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Changeons l'école (8)

En lisant  l'article paru dans Libération sur les Hauptschule en Allemagne, vous pourrez découvrir le système éducatif Allemand.
Il pose une question fondamentale: l'inadaptation de leur  système éducatif au flux migratoire.  Le regroupement  (en zone en France, ou dans les Hauptschule   en Allemagne) ne semble pas être une solution satisfaisante; parce que les moyens  attribués ne sont pas suffisants?  parce que les intervenants n'ont pas forcément reçu une formation spécifique?  parce que les élèves  en ont assez d'être traités en exclu (la constante macabre)et qu'ils sont conscients qu'il n'y a pas d'avenir pour eux?parce qu'il n'y pas de réelle prise en compte des situations spécifiques (peut-on  assimiler  un jeune issue d'une famille "normale" et un jeune qui  est le seul le matin à se lever, parce  qu'il vit avec des parents qui ne travaillent pas...Sont-ce des  problèmes solubles??? avons nous tout tenté?...
Tout le monde a en mémoire  les écoles surchargées  d' Afrique.... les centres initiatiques  de lamas en  Asie,  où l'effectif ne semble pas être un problème, ni l'efficacité? mais  que signifie être efficace.....
J'ai rencontré des élèves Hmongs en Guyane, des sportifs Anjouanais à Mayotte qui se comportaient comme si ils avaient tout à gagner..... ça existe...L'école représentait encore un espoir pour eux. Pour combien de temps encore??
Aux problèmes particuliers des réponses spécifiques? la culture que nous cherchons à imposer pose le problème de la limite entre notre conception d'occidental qui n'est sans doute pas universelle... si les récepteurs doivent s'adapter, les finalités, les contenus et les méthodes également.
Ne devons pas  nous interroger sur les techniques existantes ou à développer. Ne doit-on pas systématiser l'introduction du FLE  avec les élèves non francophones, au lieu de les regrouper  en LP?
Quelles  issues..... les Américains  dans une ville  du Sud  ont  mis en oeuvre une action  très originale, en envoyant des élèves  en très grande difficulté ,  en Afrique, un peu comme  si il s'agissait d' un retour aux sources..... 
Comment  reprendre la main sur  le système  de consommation qui  est certainement  actuellement  d'autant  plus influent , culturellement parlant qu'il s'adresse à une  population    démunie..... à l'opposé comment éviter de laisser la main aux  intégristes tout en autorisant  la pensée et les valeurs religieuses s'épanouir librement  dans une république laïque.
Comment  parvenir  à une culture universelle, à une  réflexion.....au sens critique.....  comment redonner l'envie????
en revalorisant davantage les cultures traditionnelles et  les valeurs prodiguées par elles, .....en ouvrant de nouvelles pistes....  ......il devient urgent de se donner du temps pour réfléchir.....
