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Journal de bord (4)

Deux amis  racontent  leur croisière  dans  les Caraïbes.....
Du DIMANCHE 24 JUIN AU JEUDI 5 JUILLET
EPISODES CUBAINS
GEORGES, LE MECANICIEN (La réparation de l’impeler et la vidange moteur) :
La marina a une liste de différents corps de métiers avec leurs ouvriers qui lui sont attachés. Il est interdit de faire entrer dans la marina quelconque personne qui ne soit pas répertoriée sur cette fameuse liste........
(cliquer commentaire pour  lire la suite)

Si  vous avez des photos , des anecdotes , de vacances, envoyez les  sur mon mail....
pour enrichir la nouvelle rubrique :
Souvenirs de vacances.
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M
Le maître de port se charge de nous procurer un mécanicien . Nous avons attendus 2 jours sa venue . En se promenant tout près de la marina Dominique a rencontré un mécano qui travaillait sur le ponton de la « Gardia ». Il lui demande s’il peut venir voir notre moteur. Celui ci lui répond que oui mais à condition qu’il puisse obtenir l’autorisation du maître de port. Les voilà arrivés tous les 2 à la capitainerie. Dominique ne comprend pas exactement ce qui se passe entre le mécano et le maître de port, mais l’autorisation est finalement donnée.<br /> <br /> Georges, le mécanicien vient donc sur le bateau pour se rendre compte des travaux à faire. Il est obligé de faire un rapport à la capitainerie avant de quitter la marina.<br /> <br /> Georges reviendra le surlendemain pour effectuer la réparation en nous apportant un nouvel impeler. Au moment de payer Dominique lui demande ce qu’il lui doit et Georges lui répond, l’air dépité, que c’est au maître de port qu’il devra régler la réparation. La pièce coûte 122 pesos CUC et l’heure de main d’œuvre est facture 4 pesos CUC de l’heure.<br /> Georges restera travailler jusqu’à plus de vingt heures. <br /> <br /> Ici à Cuba tout le monde travaille tard, tant qu’il y a du boulot. Le Cubain est étonné lorsqu’on lui demande « si tout le monde travaille », pour lui ça ne peut pas être autrement « on travaille et c’est bien comme ça » répond il.<br /> Par solidarité économique chaque travailleur offre à l ‘état une journée de travail, un dimanche par mois.<br /> <br /> La réparation faite, en compagnie de Georges nous nous retrouvons assis sur le quai à discuter. Il parle couramment anglais à tel point que nous le pensions être d’une autre nationalité que cubaine. Mais non, il est Cubain et réside à Varadero depuis trois générations. Trois générations qui travaillent sur les bateaux .Il va nous raconter la construction de la Marina. En fait c’est une toute petite lagune qui a été creusé par l’homme afin d’en faire une marina. La presqu’île d’en face a été comblée par les gravas du chenal.<br /> <br /> Au moment où Georges nous dit au revoir, Dominique lui demande s’il peut faire la vidange du moteur, sans rien dire à personne bien évidemment. C’est avec un grand sourire qu’il va nous dire oui.<br /> <br /> Il est évident que le système mis en place par l ‘état se veut être équitable en répartissant le travail mais le fait de prendre des commissions au passage l’est un peu moins à nos yeux. Mais nous ne sommes pas Cubains… Il est vrai que nous ne rencontrerons pas de mendiants. Ici tous sont correctement habillés, d’une propreté peu commune aux Antilles exceptée à Porto Rico. Ils sont heureux de danser dans la rue le soir venu au sons de la salsa. C’est à priori un peuple heureux.<br /> LA CANTINIERE DEVENUE NOTRE LINGERE :<br /> <br /> A plusieurs reprises dans l’enceinte de la marina nous avons croisé Anita . En allant acheter de la viande à la supérette nous l’avons retrouvé en compagnie de la caissière. A notre passage en caisse la caissière me dit que si j’ai du linge à laver je peux le confier à notre cantinière. Ca m’arrange bien car jusqu’à présent je n’ai pas vu de laverie. Je lui propose de fournir la lessive car à Cuba le savon fait défaut et il est cher, le Cubain a ses tickets de savon comme les autres tickets pour acheter sa nourriture, ses vêtements et quelques autres affaires.