom ? le nombre de personnes à bord ? le nom du capitaine ? le port d’attache du bateau ? d’où on vient ? où on va ? pourquoi ?). Puis une voix française avec un bon accent tout de même nous fait confirmer toutes les informations données puis s’excuse de nous avoir déranger dans notre navigation et de ne pas pouvoir mieux s’exprimer dans notre langue. C’est un contrôle de routine, effectivement nous sommes entre Cuba à l’ouest , Haïti au sud et les Bahamas au nord est.<br /> <br /> MARDI 19 JUIN , ça continue, quelle nuit !<br /> Vers 1 H 30, fort heureusement c’était pendant le quart de Domi, j’entends démarrer le moteur qui monte aussitôt à fond. Je saute de mon lit, je m’habille comme je peux car il y a certainement un gros soucis dehors. A ma sortie de cabine Domi me jette dans les mains le projecteur pour que j’envoie des signaux. Un énorme cargos est là à proximité.<br /> Durant tout le restant de la nuit et la matinée Domi s ‘est demandé ce qui s’était passé à ne rien comprendre au comportement de ce navire.<br /> Mes appels reçoivent réponse. On « se tire » à fond la caisse, je continue d’éclairer la grande voile et peu à peu on s’éloigne de ce géant.<br /> Dans cet état d’urgence je n’ai même pas eu peur et Domi a fait preuve d’un sacré sang froid et d’une certaine rapidité…<br /> Tandis que ce bateau a totalement changé de cap il part dans l’autre sens, arrivés en zone de sécurité j’essaye de faire parler Domi qui vient d’avoir une sacrée montée d’adrénaline. Il me dit : « le bateau allait dans la même direction que nous en parallèle mais loin de nous à bonne distance de non collision puis d’un seul coup il a foncé sur nous… ». Nous ne saurons jamais pourquoi. Domi a vérifié sur l’ordi. Et sur le GPS, nous n’avons a aucun moment modifié notre route.<br /> <br /> Bizarrement dans la journée, nous ne croiserons aucun autre bateau.<br /> <br /> MERCREDI 20 JUIN, 3ème.jour de nav. nous laissons derrière nous 376 miles.<br /> <br /> 2 H 35 dépose du pilote automatique il dérape de trop , (pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on dévisse la roue du pilote de la grande roue, on déboulonne cette dernière, pendant quelques secondes le bateau n’a plus de moyen de se diriger), Domi va le vérifier et nettoyer la courroie.<br /> <br /> 10 H 30 deuxième dépose de la roue du pilote. Cette fois-ci il y a réparation et elle va tenir…<br /> <br /> Avant de partir de Lupéron Domi a demandé à Jean-Bernard de nous apporter une nouvelle courroie, il sentait le coup arrivé.<br /> <br /> Durant toute la journée la mer est très calme nous mettons le moteur, il est 5 H. Cette navigation tranquille va nous permettre de bien nous reposer par quart (toute la journée en période de traversée nous maintenons les quarts de jour comme de nuit).<br /> <br /> 20 H16, nous entrons dans la première partie des canaux « Bahamas Channel ». La côte nord de Cuba est jalonnée par 2 canaux de navigation un ascendant, un autre descendant.<br /> <br /> Enfin une nuit sans souci !<br /> <br /> JEUDI 21 JUIN, notre musique à nous ce sont les vagues et les différents bruits de notre Biwi.<br /> <br /> 6 H 30 « Old Bahamas Channel », nous croisons 4 bateaux et 1 sur notre chanel. Au moins cette obligation qui est dûe aux hauts fonds et à l’étroitesse du passage entre Cuba et les Bahamas Sud facilite quelque part le fait que chacun sait où naviguer. Pour nous la surveillance visuelle se limite à l’arrière de notre bateau.<br /> <br /> VENDREDI 22 JUIN, en pleine nuit à 1 H 30 environ l’aiguille du thermomètre de moteur monte à 100° tout d’un seul coup. J’appelle Domi qui dort . Aussi sec je coupe le contact moteur.<br /> Il est 2 H, c’est l’HORREUR, l’impeler (la pompe à refroidissement d’eau de mer est bloquée). Domi rentre dans la cale du moteur, imaginez la chaleur qu’il y fait… Domi démonte l’impeler. Pendant ce temps dehors pas un brin d’air on tourne en rond quasiment sur place il y a un léger courant qui a la longue va nous dépaler vers tribord en nous éloignant de notre route. Le Biwi est paralysé on espère ne pas rencontrer de paquebot.<br /> Depuis la table du carré central Domi désespère. Il a un roulement à billes de rechange mais il ne correspond pas à celui qui vient de céder. L’impéler a été réparé en Martinique avant notre arrivée. Il ne nous reste plus qu’à attendre que le vent nous aide.<br /> <br /> Nous faisons du sur place 0 nœud, 0,2 au mieux.