Pour lire l' article  de  Libé , cliquer commentaire
un article en liaison :3/3/2007 et pour tout ce qui concerne l'école CLIQUER dans  Catégories rubrique EDUCATION 
vous pouvez aussi aller sur:  http://lyceecolbert.over-blog.org
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La voie sans issue du collège allemand http://www.liberation.fr/actualite/monde/271246.FR.php?mode=...<br /> 1 sur 2 9/08/07 9:01<br /> La voie sans issue du collège allemand<br /> Les problèmes insolubles des «Hauptschule» illustrent la faiblesse d’un système scolaire à trois<br /> vitesses.<br /> Par Nathalie Versieux<br /> QUOTIDIEN : mercredi 8 août 2007<br /> Il y a un an, un tremblement de terre secouait l’univers scolaire outre-Rhin. Une poignée d’enseignants lançaient par voie de<br /> presse un appel au secours, constatant leur incapacité de continuer à enseigner dans leur collège de Neukölln, un quartier<br /> défavorisé de Berlin. Indiscipline, racisme entre minorités, violences, vandalisme… «Nous formons ici de futurs criminels et<br /> terroristes», résumait alors une professeure. L’école Rütli présentait tous les syndromes du dysfonctionnement d’une bonne partie<br /> des Hauptschule, ces établissements du secondaire réservés aux adolescents en échec scolaire. «Dans 16 % des Hauptschule<br /> allemandes, il n’est plus du tout possible d’enseigner», rappelle une étude de l’Institut Max-Planck, en listant ces<br /> dysfonctionnements.<br /> Aujourd’hui, le calme est revenu à l’école Rütli. «Nous avons de nouveau un directeur, davantage d’enseignants, de moyens, et<br /> même trois travailleurs sociaux issus de l’immigration», pour faciliter le dialogue entre familles et professeurs. Près de 83 % des<br /> adolescents de l’école Rütli sont issus de l’immigration (contre 33 % au milieu des années 80). En un an, l’ambiance au sein de<br /> l’établissement s’est améliorée. Des initiatives ont été lancées pour développer des ateliers de musique, de boxe ou de danse. Un<br /> groupe d’élèves a même lancé Rütli-Wear, une collection de tee-shirts vendus à l’extérieur de l’établissement.<br /> «Mais, pour les élèves, pour leurs chances d’avenir, rien n’a vraiment changé», déplore Petra Eggebrecht, professeure à l’école<br /> Rütli, «par conviction», depuis 1970. «Les rares élèves qui parviennent à décrocher leur diplôme de fin d’études ne trouvent pas<br /> de place d’apprentissage. Il est temps d’abolir le système scolaire à trois vitesses», en vigueur dans la plupart des Länder<br /> allemands et qui fait des Hauptschule un «dépotoir» aux yeux des employeurs potentiels. Cette année, aucun des élèves de la 10e<br /> classe (qui préparent leur diplôme de fin d’études) n’a pour le moment trouvé de place de formation en alternance pour la<br /> rentrée.<br /> «Echec». A l’origine, les Hauptschule étaient le pilier du secondaire en Allemagne. Seuls quelques élèves passaient par les<br /> prestigieux lycées (Gymnasium), conduisant au bac (40 % d’une classe d’âge obtient ce diplôme). Aujourd’hui, la moitié des<br /> élèves atterrissent en Realschule, de niveau intermédiaire et pouvant aussi déboucher sur un bac. Les moins chanceux échouent<br /> sur les bancs des Hauptschule. «Vous retrouvez là les 10 % d’une classe d’âge en échec scolaire depuis le primaire, et avec eux<br /> une concentration de problèmes en tout genre : sociaux, cognitifs… Ce genre d’école ne peut par définition s’en sortir qu’avec de<br /> très bonnes compétences, d’excellents professeurs et davantage de moyens que les lycées. C’est rarement le cas», déplore<br /> Siegfried Arnz, chargé du dossier des Hauptschule au sein de la municipalité de Berlin. Arnz sait de quoi il parle : il a pendant<br /> dix ans dirigé l’une des rares Hauptschule de Berlin à être citées en exemple dans la capitale pour son ambiance de travail et son<br /> absence de violences. Sans que cela augmente pour autant les chances de débouchés des élèves. «A Berlin, où le marché du<br /> travail est très tendu, les entreprises préfèrent former des jeunes issus des Realschule et même des lycées plutôt que ceux qui<br /> viennent des Hauptschule, regrette le pédagogue. Dans les Länder du sud et de l’ouest du pays, où la situation économique est<br /> meilleure, c’est un peu différent : les entreprises se rendent compte qu’elles ont davantage intérêt à former un élève peut-être<br /> médiocre mais qui restera dans l’entreprise, plutôt qu’un lycéen qui se lancera ensuite dans des études supérieures. A condition<br /> que ces élèves respectent les règles élémentaires de discipline et de ponctualité.» Ce qui est loin d’être acquis dans les<br /> Hauptschule des grandes villes.