<br /> <br /> Chaque famille cubaine reçoit mensuellement des tickets pour subvenir à ses besoins de bases. C’est l’état qui leur donne. Nous verrons ces cubains se regrouper devant « leurs magasins d’état » pour aller chercher ce dont ils on besoin. Les touristes ne peuvent pas y rentrer, ces magasins nous sont interdits.<br /> A côté de ceux là il y a des supérettes dans lesquelles les Cubains peuvent compléter ou se faire plaisir en achetant de la nourriture, des vêtements des tas d’autres choses à un prix élevé en rapport de leur salaire , ces magasins sont généralement ouverts pour les touristes. Pour nous les prix sont quasiment équivalent à ceux pratiqués en France, un tout petit peu moins chers dans leur ensemble.<br /> <br /> A savoir qu’à Cuba il y a deux monnaies nationales ;l’une en pesos qui n’est utilisée que par les Cubains et pour nous touristes nous n’y avons pas droit. Il reste cependant possible de s’en procurer directement auprès des Cubains, mais c’est les tentés (avec l’échange des pesos CUC) et surtout c’est les mettre en danger.<br /> La deuxième monnaie c’est donc le pesos CUC,monnaie touristique. Quant au dollar US il n’est pas le bien venu, même si tous les guides nous disent de prévoir quelques dollars. Ils préfèrent de très loin l’euro, « l’argent européen » comme ils disent.<br /> Nous nous trouvons dans une économie à deux vitesses. C’est parfois gênant pour nous car nous ne pouvons pas acheter n’importe où. Dans le cas d’achats de fruits et de légumes au marché local (on n’en trouve nulle part ailleurs) mieux vaut se munir de monnaie CUC car ils ne peuvent pas nous rendre la monnaie. Nous devons faire la conversion un pesos CUC est égal à 25 pesos.<br /> <br /> Revenons à ma lessive qui va m’être rendue séchée et repassée dans les règles de l’art. Ma lingère n’ose pas me demander l’argent, je lui demande ce que je lui dois « ce que tu veux » me répond t elle. Dans les Antilles une lessive coûte entre 7 et 12 € si on l’a fait sécher au séchoir. Je vais donc lui donner 10 pesos CUC, notre Anita n’ose pas prendre le billet. J’insiste et finalement elle le prend en le pliant soigneusement avant de le glisser dans sa poche. Puis m’embrasse, je la sens toute heureuse. Effectivement je venais de luis donner un montant équivalent d’un petit salaire. En rentrant au bateau je reprends un guide dans lequel il nous donne une fourchette de salaires cubains. Ils oscillent entre 120 et 400 pesos.<br /> <br /> LA COIFFEUSE :<br /> <br /> Ici à Varadéro il n’y a pas de coiffeurs à tous les coins de rues. Cependant on les trouve sans problème dans les grands hôtels ou encore dans l’unique centre commercial de Las Americas.<br /> <br /> C’est en me baladant dans ce dédale de boutiques à touristes que je vais trouver une coiffeuse à qui je demande de me faire une couleur, la plus approchante de la mienne. Ce qui ne semble pas lui poser de problème .L’aventure va commencer. Je la vois faire son mélange puis très souriante elle me dit qu’elle rajoute un peu de la couleur chocolat et un peu de la couleur châtain, « it’s very nice »,mais je commence à m’inquiéter. Elle n’a aucun dosage précis, elle mélange elle y va…c’est au « pif »…ça y est elle commence à me peindre les cheveux, les temps, les oreilles au passage…<br /> <br /> Dans le même temps Dominique n’hésite pas à se faire couper les cheveux pendant la pause de la couleur. Belle coupe terminée au gel comme un bel hidalgo… Mais réussi !<br /> <br /> Pendant le rinçage de la couleur je profite d’une petite douche, l’eau ruisselle dans le cou, j’ai toute juste une espèce de serviette en plastique pour me protéger les épaules. Heureusement il fait chaud. Puis la voilà qui vient devant moi en me demandant de me lever et de mettre la tête en avant dans le lavabo afin qu’elle puisse terminer son shampoing. Assez original, j’ai eu le visage bien rincé.
