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Journal de bord (6)

Croisière dans les Caraïbes avec Dominique et Marie Christine: suite et fin

vous n'avez plus eu de nos nouvelles depuis un certain temps, car il est vrai que Cuba n'est pas le meilleur pays pour la communication. Si tenté que cette communication existe difficilement elle est surveillée. .......
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S
Qu'il s'agisse de communications téléphoniques ou par le net. j'ai préféré ne rien envoyer. <br /> De toute manière le net est à son époque de démarrage. <br /> Là où nous pouvions y avoir accès c'était dans l'un des hotels de la Marina Hemingway sous quasi surveillance d'une relation publique soit disant présent pour répondre à nos besoins. Pour essayer d'ouvrir mes boites j'ai passé vingt minutes. Par exemple il était impossible de communiquer avec la banque. On m'a expliqué que c'était le temps pour filtrer les informations.<br /> Tous les grands hotels ont l'aacès à l'internet avec autant de difficultés et de surveillance.<br /> <br /> Pour la petite histoire sur les moyens de communications, lorsque nous avons passé la douane du port nous avons éviter la prison car nous partions avec notre GPS et nos VHF. Nous ne savions pas que cela était interdit et sanctionner d'une amende de 500 pesos CUC par instrument et par personne couronné par un emprisnnement le temps que l'administration mette en place les amendes et confisque le matériel. Pour déplacer ce type de matériel il y a une agence de transport hors de prix qui est seule habilitée à faire transiter le matériel de communication entre Cuba et le reste du monde.<br /> <br /> Aujourd'hui nous sommes très inquiets pour notre bateau laissé au port de la Havane à Cuba, et attristés de ce qui s'est passé en Martinique et tout particulièrement à la marina du Marin où nous avions notre Biwi au mouillage dans l'abri anticyclonique depuis 4 ans. Nous allons prendre contact avec nos anciens voisins pour savoir si le dernier cyclone ne les a pas trop touchés, mais malheureusement nous pensons que les nouvelles ne seront pas très bonnes.<br /> <br /> A bientôt, nous comptons sur nos amis marins et non marins qui nous l'espérons nous ferons partager leur navigation et leurs vacances.<br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> MARIE<br /> <br /> PS : nous restons en contact, nous préparons 2008 en espérant que nous puissions traverser au Printemps.<br /> <br /> Une lettre et le restant du carnet de bord suivent....<br /> REPRISE DE NOTRE CROISIERE <br /> SUR LA COTE NORD EST DE CUBA<br /> <br /> A ce jour nous venons d’effectuer 2.649 miles depuis la Martinique.<br /> <br /> JEUDI 5 JUILLET : 11 H 30, 3 représentants du service des immigrations plus un gentil toutou montent à bord du Biwi afin de nous donner la clearance de départ et l’autorisation de naviguer sur les côtes cubaines. Le capitaine se voit attribuer un beau permis de navigation en 4 pages, format A4. Le Toutou renifle les éventuels clandestins et l’éventuelle présence de substance non autorisée pendant que toutes les paperasses sont en train de se faire. <br /> <br /> Une heure plus tard en toute convivialité nous larguons les amarres.<br /> <br /> 12 H 30 cap sur CAYO PIEDRAS DEL NORTE, (23°14’/81°07’) un petit îlot qui se situe à 14 miles de la marina.<br /> Nous avons le peu de vent de face impossible d’avancer à la voile.<br /> <br /> 16 H 04 arrivée au pied du phare de l’îlot, là une bonne dizaines d’embarcations de pêcheurs regroupées attendant la nuit prochaine pour repartir pêcher.<br /> <br /> En fin d’après midi nous les voyons lever l’ancre en même temps qu’un grain arrive sur nous. Nous ne cherchons pas à comprendre, nous allons les suivre de l’autre côté de l’île en attendant que ça passe. Nous avons bien fait.