<br /> Petra Eggebrecht semble parfois découragée. Au sein de l’école Rütli, elle gère avec sa collègue Steffie Kraemer-Evertz une<br /> classe de huit élèves en grande difficulté, âgés de 14 à 17 ans. Les deux enseignantes sont assistées de deux travailleurs sociaux.<br /> Quatre adultes pour huit jeunes… Ce n’est pas trop. «Avec eux, il faut tout reprendre de zéro : maîtrise de l’allemand, écriture,<br /> lecture, mathématiques, comportement… précise Steffie Kraemer-Evertz. L’objectif est de leur permettre de réintégrer à la<br /> rentrée une classe normale dans l’école. Avec le groupe qu’on a cette année, je suis sceptique. Je ne sais pas qui va y parvenir.<br /> Le niveau est très très faible, et les problèmes de comportement considérables. Ici, c’est un peu comme dans une famille.<br /> Noyés dans une classe, j’ai peur que ces jeunes ne s’en sortent pas…»<br /> Ce jour-là, en début d’après-midi, Hussein, Marcel et Aleczander sont encore là. Deux filles qui perturbaient la classe ont été<br /> renvoyées chez elles. Difficile d’ignorer la présence de Hussein, 16 ans, qui dessine dans un coin. Ses réactions semblent<br /> La voie sans issue du collège allemand http://www.liberation.fr/actualite/monde/271246.FR.php?mode=...<br /> 2 sur 2 9/08/07 9:01<br /> imprévisibles. Le garçon parle fort et prend la parole à tort et à travers. «Moi, j’ai commencé à sécher l’école en CP»,<br /> fanfaronne-t-il. Avant de regretter que ses parents ne viennent jamais aux entretiens prévus avec les enseignants . «De toute<br /> façon, ils ne savent même pas dans quelle école je vais !»<br /> Bien souvent, ce sont les professeurs qui se rendent dans les familles pour nouer le contact. Marcel n’ouvre pas la bouche, perdu<br /> dans la lecture d’un roman d’action. Il est l’un des rares Allemands de l’école et arbore un profil de bouc émissaire. Aleczander<br /> s’agite à la cuisine : il a préparé pour le déjeuner une spécialité d’ex-Yougoslavie. Individuellement, les jeunes sont attachants.<br /> «Le problème, c’est l’absence d’adultes de référence offrant un modèle positif, insiste Steffie Kraemer-Evertz. Les parents ne<br /> travaillent pas. Certains n’ont de toute façon pas le droit de travailler, du fait de leur statut en Allemagne. Ils ont fui des<br /> régions en crise, ne sont pas expulsables, mais on ne leur accorde pas pour autant de permis de séjour ! Enfants et parents n’ont<br /> aucune perspective. Nous avons des élèves qui sont les seuls de leur famille à se lever le matin.»<br /> «Aucun avenir». Dans ces conditions, pourquoi maintenir les Hauptschule ? Enseignants et pédagogues réclament l’instauration<br /> du secondaire à une, au pire à deux vitesses. Dans ce type de système, «les meilleurs aident les plus faibles et servent<br /> d’exemple. Les jeunes des milieux défavorisés se rendent compte que, en travaillant, ils peuvent s’en sortir», plaide Steffie<br /> Kraemer-Evertz. «Les Hauptschule n’ont aucun avenir, parce que les parents engagés refusent ce type de scolarité», insiste Ernst<br /> Rösner, chercheur à l’Institut de recherche scolaire de Dortmund. Seuls 10 % des parents allemands sont prêts à envoyer leur<br /> enfant dans ces établissements. 80 % des élèves des 5 000 Hauptschule sont d’origine étrangère. A ce jour, seuls le Land de<br /> Schleswig-Holstein et la ville de Hambourg ont décidé leur prochaine suppression au profit d’une scolarité à deux vitesses.<br /> http://www.liberation.fr/actualite/monde/271246.FR.php<br /> © Libération
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