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Journal de bord (5)

Croisière dans les Caraïbes........
A ce jour nous venons d’effectuer 2.649 miles depuis la Martinique.......
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M
REPRISE DE NOTRE CROISIERE <br /> SUR LA COTE NORD EST DE CUBA<br /> <br /> A ce jour nous venons d’effectuer 2.649 miles depuis la Martinique.<br /> <br /> <br /> JEUDI 5 JUILLET : 11 H 30, 3 représentants du service des immigrations plus un gentil toutou montent à bord du Biwi afin de nous donner la clearance de départ et l’autorisation de naviguer sur les côtes cubaines. Le capitaine se voit attribuer un beau permis de navigation en 4 pages, format A4. Le Toutou renifle les éventuels clandestins et l’éventuelle présence de substance non autorisée pendant que toutes les paperasses sont en train de se faire. <br /> <br /> Une heure plus tard en toute convivialité nous larguons les amarres.<br /> <br /> 12 H 30 cap sur CAYO PIEDRAS DEL NORTE, (23°14’/81°07’) un petit îlot qui se situe à 14 miles de la marina.<br /> Nous avons le peu de vent de face impossible d’avancer à la voile.<br /> <br /> 16 H 04 arrivée au pied du phare de l’îlot, là une bonne dizaines d’embarcations de pêcheurs regroupées attendant la nuit prochaine pour repartir pêcher.<br /> <br /> En fin d’après midi nous les voyons lever l’ancre en même temps qu’un grain arrive sur nous. Nous ne cherchons pas à comprendre, nous allons les suivre de l’autre côté de l’île en attendant que ça passe. Nous avons bien fait.<br /> <br /> Nous retournerons à notre place vers 18 H 40 pour y passer une nuit calme. Les pêcheurs eux partent au large, nous reverrons deux de leurs embarcations au petit matin.<br /> <br /> VENDREDI 6 JUILLET : 10 H 05 direction CAYO BLANCO (23°12’/81°02’), la destination par excellence des grands catamarans qui promènent les habitants des grands hôtels de Varadéro. Effectivement c’est comme sur les photos de rêve. A la différence prêt que son accessibilité n’est pas évidente du tout, mieux vaut avoir un tirant d’eau comme le notre (1m30) et surtout pas plus, les hauts fonds sont à moins de 2 mètres (1m40/1m60).<br /> <br /> Bref tout se déroule pour le mieux jusqu’en fin d’après midi, moment de l’orage quotidien. Nous devons partir , nous ne pouvons pas rester là pour la nuit. D’ailleurs nous nous sommes déjà ensabler par l’arrière.<br /> <br /> Dominique décide de prendre la direction de la mangrove où un mouillage est indiqué comme étant sûr.<br /> La mangrove je vous dis que ça, je ne m’étends pas plus les photos parlerons d’elles mêmes.<br /> <br /> 19 H 45 nous avons jeté l’ancre dans le centre du passage de la mangrove et sommes maintenus attachés par deux bouts aux arbres l’un bâbord avant, l’autre tribord arrière.<br /> <br /> L’endroit est calme, frais, on se croirait en pleine Amazonie, le seul problème les moustiques, et de taille…<br /> <br /> SAMEDI 7 JUILET : je ne peux pas tenir le carnet de bord, j’ai de la fièvre, je ne sais pas pourquoi, je vais dormir quasiment toute la journée.<br /> Le Biwi se dirige vers la Marina de GAVIOTA, de l’autre côté de la presqu’île de VARADERO (23°11’/81°07’) ; Nous jetons l’ancre à l’entrée du port car nous avons peur d’être envahis par les moustiques si nous allons au ponton.<br /> A peine arrivés de puis quelques minutes, une embarcation à moteur arrive droit sur nous pour nous demander d’entrer au port , Dominique leur répond que non que nous resterons là. Sur ces paroles ils s’en vont. <br /> La nuit se passe pour le mieux.<br /> <br /> DIMANCHE 8 JUILET : nous décidons d’entrer au port pour mettre un peu les pieds sur terre. <br /> Nous avions oublier les formalités administratives qui sont de rigueur tant pour l’entrée que pour la sortie dans les ports.<br /> L’avant du Biwi se pointe à peine à l’entrée et voilà que le maître de port nous fait signer de venir sur son ponton, la suite vous la connaissez, la douane, une mini fouille du bateau, c’est le coup de ¾ d’heure. La douane nous demande si nous avons des cigares, Domi lui répond que oui, un sac de cigares cubains et des boites de la République Dominicaine. Elle veut voir les cigares cubains et pour les Dominicains elle nous demande la facture. Tout est en ordre, nous voilà prêt pour aller déjeuner au restaurant de la Marina qui a bonne réputation. En effet, nous ne serons pas déçus…<br /> <br /> 17 H 55, départ pour ARBOLITO , de nouveau un petit coucou à la douane qui nous tamponne le permis de navigation pour le départ, un petit tour sur le bateau dans le cas où nous aurions l’idée d’emporter des morceaux de la marina .