<br /> <br /> Nous retournerons à notre place vers 18 H 40 pour y passer une nuit calme. Les pêcheurs eux partent au large, nous reverrons deux de leurs embarcations au petit matin.<br /> <br /> VENDREDI 6 JUILLET : 10 H 05 direction CAYO BLANCO (23°12’/81°02’), la destination par excellence des grands catamarans qui promènent les habitants des grands hôtels de Varadéro. Effectivement c’est comme sur les photos de rêve. A la différence prêt que son accessibilité n’est pas évidente du tout, mieux vaut avoir un tirant d’eau comme le notre (1m30) et surtout pas plus, les hauts fonds sont à moins de 2 mètres (1m40/1m60).<br /> <br /> Bref tout se déroule pour le mieux jusqu’en fin d’après midi, moment de l’orage quotidien. Nous devons partir , nous ne pouvons pas rester là pour la nuit. D’ailleurs nous nous sommes déjà ensabler par l’arrière.<br /> <br /> Dominique décide de prendre la direction de la mangrove où un mouillage est indiqué comme étant sûr.<br /> La mangrove je vous dis que ça, je ne m’étends pas plus les photos parleront d’elles mêmes.<br /> <br /> 19 H 45 nous avons jeté l’ancre dans le centre du passage de la mangrove et sommes maintenus attachés par deux bouts aux arbres l’un bâbord avant, l’autre tribord arrière.<br /> <br /> L’endroit est calme, frais, on se croirait en pleine Amazonie, le seul problème les moustiques, et de taille…<br /> <br /> SAMEDI 7 JUILET : je ne peux pas tenir le carnet de bord, j’ai de la fièvre, je ne sais pas pourquoi, je vais dormir quasiment toute la journée.<br /> Le Biwi se dirige vers la Marina de GAVIOTA, de l’autre côté de la presqu’île de VARADERO (23°11’/81°07’) ; Nous jetons l’ancre à l’entrée du port car nous avons peur d’être envahis par les moustiques si nous allons au ponton.<br /> A peine arrivés de puis quelques minutes, une embarcation à moteur arrive droit sur nous pour nous demander d’entrer au port , Dominique leur répond que non que nous resterons là. Sur ces paroles ils s’en vont. <br /> La nuit se passe pour le mieux.<br /> <br /> DIMANCHE 8 JUILET : nous décidons d’entrer au port pour mettre un peu les pieds sur terre. <br /> Nous avions oublier les formalités administratives qui sont de rigueur tant pour l’entrée que pour la sortie dans les ports.<br /> L’avant du Biwi se pointe à peine à l’entrée et voilà que le maître de port nous fait signer de venir sur son ponton, la suite vous la connaissez, la douane, une mini fouille du bateau, c’est le coup de ¾ d’heure. La douane nous demande si nous avons des cigares, Domi lui répond que oui, un sac de cigares cubains et des boites de la République Dominicaine. Elle veut voir les cigares cubains et pour les Dominicains elle nous demande la facture. Tout est en ordre, nous voilà prêt pour aller déjeuner au restaurant de la Marina qui a bonne réputation. En effet, nous ne serons pas déçus…<br /> <br /> 17 H 55, départ pour ARBOLITO , de nouveau un petit coucou à la douane qui nous tamponne le permis de navigation pour le départ, un petit tour sur le bateau dans le cas où nous aurions l’idée d’emporter des morceaux de la marina .<br /> Nous naviguerons toute la nuit sans problème. <br /> Cependant nous maintiendrons une bonne surveillance des hauts fonds à l’approche de la caye sur laquelle nous nous dirigeons.<br /> <br /> LUNDI 9 JUILLET : 11 H 45 arrivée à ARBOLITO (23°05’/80°08’), le paysage est sauvage animé par des barques de pêcheurs qui très vite vont venir nous voir pour nous faire cadeau de six énormes poissons et un peu plus tard une douzaine de langoustes. Je me suis mise au fourneau et nous avons dégusté tout cela avec une bonne bouteille de vin blanc frais.