Avant de m’installer sous le bon vieux casque, la voilà qu’elle me surmonte la tête de bigoudis et pour terminer elle m’empaquette les oreilles dans du papier toilette. Je ressemble à une cubaine. A côté de moi une autre nana au séchage la tête remplie de bigoudis.<br /> Le résultat final a été concluant tout de même…<br /> <br /> LA LOCATION DE SCOOTER, RENCONTRE AVEC JOSE :<br /> <br /> En passant devant un loueur de scooters l’envie nous prend d’en louer un.<br /> Nous nous approchons des scooters pour les regarder tandis qu’un homme arrive de la buvette d’a côté avec son verre de « mojito » (boisson local à base de rhum, d’essence de menthe, de citron et de scre, c’est excellent à n’importe quelle heure de la journée si la sieste est prévue, car c’est tellement rafraîchissant qu’on n’arrêterait pas d’en boire). Agé entre 35 et 40 ans très jovial il nous accueille « bonjour les amis, francès ! ». Nous discutons quelques minutes pour apprendre qu’il a un ami français qui habite Nîmes et qu’il aime beaucoup Zizou et l’OM… (d’ailleurs un peu partout et particulièrement à la Havane –Habane- Zizou et la France sont réputés pour être super).<br /> Puis le loueur légitime arrive pour négocier la location.<br /> <br /> A savoir que le scooter est un très bon moyen pour se déplacer dans le coin de Varadéro.<br /> <br /> Nous retrouverons notre homme trois jours plus tard au moment où nous retournerons notre engin.<br /> <br /> JOSE EST CHANTEUR PROFESSIONNEL EN VACANCES :<br /> <br /> A peine arrivés pour rendre notre scooter voilà notre José qui nous fait de grands signes depuis la petite terrasse du snack où il semble avoir élu domicile. Nous nous sentons obligés d’aller à sa rencontre . « Les amis aujourd’hui c’est mon anniversaire, venez boire un mojito ! »… A savoir que le mojito est une boisson à base de rhum blanc, de sucre, de jus de citron, du fameux mélange de racines d’herbes qui lui donne son nom et d’une tige de feuilles de menthe flottante, le tout bien glacé, inutile de vous dire que c’est très bon (lorsqu’on aime les boissons à base de rhum), ici nombreux d’entre eux en boivent tout au long de la journée comme une boisson rafraîchissante.<br /> A côté de sa table se trouve un cubain guitare en main, un musicien qui a l’habitude de l’accompagner et nous voici parti pour plus d’une heure de concert cubain passant en revue tous les classiques « guantanamera, hasta siempre commandante, besame mucho, chan chan… »et quelques chansons anglaises comme Hotel California.<br /> José chante dans un orchestre dans l’un des grands hôtels de Varadéro.<br /> Quelques mojitos et cuba libre pour accompagner l’ensemble…<br /> <br /> PROBLEME DE FRIGO :<br /> <br /> Depuis un certain temps le groupe électrique de notre frigo tournait un peu rapidement et cette fois-ci il ne veut plus fonctionner. Nous nous empressons d’aller voir notre maître de port afin qu’il puisse nous dépêcher le plus rapidement possible un réparateur. Ici nous ne pouvons rien conserver la température ambiante de l’air est de 30° de moyenne. De plus nous n’avons plus de boisons fraîches.<br /> Bref, nous allons vivre la même attente que celle du moteur. Mais la chance est avec nous en allant découvrir Varadéro en scooter nous allons passer dans une simili petite zone industrielle « d’un autre temps » et y découvrir derrière des portes entre ouvertes un frigoriste en pleine réparation. Nous nous en approchons et essayons de lui expliquer notre souci tout en lui demandant s’il voulait bien venir tenter sa chance auprès du maître du port. <br /> A priori ça ne lui pose pas de problème et il nous fait comprendre qu’il peut nous suivre. Arrivés à la marina nous le verrons accompagné de son patron qui parle quelques mots d’anglais.