Domi ne va pas se laisser mener par le bout du nez par cet impeler, il a toujours été un gagnant et il est un gagnant né. Il a fait ses preuves tout au long de sa carrière en équipe de France de voile et aujourd’hui encore cette force profonde de lutter pour être le vainqueur l’habite toujours. Il décide de « le trafiquer », MIRACLE. Sa « bidouille » avec de la colle et une résine bi-composante va lui permettre de remonter la pièce et de la faire fonctionner à nouveau. Il suffit d’attendre quelques heures pour faire sécher le tout. Ici nous ne sommes pas en manque de soleil.<br /> <br /> 13 H 00, CA MARCHE, nous repartons tout doucement, on ne dépassera pas les 2 nœuds.<br /> <br /> 16 H30 nous arrêtons volontairement le moteur, il y a une petite brise comme toutes les fins d’après-midi. Côté terre l’orage gronde. <br /> <br /> 21 H 15, l’orage est là sur nous. Heureusement que nous l’avions anticipé en faisant le nécessaire au niveau de la voilure. <br /> C’est un enfer . Je n’ai jamais vu de pareils éclairs jaunes/rouges feux, des roulements à casser les oreilles. Il pleut des gouttes énormes, on les sent rouler sur le dos, les mains et le visage en est fouetté. Nous sommes obligés de barrer, la mer est déchaînée, Domi a du mal à tenir la barre et à se tenir lui-même en position verticale il glisse côté bâbord vers moi qui essaye de le maintenir afin qu’il puisse continuer à barrer. On ne voit plus la mer tout est gris dans un fond sonore digne de Lucifer.<br /> <br /> Vers 23 H 00 l’orage cesse. Nous redémarrons le moteur et passons sous pilote. Nous allons faire nos quarts ensemble dans le cockpit. Depuis hier nous dormons peu, nous sommes inquiets car nous ne savons pas combien de temps la réparation va tenir, nous avons à peine fait la moitié du chemin. Si jamais ça cède nous serons comme un bouchon de liège sur les flots. Depuis 2 jours c ‘est « pétole », pas un souffle d’air. Domi n’a jamais vu ça. Un calme pareil pas une seule ride sur l’eau, elle est toute plate…<br /> <br /> SAMEDI 23 JUIN, 5 H 49, nous constatons une petite sur-chauffe du moteur. D’après Domi ce n’est qu’une courroie desserrée qui est reliée à la pompe. Par sécurité nous allons laisser refroidir le moteur et profiter de quelques petits coups de vent timides pour avancer à la voile.<br /> <br /> 8 H 45, nous redémarrons le moteur. <br /> <br /> Tout va bien jusqu’à 13 H OO, ça ne tourne plus au niveau de cette foutue pompe. Nous ne sommes plus très loin de la Marina ACUA. Nous nous situons devant la station balnéaire VARADERO (23°12’/81°11’).<br /> Domi descend l’annexe et y monte pour commencer à pousser le Biwi. Il n’y a toujours pas de vent. Je prends la barre et nous allons avancer comme cela pendant presque une heure à un peu plus de 2noeuds, 2 nœuds 5. Avant que Domi ne remonte pour de nouveau aller voir l’état du moteur.<br /> <br /> Ca peu comme ça ne peut pas tenir ! Mais nous devons entrer au port. Pour compléter le tout, nous ne sommes pas arriver à entrer en contact VHF avec la capitainerie, « silence radio de leur part ». Plus tard, nous allons apprendre que le canal VHF du Chart Pilot est erroné.<br /> Je sens Domi soucieux, il commence à m’expliquer ce qu’il peut se passer ;<br /> 1ère. Hypothèse, ça redémarre, on rentre quasi normalement en espérant que ça ne nous lache pas avant notre arrivée au ponton.<br /> 2ème. Hypothèse, ça ne redémarre pas. Domi retourne dans l’annexe et je fais la manœuvre d’entrée au port (il y a un chenal d’environ 1 miles depuis l’entrée jusqu’à l’arrivée au ponton) Génial !