<br /> Les gens d’ici sont vraiment gentils ,leurs regards est différents de ce que nous avons l’habitude de voir en métropole ou ailleurs. Il est tout simplement humain proche de chacun d’entre nous. <br /> Ils ne veulent toujours pas d’argent alors nous leur avons échangé du bon chocolat noir, une bouteille de vin rosé de France et une casquette pour le garçonnet qui nous a préparé les langoustes (elles étaient toute vivantes dans le seau). <br /> Après nos échanges ils nous ont dit que si nous avions besoin de quoique que soit nous pouvions aller les voir.<br /> La nuit les barques se regroupent entre elles et partent en mer soit à la tombée de la nuit soit au petit matin, mais il en reste toujours une sur place comme un relais fixe et effectivement dans la journée il y a du va et vient autour de celle-ci.<br /> <br /> MARDI 10 JUILLET : 7 H 33 départ pour la PASSA BOCA CHICA, une autre caye à 25 miles d’ici.<br /> Nous avons toujours le vent de face, nous naviguons au moteur.<br /> <br /> 13 H 38 arrivée à la PASSA BOCA CHICA (22°56’/79°48’),, jusqu’à présent nous avons redescendu l’Archipiélago de Sabana-Camagüey dans la région appelée « JARDINES DEL REY ».<br /> Nous mouillons tout prêt d’une toute petite plage de sable. Nous allons y passer la nuit et nous préparer pour notre prochaine navigation de nuit.<br /> Ici, nos seuls voisins vont être deux dauphins qui s’amusent un peu plus loin. Pour ceux qui aiment la Nature c’est un coin à retenir.<br /> <br /> MERCREDI 11 JUILLET : nous passerons une journée de détente.<br /> Départ 17 H 35 pour CAYO SANTA MARIA<br /> RAS, bonne nuit.<br /> <br /> JEUDI 12 JUILLET : 13 H 00 départ pour CAYO SANTA MARINA<br /> La nuit se passe pour le mieux RAS. Aucun bateau à l’horizon…<br /> 9 H 00 nous arrivons (22°37’/79°18’). La marina ne figure pas sur les cartes et n’est pas du tout sur le CAYO SAN MARINA,elle se situe tout à côté.<br /> <br /> Dés notre arrivée les formalités administratives de rigueur mais sans lourdeur, tout se passe bien.<br /> Nous y serons très bien accueillis. La pointe de cette île est classée comme un site écologique protégé par l’UNESCO. Il est vrai que c’est un bout d’île très nature nous sommes tout prêt d’un hôtel style bungalows nous ne voyons quasiment aucune des toitures.. Les plages sont de sable blanc, l’eau y est transparente. Nous allons y passer une agréable journée et une nuit calme.<br /> <br /> VENDREDI 13 JUILLET : 7 H OO nous repartons pour la marina GUILLERMO vers CAYO COCO.<br /> Navigation RAS sinon toujours les hauts fonds au départ et aux arrivées. De nouveau nous nous posons des questions sur l’existence de la marina.<br /> Je vais faire plusieurs appels VHF toujours sans succès ici à Cuba les ports ne répondent pas. Ils se manifestent seulement à vue. C’est encore le cas aujourd’hui. C’est un petit bateau à moteur qui fonce vers nous et nous demande de le suivre. Nous sommes dans les hauts fonds de moins de 2 mètres. Effectivement l’erreur n’est pas de mise.<br /> <br /> Holà, nous recommençons les formalités administratives avec l’armée uniquement qui vient visiter le bateau. Ca se passe bien, nous ne comprenons pas trop les autres navigateurs qui semblent avoir eu des soucis avec les autorités. Les nombreuse carnets de bord que nous lu rapportaient des relations délicates, lourdes, difficilement gérables. Il est vrai que c’est une perte de temps, mais lorsqu’on vient dans ce genre de pays tout le monde le sait. Nous voyons régulièrement les touristes embarqués sur les catamarans de promenades, dès leur arrivée et à leur départ l’armée ou la douane est présente.<br /> <br /> Nous sommes au ponton devant la baraque du port tout le monde passe par là, notre bateau est la curiosité du moment…<br /> <br /> Du SAMEDI 14 AU MARDI 17 JUILLET<br /> <br /> EPISODES CUBAINS<br /> <br /> Nous sommes à Cuba depuis 26 jours.