<br /> <br /> Dominique va trouver le chef du port avec les deux hommes. Cette situation semble posée problème. Nous allons attendre dans le hall de la marina durant deux heures le temps que le responsable de l’immigration puisse identifier l’entreprise. Fort heureusement ils sont reconnus pour être de bons réparateurs sur Varadéro. Nous obtenons leur laisser passer avec toutes les recommandations du maître du port afin que ces derniers circulent à nos côtés pour l’aller et le retour au bateau. Je me rends compte que j’ai oublié de vous raconté le gardiennage de la marina et plus particulièrement celle de l’entrée des quais.<br /> <br /> Une heure se passe, il semble que ce soit le thermostat le fautif de la panne.<br /> Nous savons que nos hommes vont être payer 4 pesos CUC de l’heure tandis qu’ils viennent de perdre plus de deux heures de travail dans l’attente de pouvoir accéder à notre bateau. Dominique va leur proposer 10 pesos CUC à chacun qu’ils vont refuser en nous disant que le port va les rémunérer. Dominique insiste l’ouvrier va prendre les 10 pesos CUC et les donner à son patron. Pour vous dire ils se sont déplacer avec une vieille pochette de cuir dans laquelle se trouvait un vieux voltmètre, un tournevis et une pièce électrique pour contrôler je ne sais quoi. <br /> <br /> Ils ne sont pas très riches dans l’ensemble « ils font avec… »  depuis que la Russie ne les aident plus, c’est la décadence partout à tous les niveaux, mais il est vrai que le peuple cubain est orgueilleux et qu’il tient bon.<br /> Malgré cette situation, de partout où nous passerons, nous ne pourrons constater que de vieilles choses (les voitures en sont un exemple frappant, elles sont bien sympas à voir mais beaucoup moins à entretenir, les façades des maisons, les rues et les routes) en perdition mais entretenues tant bien que mal.,<br /> Avant notre départ de Martinique, nous avions mangé avec Jean-Pierre, skipper angevin aux Antilles, marié à une cubaine depuis 3 ans. Il nous avait parlé en connaissance de cause des problèmes économiques que rencontrait Cuba et sa population puisque sa belle famille ainsi que sa femme et sa fillette vivent toujours à Cuba (le peuple cubain peut se déplacer à l’intérieur du pays mais pas à l’extérieur, sauf en obtenant une dérogation tout à fait exceptionnelle). Il espérait que les nouveaux capitaux inter mondiaux n’envahissent pas trop le pays et ne viennent pas modifier négativement l’attitude de son peuple. Varadéro est l’exemple même de cet investissement des dizaines et dizaines de resorts le long des 30 kilomètres de plages.<br /> <br /> LA SECURITE, LE GARDIENNAGE DE LA MARINA :<br /> <br /> La sécurité en général : on se sent en sécurité quasiment partout dans les villes, les bourgs en rase campagne (exception faite de quelques rues à la Habane comme dans toutes les grandes métropoles). Le stop est de rigueur dans tout le pays peu de Cubains possèdent de moyen individuel de locomotion et les transports publics ne répondent pas à tous leurs besoins, cela pour vous dire que l’on croise dans la nuit des femmes et des jeunes gens faisant du stop.<br /> <br /> Les premiers temps on ne se rend compte de rien on ne voit personne mais plus tard en y étant attentifs nous nous apercevrons que nous sommes vus et suivis tout le temps.<br /> Par exemple : <br /> lorsqu’on longe la plage en bateau il y a de la surveillance sur les toits des grands hôtels, voire de la surveillance caméra, et tout cela fait relais, inutile de prévenir le port de notre arrivée ils étaient au courant depuis plus de 4 heures et demie de navigation.<br /> A chacun des carrefours on y trouve de la police ou des civils en train de cocher des documents. Ils peuvent compter le nombre de passages des taxis, puisque nous avons trouver une feuille chiffonnée concernant cette observation, etc…<br /> Les extrémités des quartiers sont aussi surveiller à tour de rôle par l’un des habitants. Si jamais il y avait un problème le rôle de cette personne est d’alerter les autorités compétentes qui se déplacent instantanément pour régler les problèmes. Régulièrement il y a des réunions de quartiers. C’est ce que l’on appelle le comité de quartier, en se promenant nous découvrirons à plusieurs reprises des maisons portant l’enseigne « comité de quartier ».