<br /> Mais, mais ça redémarre, de plus la marina ACUA est sur le canal 16 de la VHF. On communique nous sommes attendus.<br /> <br /> 16 H 30 Juan nous attend sur le ponton (23°07’/81°17’), nous venons d’effectuer 643 miles.<br /> Nous sommes heureux d’être arrivés sans plus d’enui.<br /> Juan nous parle en anglais et nous dit que nous devons rester sur notre bateau sans nous avancer sur le quai en attendant toutes l’administration qu’il vient de prévenir de notre arriver. Il s’agit de l’armée, de la douane, du service d’immigration, du corps médical, du service sanitaire. D’après les différents carnets de voyages et les récits de navigateurs ces formalités peuvent prendre des heures (pour certains ça a duré des journées), ils racontent qu’ils peuvent fouiller le bateau en le démontant quasiment complètement.<br /> <br /> Quelle heureuse surprise ! Tout le monde est très sympa. Leur visite durera environ 2 heures car il y a tout de même pas mal de paperasses à remplir. Mais ils sont tous d’une gentillesse. Le médecin a été la première a monté sur le bateau (il montera chacun à leur tour séparément), elle s’approche de moi et m’embrasse. Domi et mi sommes stupéfaits, une nana agréable qui nous posera des questions générales sur notre santé.<br /> Le tour du service des immigrations, une dame souriante qui passera pas mal de temps à remplir différents formulaires concernant le bateau et ses occupants. Nous obtenons nos cartes touristiques 5 pesos par personne, nos passeport sont tamponnés avec le visa.<br /> L’armée, un jeune homme presque timide qui nous avait rejoint dès notre arrivée pour nous surveiller et être sûr que nous ne descendions pas du bateau monte à son tour pour fouiller.<br /> Domi continue avec le service des immigrations tandis que j’accompagne le militaire dans le bateau, il fouille en ma présence. Ca va se passer très vite et il termine en déclarant au service des immigrations que tout est OK.<br /> Maintenant que nous avons nos visas nous pouvons descendre pour aller au bureau de la douane, les service sanitaire passera demain matin. Eux aussi seront agréables, paperasses et vérification de nos aliments, il nous reste un ananas et des bananes, ils nous demderont de les mangers sur le bateau uniquement. Puis ils terminent en nous demandant notre sac poubelle qu’ils vérifient et qu’ils emportent sur le quai pour l’accrocher afin qu’il soit ramasser plus tard.<br /> Alors notre douanier un mec super marrant qui va nous amener au resto de la marina (une fois les formalités effectuées) pour nous offrir un café et nous présenter au patron.<br /> Il 20 heures passés, le patron nous demande si nous voulons manger. Nous lui répondons que oui mais que nous n’avons pas de pesos (les guides nous conseillaient d’avoir des dollars US, mais ici ils ne les prennent pas il faut faire le change ), « it’snt a problem you pay tomorrow ». Le douanier qui était toujours là nous dit la même chose, « il faut manger puis aller dormir, demain vous payerez ».<br /> <br /> Voici nos premiers impressions de CUBA !<br /> <br /> Il est évident que nous sommes dans la station balnéaire cubaine la plus réputée et la plus fréquentée des étrangers, nous avons devant nous 7 semaines pour découvrir Cuba et nous mettre au rythme cubain.<br /> <br /> Notre première impression est bonne c’est ce qui compte, leur accueil nous a fait oublier nos petits malheurs.<br /> <br /> A bientôt familiers et amis.<br /> <br /> <br /> <br /> Marie et Domi<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Marie raconte ses Antilles n°7 carnet de bord du BIWI
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