<br /> <br /> Lorsque nous ne naviguons pas nous circulons généralement dans le pays. A plusieurs reprises nous avons loué des voitures qui nous ont permises de visiter une bonne partie de Cuba. Nous avons très rapidement faits plus de 3.000 kms. Le pays est traversé depuis l’ouest jusqu’à l’est par « l’autopista ». Les voies secondaires sont plutôt bien entretenues, mis à part le fait que la signalisation horizontale est rarissime, il en est de même pour les panneaux d’indications de directions, excepté dans la région de Ciego de Avila.<br /> <br /> L’île est divisée en 15 provinces (ces provinces là ne correspondent pas aux zones maritimes).<br /> <br /> Nous avons arpenté 8 de ces régions , bien évidemment celle de La HAVANE ou HABANE, depuis le Nord Ouest vers le Sud Est ; Pinar del Rio, Ciudad de la Habana, Matanzas, Villa Clara, Cienfuegos, Sancti Spiritus, Ciego de Avila, les distances entre les villes sont très grandes. Le reste de l’île (vers le N et S Est) sera pour une prochaine fois.<br /> <br /> <br /> L’archipel complet de Cuba (1600 îles) a une superficie totale de 110.992 kms2 dont 105.000 appartiennent à l’île de Cuba proprement dite. Cuba est une île allongée et étroite avec 6.000 kms. de côtes.<br /> <br /> L’archipel se situe tout près du Tropique du Cancer, à la limite de la zone tropicale. Le climat est de ce fait tropical.<br /> <br /> Cuba est un pays latino américain et antillais. <br /> On m’a rapporté cette jolie réponse concernant l’origine des Cubains , je l’ai beaucoup aimée et je vous la confie à mon tour : « Nous sommes tous descendus de bateaux… ».<br /> Si nous devions définir l’essence culturelle de Cuba il nous faudrait retenir sa vocation à l’intégration et sa vocation à l’universalité. C’est ce que je ressens de plus en plus en fréquentant les Cubains. Il émane de chacun de ceux que nous avons eu le plaisir de rencontrer toujours cet accueil, cette acceptation de la différence de l’autre et tout cela avec beaucoup de relation à l’humanité.<br /> Depuis notre arrivée nous avons créé de bonnes relations d’échanges culturels et quasiment amicaux avec certains. C’est une population très colorée qui essaye de vivre en toute dignité dans la joie et la musique. <br /> Pour moi Cuba est avant tout une âme à découvrir. Au quotidien, nous y retrouvons les valeurs fondamentales (telles que le respect de soi, celui de la famille, de l’amitié, du travail…) un peu trop souvent oubliées ou mal menées dans nos pays…Il n’en reste pas moins vrai que pour certains l’objectif de se rapprocher d’un étranger est de lui soutirer ce qu’il peut.<br /> En les écoutant parler, en trinquant avec eux, en mangeant avec eux, en se promenant avec eux j’ai ressenti tout cela avec aussi une déchirure pour certains d’entre eux, celle d’avoir subi l’impérialisme et l’effondrement de l’ancienne URSS .Ils se retrouvent aujourd’hui projetés au moins 30 ans en arrière. Ils en sont conscients, ils savent que la vie a un autre rythme au delà des frontières de Cuba. Les jeunes gens qui fréquentent l’université ( l’enseigement (1)depuis le primaire jusqu’à l’université sont obligatoires et gratuits, les parents sont susceptibles de prison s’ils n’envoient pas leurs enfants étudier. Cela se remarque, ici, tout le monde écrit correctement, parle plus ou moins bien l’anglais et parfois le français cela concerne toutes les couches de la société…,) ont déjà tout simplement l’accès à l’internet, un tout autre monde qu’ils doivent rejoindre « en charrette ». Et puis il y a ceux qui ont pu voyager. De ceux là je vais vous en parler plus loin.