<br /> <br /> Le gardiennage de la marina : à la marina Acua tous les représentants régionaux de l’état sont sous le même toit ( douane, immigration, santé, sanitaire, armée). Les parties communes de la marina sont gardées 24 heures sur 24 heures par 8 vigiles armés L’accès aux quais est fermé, nous ne pouvons ni entrer, ni sortir, la porte est fermée et gardée par un vigile armée. Qu’il fasse plus de 30° , qu’il pleuve, de nuit comme de jour il est là en train de nous ouvrir et fermer. <br /> La nuit venue il y a un autre vigile qui se promène sur les quais.<br /> Si bien qu’une nuit j’ai fait la causette avec l’un d’entre eux. J’étais sortie m’allonger dans le cockpit lorsque tout à coup je vois à côté sur le quai un homme dans la nuit. Je pense qu’il a avait du m’apercevoir et il est venu se rendre compte sur place si c’était bien l’un d’entre nous deux qui était en train de bouger …Un autre soir ça était le tour de Dominique, le vigile voulait du feu…<br /> <br /> Que faire ? Que penser de tout cela ? L’acceptons nous ? Devons nous le prendre telle une contrainte ?<br /> <br /> Ce n’est pas si contraignant que ça, ils sont agréables avec nous. Nous nous disons que si nous sommes ici chez eux nous devons accepter ces toutes petites contraintes qui finalement nous permettent d’être aussi en sécurité. Au fond ils se protègent de nous avant toute chose.<br /> Contrairement à la République Dominicaine nous nous sentons bien mieux ici cette surveillance est faite de manière à passer le plus facilement possible auprès du touriste.<br /> <br /> LE MARCHE : pour acheter des aliments frais nous devons aller au marché il n’y en a aucun dans les supérettes. Nous constaterons que les marchands sont honnêtes. Je vous parlais des deux monnaies le pesos et le pesos CUC (celui du touriste), il ne nous est pas possible de nous procurer les autres pesos et nous allons donc au marché avec nos CUC. Nous devons les convertir, une seule fois l’un des marchands en a voulu plus que le change officiel.<br /> <br /> Les fruits et les légumes ne sont pas chers du tout, par exemple un kilo de patates douces vaut 85 centimes des pesos, une dizaine de citrons verts valent 1 pesos. <br /> <br /> Nous avions bien envie de viande fraîche mais nous abandonnerons l’idée en la voyant exposée à l’air libre survolée de mouches et de moustiques.<br /> <br /> Le pain cubain on en trouve (pas dans les magasins, nous en avons vu une seule fois dans une boutique à touristes à la Habane) et il est bon !<br /> Il y en a de deux sortes du sec et du souple. La première fois nous en avions acheter du sec, nous n’avions pas compris la boulangère. Nous avons préféré le souple qui se conserve mieux .Le pain se présente sous forme de baguette ou de restaurant ou en encore en pain individuel.<br /> <br /> Au fait contrairement à ce que l’on peut lire dans les guides à Cuba on trouve du chocolat, des nuggets, du savon, des parfums. Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses mais nous avons régulièrement vu des Cubains en acheter.<br /> <br /> « L’INSPECTOR » GUIDE D’UN MOMENT : Cuba ne possède quasiment aucune signalisation directionnelle. Si bien que pour aller à la Habane nous avons rencontrer tout au plus trois panneaux indicateurs et pour les autres destinations c’est pire.<br /> <br /> Ce jour là, nous décidons d’aller à PINAR DEL RIO, dans l’ouest du pays, cette région est classée par l’UNESCO Réserve Mondiale de la Biosphère à cause de sa cordillère del Rosario et de sa presqu’île de Guanacahabibes que nous ne visiterons malheureusement pas.<br /> <br /> Arrivés dans la rue principale d’un bourg nous sommes perdus, on ne trouve pas la direction à prendre, lorsqu’on s’arrête à la hauteur de deux uniformes pour leur demander la route à suivre. Ce sont des » inspectors », on ne saura jamais de quoi mais ils sont en uniformes et portent l’un et l’autre une serviette. Notre espagnol, surtout celui de Dominique s’améliore car dans la profondeur du pays on parle le plus souvent seulement espagnol et nous comprenons que l’un d’entre eux veut bien nous mettre sur la route si nous l’accompagnons chez lui au passage. C’est parti pour plusieurs kilomètres.