<br /> Nous naviguerons toute la nuit sans problème. <br /> Cependant nous maintiendrons une bonne surveillance des hauts fonds à l’approche de la caye sur laquelle nous nous dirigeons.<br /> <br /> LUNDI 9 JUILLET : 11 H 45 arrivée à ARBOLITO (23°05’/80°08’), le paysage est sauvage animé par des barques de pêcheurs qui très vite vont venir nous voir pour nous faire cadeau de six énormes poissons et un peu plus tard une douzaine de langoustes. Je me suis mise au fourneau et nous avons dégusté tout cela avec une bonne bouteille de vin blanc frais.<br /> Les gens d’ici sont vraiment gentils ,leurs regards est différents de ce que nous avons l’habitude de voir en métropole ou ailleurs. Il est tout simplement humain proche de chacun d’entre nous. <br /> Ils ne veulent toujours pas d’argent alors nous leur avons échangé du bon chocolat noir, une bouteille de vin rosé de France et une casquette pour le garçonnet qui nous a préparé les langoustes (elles étaient toute vivantes dans le seau). <br /> Après nos échanges ils nous ont dit que si nous avions besoin de quoique que soit nous pouvions aller les voir.<br /> La nuit les barques se regroupent entre elles et partent en mer soit à la tombée de la nuit soit au petit matin, mais il en reste toujours une sur place comme un relais fixe et effectivement dans la journée il y a du va et vient autour de celle-ci.<br /> <br /> MARDI 10 JUILLET : 7 H 33 départ pour la PASSA BOCA CHICA, une autre caye à 25 miles d’ici.<br /> Nous avons toujours le vent de face, nous naviguons au moteur.<br /> <br /> 13 H 38 arrivée à la PASSA BOCA CHICA (22°56’/79°48’),, jusqu’à présent nous avons redescendu l’Archipiélago de Sabana-Camagüey dans la région appelée « JARDINES DEL REY ».<br /> Nous mouillons tout prêt d’une toute petite plage de sable. Nous allons y passer la nuit et nous préparer pour notre prochaine navigation de nuit.<br /> Ici, nos seuls voisins vont être deux dauphins qui s’amusent un peu plus loin. Pour ceux qui aiment la Nature c’est un coin à retenir.<br /> <br /> MERCREDI 11 JUILLET : nous passerons une journée de détente.<br /> Départ 17 H 35 pour CAYO SANTA MARIA<br /> RAS, bonne nuit.<br /> <br /> JEUDI 12 JUILLET : 13 H 00 départ pour CAYO SANTA MARINA<br /> La nuit se passe pour le mieux RAS. Aucun bateau à l’horizon…<br /> 9 H 00 nous arrivons (22°37’/79°18’). La marina ne figure pas sur les cartes et n’est pas du tout sur le CAYO SAN MARINA,elle se situe tout à côté.<br /> <br /> Dés notre arrivée les formalités administratives de rigueur mais sans lourdeur, tout se passe bien.<br /> Nous y serons très bien accueillis. La pointe de cette île est classée comme un site écologique protégé par l’UNESCO. Il est vrai que c’est un bout d’île très nature nous sommes tout prêt d’un hôtel style bungalows nous ne voyons quasiment aucune des toitures.. Les plages sont de sable blanc, l’eau y est transparente. Nous allons y passer une agréable journée et une nuit calme.<br /> <br /> VENDREDI 13 JUILLET : 7 H OO nous repartons pour la marina GUILLERMO vers CAYO COCO.<br /> Navigation RAS sinon toujours les hauts fonds au départ et aux arrivées. De nouveau nous nous posons des questions sur l’existence de la marina.<br /> Je vais faire plusieurs appels VHF toujours sans succès ici à Cuba les ports ne répondent pas. Ils se manifestent seulement à vue. C’est encore le cas aujourd’hui. C’est un petit bateau à moteur qui fonce vers nous et nous demande de le suivre. Nous sommes dans les hauts fonds de moins de 2 mètres. Effectivement l’erreur n’est pas de mise.<br /> <br /> Holà, nous recommençons les formalités administratives avec l’armée uniquement qui vient visiter le bateau. Ca se passe bien, nous ne comprenons pas trop les autres navigateurs qui semblent avoir eu des soucis avec les autorités. Les nombreuse carnets de bord que nous lu rapportaient des relations délicates, lourdes, difficilement gérables. Il est vrai que c’est une perte de temps, mais lorsqu’on vient dans ce genre de pays tout le monde le sait. Nous voyons régulièrement les touristes embarqués sur les catamarans de promenades, dès leur arrivée et à leur départ l’armée ou la douane est présente.<br /> <br /> Nous sommes au ponton devant la baraque du port tout le monde psse par là,notre bateau est la curiosité du moment…
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