<br /> <br /> (1) J’ai eu une discussion avec un informaticien (ayant fait ses études au Chili grâce a sa double nationalité) que j’interrogeais sur l’éducation scolaire. Les propos tenus par celui ci étaient moins idylliques. Jusqu’à l’université le déroulement scolaire se poursuit normalement à savoir que dans le cas où les élèves ne suivent pas correctement ceux ci sont mis sur la touche, quant à ceux qui vont aller à l’université le parcours n’est pas évident car il va falloir faire valoir ses relations afin de pouvoir accéder aux études et parfois cela coûte cher aussi. Pour ceux qui ont du mal à suivre des études, il y a aussi la possibilité d’acheter leurs diplômes. Ce jeune de 25 ans a insisté sur le niveau des études cubaines. Dans le milieu de l’informatique une première année chilienne correspondrait à un diplôme universitaire cubain d’au moins 3 ans. Dans les autres domaines on peut aussi se poser la même question.<br /> <br /> Le tourisme se développe largement sur Cuba, cependant le peuple cubain tient à respecter la nature. Si bien que l’UNESCO a déclaré 6 zones « Réserves Mondiales de la Biosphère » ainsi qu’une centaine de zones naturelles protégées où l’on trouve 14 parcs nationaux (environ 13.000 espèces d’animaux (fauves exceptés), 6.000 espèces de plantes).<br /> A ce tourisme s’ajoute le tourisme culturel, de nombreuses villes sont déclarées par l’UNESCO Patrimoine de l’Humanité, telles que La Habane (pour certains de ses quartiers historiques), Sancti Spiritus (villes que nous avons visitées) et il est vrai que rien n’a changé depuis l’arrivée des Conquistadores d’Espagne ou l’époque coloniale du XIXème.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> DANIEL MECANICIEN ET « COMPOSITEUR » (marina Guillermo) :<br /> Ce Daniel est tout un poème à lui seul. « Bien brave » comme on dit par chez nous en Provence, cependant nous lui reconnaîtrons le cœur sur la main.<br /> <br /> A peine arrivés à la marina, Dominique s’est mis a manipuler le levier de vitesse du Biwi. Ce dernier ne passait pas correctement la première. Est ce parce qu’il a été vu ou est ce le pur hasard, mais voilà que notre homme se pointe en proposant ses services de mécanicien. <br /> <br /> Dominique lui raconte nos déboires avec l’impeler puis ce mauvais fonctionnement de vitesse.<br /> Notre Daniel monte à bord. <br /> Mais avant de poursuivre je vais vous en faire sa description physique car nous pensions qu’il lui serait impossible d’entrer et encore moins de ressortir de l’espace moteur.<br /> Daniel est grand environ 1m750, avec une caractéristique très cubaine chez la majorité des Cubains qui ont dépassé les 20 ans, un énorme ventre (une femme enceinte à son 9ème mois dernière minute), les bras ne touchant pas son buste et le tout forcément surmonté d’une petite tête bien ronde je n’oserai dire de « petit cochon ».<br /> Nous allons le découvrir au fil des jours que nous passerons à la marina.<br /> <br /> Notre bateau est tout juste à quai à côté de « l’abri » (je ne peux pas parler de local comme nous pourrions l’imaginer chez nous) qui sert de central à tous les skippers des bateaux de pêche et du grand catamaran qui promène les touristes tous les jours entre 9 et 15 heures. A côté (ce qui représente environ une vingtaine de personnes). Tout à côté, juxtaposé un espèce de local semi fermé avec une chaîne et un cadenas qui est la réserve de nourriture car les touristes embarquent avec le déjeuner inclus (poissons, langoustes, etc rhum…). <br /> Le lendemain matin de notre arrivée notre Daniel va nous apporter du pain frais pour notre petit déjeuner et puis il va continuer si bien que nous avons déjeuner comme les fonctionnaires cubains à qui on apporte le repas tous les jours en fin de matinée. Ils sont bien nourris ce n ‘est pas mauvais du tout, ça vaut nos cantines (poulet en sauce, pattes au fromage, petit friand sucré).<br /> Puis la capitaine du port nous a donné.