<br /> <br /> Au bourg suivant nous comprenons que allons nous arrêter pour le déposer. Il descend en nous demandant de le suivre. Nous ne savons pas pourquoi et allons comprendre qu’ il souhaite nous remercier en nous offrant l’hospitalité le temps d’une boisson. Il fait effectivement très chaud, même si notre 4X4 est totalement décapoté, « on crève de chaud ».<br /> Nous entrons dans une case située en bordure de route, les voisins nous observent. Nous y découvrons sa petite famille, la femme, ses deux filles de 8 et 10 ans et le dernier d’environ 4 ans qui joue sur le sol de la pièce principale avec une chaise et un vieille revue. L’une des fillettes lit une BD ancienne, la couverture est défraîchie, la seconde pointe le bout du nez avec curiosité.<br /> Dans cette pièce 2 fauteuils, certainement ceux des parents, 2 chaises, une télévision et deux affiches collées au mur, dont une avec une femme en maillot au bord d’une plage et l’autre je ne m’en souviens pas vraiment mais c’était du style biche. Derrière une cuisine tout autant sommaire. A côté une autre pièce, une chambre certainement…<br /> Nous échangeons quelques mots qui font rire les fillettes. Nous sommes contents de partager un grand verre d’eau bien fraîche. Avant de partir nous essayons de nous faire expliquer notre route. Mais notre « inspector » va nous accompagner jusqu’à l’embranchement de la route de Pinar del Rio. Il va devoir revenir à pied ou en stop, cela lui importe peu il veut nous rendre ce service jusqu’au bout de son possible.<br /> La gentillesse cubaine est vraie et bien existante…<br /> <br /> L’AUTO-STOPPER DE LA FABRIQUE DE CIGARES DU TRIANGLE : nous voici sur notre bonne route. Cuba est traversée par de grands axes de 6 voies, ce sont leurs « autopista » sur lesquelles toutes les signalisations horizontales ont disparues avec le temps, cependant elles restent correctement entretenues. Nous avons été très surpris d’y rencontrer des charettes tirées par des chevaux, des petites motos qui a priori non rien à faire sur ce genre de routes, mais nous sommes à Cuba…comme nous le dira notre auto-stopper « a Cuba tout est possible… ».<br /> Tous les 15 kilomètres environ les voies sont régulièrement traversées par des ponts, sous lesquels on y trouve des personnes qui attendent pour se faire transporter par une voiture, un camion, une charrette…Un homme vêtu de jaune est présent afin de réguler les mouvements. Il note tout ce qui se passe et arrête les véhicules Il est d’ailleurs souvent rétribuer par ces passagers. La solidarité cubaine fait que ce système fonctionne bien. Les voitures de touristes se reconnaissent à leurs plaques d’immatriculation, elles sont rouges tandis que celles de cubaines sont jaunes, de ce fait nous ne sommes pas arrêtés pour ce genre de transport. Mais cela peut arriver puisque nous avons été stoppé par un représentant de l’armée qui nous a demandé de bien vouloir prendre en charge un auto-stopper qui allait dans notre direction, à Pinar del Rio..<br /> Avant de monter dans notre voiture ce dernier a glissé un billet dans la main de son interlocuteur.<br /> Nous venions de prendre à notre bord un ouvrier de la fabrique de tabac du triangle de Cuba. Ce jeune homme parlait correctement l’anglais, par la même occasion il nous a indiqué la route tout du long. Il était curieux, il nous a posé pas mal de questions à savoir si en France nous avions une ou plusieurs voitures, quelles en étaient les marques, s’il y avait du parfum qui sentait très bon…<br /> Il nous a dit qu Jacques Dutronc et Gérard Depardieu achetaient leurs cigares dans la région du triangle et que forcément ces cigares sortaient de leurs entrepôts.