 la possibilité d’acheter des provisions (prix défiants toute concurrence, par ex : langouste à 12 pesos CUC le kg, les boissons style coca à 1 pesos CUC , 50, les 75 cls de rhum cubain à 1 pesos CUC 50…) ;<br /> <br /> Daniel est venu aider Dominique à démonter la boite à vitesse. Ils ont refait la vidange. Cette collaboration nous aura permis de mieux le connaître, nous trinquerons ensemble à plusieurs reprises et passerons une soirée dans notre bateau.<br /> <br /> Daniel a la nostalgie du monde, il a très longtemps navigué. Il a 6 femmes et des enfants sur le continent européen, ainsi que sa mère qui vit aux îles Canaries. Il nous a très souvent parlé de son petit dernier qui vit en Allemagne avec qui il communique par émails.<br /> Pour sortir du territoire Daniel doit avoir une invitation faite par une personne physique ou morale en Europe à la suite de quoi il peut faire une demande d’ouverture de dossier d’autorisation qui lui coûte dans les 100 pesos CUC, si cela lui est accordé il reste un visa a payer dans les 200 pesos CUC. C’est une somme énorme à réunir lorsqu’on connaît leur salaire (environ 20 pesos).<br /> <br /> A ses moments perdus pour oublier il écrit des chansons, entre autre pour un groupe d’Afrique qui était venu à Cuba pour apprendre le rythme cubain, il s’agit de « Afrique du Sud ».<br /> <br /> Si vous chercher une adresse à Cuba pour vous accueillir contactez nous, c ‘est une personne de confiance.<br /> <br /> LIMA LE CAPITAINE : c’est le binôme de Daniel. Capitaine de son bateau à moteur avec lequel il fait des sorties en mer pour touristes.<br /> Avant de revenir à Cuba il a navigué sur toutes les mers du globe sur un chalutier.<br /> <br /> Lima va nous donner de bons tuyaux sur la marina Hemingway de la Habane puisqu’il y a travaillé quelques années. Il nous a proposé de lui racheter un pare-battage de très grosse taille pour l’utiliser à la Habane car les pontons sont en béton sans protection et nos pare-battages s’écrasent rapidement sous les mouvements des vagues. Effectivement nous avons apprécié de l’avoir. Tout le monde s’y est retrouvé, ils essayent de vendre ou de troquer tout ce qu’ils peuvent pour avoir des pesos CUC.<br /> LA MENDICITE A TRINIDAD : cette très belle ville qui a su garder toute son authenticité recèle de mendiants de tout âge. C’était la première fois que nous étions abordés de manière insistante. Les uns et les autres commencent à vous proposer un repas chez eux ou des cigares*… lorsqu’on leur répond que nous ne sommes pas intéressés ils vous demandent de l’argent d’une manière pas très agréable.<br /> *il est fortement déconseillé d’acheter les cigares en dehors des lieux officiels de vente, il y a beaucoup de fraude et le touriste peut avoir une amende. D’ailleurs lors d’une fouille du bateau, le douanier à vérifier l’authenticité des cigares. Les boites ont un timbre spécifique.<br /> <br /> Il paraît que la mendicité est punie de prison si la police surprend une personne en train de mendier. Effectivement ces gens se confondent dans la population.<br /> <br /> LIVUEDO L’AUTO-STOPPER DE CAYO COCO : maintenant nous avons pour habitude de prendre des Cubains dans notre auto car nous sommes bien conscients de leur difficulté à se déplacer.<br /> <br /> Cette fin d’après-midi c’est le tour de Livuedo. Un Cubain tout chétif, la trentaine passée qui sent bon le savon. Il va rejoindre son poste de gardien sur Cayo Coco.<br /> <br /> Il ne s’arrête pas de parler un véritable moulin à paroles. Plus tard Jean-Bernard qui est arrivé à discuter avec lui nous dira que Livuedo n’aurait jamais que des étrangers puissent faire attention à lui et lui proposer de le transporter dans une aussi jolie voiture. Il en était très honoré et très ému, il s’est essuyé les yeux en le disant à JB.<br /> <br /> Arrivé à proximité de son lieu de travail il va vouloir nous faire visiter un petit centre de location de bateaux à moteur, il veut absolument que nous visitions les cayos. Il n’a pas compris ou plutôt cela lui semble tellement invraisemblable que nous puissions avoir un bateau à nous.<br /> <br /> Livuedo m’a demandé de lui prendre une photo avec JB. La photo du siècle prise, nous terminerons notre rencontre au comptoir du bar autour de mojitos (boisson faite de sucre cristallisé + jus de citron + rhum blanc + eau + feuilles de mente à certains endroits on rajoute de l’extrait de plante).<br /> <br /> LE SERVEUR DE CAYO BLACO : ce barman va nous préparer les mojitos à la manière d’Ernest Hemingway dont le souvenir est présent dans toute la région. Hémingway a séjourné et navigué de nombreuses années dans ces cayes et à la Habane.<br /> <br /> Nous serons étonnés de la culture littéraire de ce serveur visiblement grand admirateur de l’écrivain. Je lui dit que je viens de terminer de lire le roman « pour qui sonne le glas » et celui-ci me raconte avec précision que l’histoire se passe en Espagne, etc… Il nous parlera du « vieil homme et la mer » etc. Hemingway aurait à plusieurs reprises écrit des romans qui se passeraient en partie sur cayo blanco et les cayes avoisinantes. Il aimait venir se reposer dans le coin.<br /> <br /> FERNANDO NOTRE GUIDE DE LA HABANE : fils d’ambassadeur.<br /> A peine arrivés à la marina Hemingway, ce jeune homme de 25 ans, blond aux yeux bleus nous fera signe de la main pour nous accueillir, nous sommes voisin de quai. Il aide Pascale, navigatrice française qui vient de se casser la clavicule.<br /> <br /> Fernando a double nationalité (cubaine et chilienne). Il parle couramment le français et bien sur l’espagnol. Son père a été ambassadeur à Paris de 1987 à 1995. Fernando a passé son enfance en France, d’ailleurs il a les mêmes références culturelles (dessins animés, feuilleton, Nintendo…) que Jean-Bernard.<br /> <br /> Pour en revenir à notre visite de la Habane, Fernando nous propose d’être notre guide pour un après-midi qui se terminera à plus de 2 heures du matin (nous sommes le 26 juillet*, jour de la fête nationale de Cuba). Nous avons beaucoup appris sur l’histoire du pays car son père le lui a racontée.<br /> <br /> Le 26 juillet, le pays tout entier est en fête pendant plusieurs jours. Les banderoles papier décorent toutes les rues , la musique s’intensifie et le Carnaval démarre (ce carnaval n’est pas costumé par manque de moyens). Des centaines de personnes défilent dans les rues de leurs quartiers respectifs. Les chaudrons trouvent leur place sur des feux improvisés à même la chaussée et les femmes préparent la soupe pour passer la nuit. L’état participe à cette fête en distribuant aux Comités de Quartiers des légumes et un peu de rhum.<br /> <br /> Nous finirons notre journée en suivant un défilé dans un des quartiers de la Habane, quelle ambiance festive, j’ai une petite vidéo qui devrait pouvoir passer sur le net, elle vous donnera le ton de ce carnaval.<br /> <br /> L’AMBASSADEUR DE CUBA est maintenant retraité, il a 78 ans.<br /> Il a activement participé à la Révolution cubaine auprès du Chè et de Fidel Castro avec qui il est toujours ami. Tous deux étaient étudiants en droit dans la même université.<br /> Pendant et tout de suite après le Révolution, notre ambassadeur a été Procureur Général du pays au Tribunal du Peuple que nous avons eu l’occasion de visiter dans le vieux fort de la Habane.<br /> Notre ambassadeur est connu en Europe pour avoir écrit le fameux livre intitulé « j’ai été ennemi de Castro » (je ne suis plus très sure du titre exact… J’espère pouvoir le trouver en France et le me le faire dédicacer lors de mon prochain voyage à Cuba.<br /> <br /> CARLOS NOTRE CHAUFFEUR DANS LA HABANE : à Cuba les touristes sont obligés d’utiliser la compagnie d’état de taxis qui est un peu chère. Si bien que l’on peut lorsqu’on connaît un Cubain avoir la possibilité de se déplacer dans son véhicule, ce qui est moins onéreux. Tout le monde s’y retrouve…<br /> <br /> Carlos est , semble t il, pilote d’avions. Il parle couramment anglais un peu le russe et aime s’essayer au français. Lui aussi a une histoire peu commune.