<br /> <br /> Quasiment arrivés à Pinar del Rio il nous propose de nous faire visiter la fabrique de tabac dans laquelle il travaille. Dans le centre ville il nous demande si nous pouvons nous arrêter ,il vient de voir son collègue qui est chargé de faire visiter la fabrique. Lui aussi cherche un transport pour se rendre à son travail. Une fois « embarqué » nous nous dirigeons vers cette fabrique. Le guide parle correctement français, il est venu en France il y a quelques années pour représenter la marque de cigares. Il est tout heureux de nous raconter son séjour français. Il est très rare que les Cubains puissent sortir du pays, mais cette fois là c’était l’état qui mandatait sa fabrique pour l’exportation des cigares.<br /> <br /> Nous arrivons à l’entrée du domaine qui est à peine signalé, nous roulons un petit moment sur un chemin chaotique bordé de champs de tabac, mais aujourd’hui tout le tabac est ramassé et est en train de sécher dans les séchoirs.<br /> Nous nous arrêtons devant les séchoirs qui semblent avoir été construits il y a fort longtemps. A côté de ceux là de petites battisses aux toits arrachés, c’étaient les nouveaux séchoirs qui n’ont pas résisté à la dernière tempête cyclonique. Tout autour de petites cases, ce sont celles des ouvriers. Ils vivent sur place pendant 6 jours de la semaine et rentrent chez eux pour le dimanche.<br /> Vous aurez l’occasion de voir des photos des séchoirs sur internet , je vous raconterais aussi les différentes catégories de cigares et leurs fabrications.<br /> Sur ce site nous ne verrons que les séchoirs puisque après les feuilles prêtes à être roulées sont transportées sur la Habane dans l’autre partie de la fabrique. Le guide nous dit que l’état prend 80 % de la récolte et que les 20 autre % sont pour la consommation et la vente personnelle du propriétaire. Belle tranche d’impôts ! Les cigares qui sortent de cette fabrique coûte relativement cher une fois arrivés en Europe. Ceux que Dominique achètera ont une valeur de 32 € pièce, ici à la fabrication nous le payerons 9 pesos CUC, ils nous serons remis en vrac dans un sachet plastique. « dans le bac à légumes du frigidaire ces cigares garderont toute leur arôme entre 2 et 3 ans ».<br /> <br /> ERNESTO NOTRE GUIDE DE PINAR DEL RIO : avant de ressortir de la propriété nous revoyons notre premier auto-stopper qui nous demande si nous retournons à la ville ,Ernesto est intéressé de rentrer chez lui. Nous voilà reparti en bonne compagnie nous allons avoir quelques difficultés de communication mais nous passerons deux bonnes heures ensemble. Ernesto est contrôleur qualité de cigares, il nous confirme que nous avons fait un bon achat. Le Cubain est très attaché à la famille, il va nous demander si nous avons des enfants et de là il va nous montrer sa fille en photo, etc… <br /> <br /> A notre demande il va nous conduire pour faire de l’essence ,dans un petit resto pour manger tout en nous faisant visiter la ville au passage.<br /> <br /> Le poste à essence accepte un billet de 50 pesos CUC tout en demandant le passeport de Dominique, nous passerons plus de temps à payer que ce que nous avons mis pour faire l’essence. Ernesto nous dit que c’est normal, il y a beaucoup de contre façon concernant ces billets. A Cuba les formalités prennent pas mal de temps.<br /> <br /> Nous trouverons un restaurant rapide (le temps passe vite il nous reste plus de 150 kms. Pour arriver à l’aéroport de la Habane pour y récupérer le fils Jean-Bernard), nous y entrons en compagnie d’Ernesto que l’on sent très fier et heureux. C’est effectivement un des lieux où les Cubains rentrent rarement car c’est relativement cher pour leur budget. <br /> Nous commandons des sandwichs chauds. Ici ils font réchauffer de petits pains blancs qu’ils caramélisent sur le dessus puis ils les garnissent de charcuteries ou de poulet ou de porc froid accompagnés de légumes frais, tomate, concombre, salade, c’est craquant et bon, et sont finalement présentés en deux moitiés dans un petit plat accompagnés d’une serviette en papier (la serviette en papier est importante, je vous en parlerais après).<br /> Durant tout le repas nous discutons tout en mangeant et en buvant, nous de l’eau et lui deux bières, on se demande comment ils font pour tenir le coup en buvant de l’alcool sous cette chaleur. A la fin du repas, je vois notre Ernesto prendre sa deuxième moitié de sandwich et l’envelopper dans sa serviette en papier. Il me regarde et les yeux grands ouverts comme ceux d’un gamin qui est content de rapporter son trophée à la maison il me dit : «  c’est pour la nina et ma mojer (femme, je ne suis pas sure de l’orthographe)».<br /> Nous allons nous quitter quelques cents mètres plus loin de là en nous donnant de grandes pognées de main qui voulaient en dire long.<br /> <br /> <br /> <br /> LES SERVIETTES EN PAPIER , LE PAPIER TOILETTE, LE SAVON : le papier sous cette forme semble posé problème dans la vie quotidienne des Cubains. Si j’étais moqueuse, je serais tenter de dire que tout le papier est destiné aux centaines de modèles de formulaires utilisés dans leur quotidien. Pour le moment je n’en connais pas encore la raison.<br /> <br /> Les serviettes :Il nous est arrivé à plusieurs reprises de manger dans des petits restos où il n’y avait pas de serviettes du tout. Parfois elles sont remplacées par des morceaux de papier sopalin très fin. Il faut manger dans des restaurants à touristes pour en trouver en tissu.<br /> <br /> Le papier toilette : dans les WC des bars ou restaurants traditionnels cubains c’est inexistant, pour une fois les guides ont raison il faut prévoir. Dans ceux à touristes à l’entrée des toilettes vous avez une madame ou un monsieur « pipi » qui vous propose une feuille de papier .<br /> <br /> Le savon cubain nous l’avons essayé lors d’une nuit à l’hôtel à la Habane au port Hemingway. C’était du savon en petit flacon, le savon liquide en lui même était épais on avait du mal à le faire mousser et sans trop d’odeur sinon celui de l’amande et encore.<br /> Cependant dans les magasins on trouve des savons, des shampoings, des couleurs, des crèmes et des dentifrices qui portent parfois le nom de marques françaises telles que Rexona, Dove, Elsève.<br /> <br /> LA TRANSMISSION DE LA MUSIQUE CUBAINE : à Cuba vous trouverez de nombreux groupes de chanteurs de salsa dans les restaurants, bar et hôtel et dans la vieille ville de la Habane à tous les coins de rues (Fumeuses de gros cigares aussi pour la photo avec le mari).<br /> Nous avons passé deux soirées dans un des plus anciens restaurants de la Habane, ici rien n’a changé depuis les années 30. Les murs sont couverts de vieilles photos prises depuis ces années là. Les serveurs sont habillés comme des pingouins avec leurs grands tabliers blancs qui descendent jusqu’à leurs pieds, ils ressemblent à leurs ancêtres accrochés aux murs. On mange et on boit cubain dans une ambiance musicale de qualité. Le groupe s’appelle « de Cuba senores », ils sont 7 musiciens polyvalents dont un chanteur soliste . ( De toute manière dans la quasi totalité des groupes ils jouent tous d’instruments et chantent tous). Mais ce groupe là à un plus que nous avons pu voir. Il mène un train endiablé. De ce fait ils font régulièrement des pauses et pendant ces moments le chanteur (le soliste) donne un cours de musique à un jeune, tous les deux attablés au fond du restaurant. Le contre bassiste et le flûtiste avaient eux aussi deux jeunes gens à qui ils transmettaient leurs connaissances. Pendant leur prestations les jeunes gens les regardaient faire avec un peu avec admiration. Le dernier soir un des jeunes a joué de la contrebasse le temps d’une chanson.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Il y aurait tellement de choses à raconter …<br /> <br /> A bientôt, maintenant nous nous préparons pour repartir quelques jours en mer en espérant rencontrer d’autres Cubains aussi intéressants et gentils.<br /> <br /> <br /> Marie<br /> Marie raconte ses Antilles n°8 carnet de bord du BIWI
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