<br /> <br /> Son père fait partie des héros de la nation cubaine. Il était pilote dans l’aviation militaire et pilotait un « mig » (avion supersonique russe que les Américains voulaient avoir absolument pour sa haute technicité).<br /> Effectivement , lors de son dernier vol, l’avion du père de Carlos a été détourné par l’armée américaine qui l’a escortée vers l’une de ses bases pour le faire atterrir. <br /> Carlos nous dit que son père a montré la rapidité de son avion et qu’au moment de l’atterrissage il a fait demi tour vers Cuba. Seulement là, il a été bombardé et touché. <br /> Cette mésaventure est connue de tous les Cubains , il arrive encore que dans les reportages télévisés , les dernières paroles radio de son papa soient rediffusées.<br /> Afin que les Américains ne puissent pas récupérer quoique se soit de l’épave le père de Carlos à tirer sur la manette de « l’auto destruction de l’appareil»…<br /> DOMINIQUE CAPITAINE DU BIWI interrogé sur le GULF STREAM répond : c’est un courant pouvant atteindre 3 nœuds. Il déboule le long de la côte Ouest de Cuba en direction des Etats-Unis pour remonter dans le Nord entre les Etats-Unis et les Bahamas et arriver sur les côtes atlantiques de l’Europe.<br /> <br /> Dans le Nord de Cuba on le ressent à partir de la région de Matanzas et on a tout intérêt à passer prêt des côtes (en navigation vers l’Ouest) pour tenter de bénéficier de contre courants.<br /> <br /> LA FRANCMACONNERIE A CUBA : est une institution connue de tous, leurs membres en portent les signes extérieurs sans se cacher contrairement à ce qui se passe en France. Ici les voitures des propriétaires concernés en portent les emblèmes. <br /> Depuis que nous circulons à Cuba nous avons à de nombreuses reprises vu des bâtiments anciens mais de belle architecture correctement conservés identifiables par leurs symboles maçonniques. <br /> <br /> La personne que j’ai interrogée à ce sujet m’a dit qu’il y avait 163 loges dans le pays et que c’était une bonne chose pour Cuba et les Cubains.<br /> <br /> LA RELIGION A CUBA : les Cubains ne sont pas particulièrement Chrétiens contrairement à leur forte imprégnation hispanique.<br /> Actuellement c’est la magie qui l’emporte. Ils utilisent des « gris gris » d’Afrique noire.<br /> Quant au christianisme, il a été présent jusqu’au moment de la Révolution ou Fidel Castro a fait fermer les lieux de cultes car leurs prêtres étaient alliés au tiran et de ce fait contre la Révolution.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Marie raconte ses Antilles n°10 carnet de bord du BIWI<br /> EPISODES CUBAINS<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> FERNANDO NOTRE GUIDE DE LA HABANE : fils d’ambassadeur.<br /> A peine arrivés à la marina Hemingway, ce jeune homme de 25 ans, blond aux yeux bleus nous fera signe de la main pour nous accueillir, nous sommes voisin de quai. Il aide Pascale, navigatrice française qui vient de se casser la clavicule.<br /> <br /> Fernando a double nationalité (cubaine et chilienne). Il parle couramment le français et bien évidemment <br /> l’espagnol. Son père a été ambassadeur à Paris de 1987 à 1995. Fernando a passé son enfance en France, d’ailleurs il a les mêmes références culturelles (dessins animés, feuilleton, Nintendo…) que Jean-Bernard.<br /> <br /> Pour en revenir à notre visite de la Habane, Fernando nous propose d’être notre guide pour un après-midi qui se terminera à plus de 2 heures du matin (nous sommes le 26 juillet*, jour de la fête nationale de Cuba). Nous avons beaucoup appris sur l’histoire du pays car son père le lui a racontée.<br /> <br /> Le 26 juillet, le pays tout entier est en fête pendant plusieurs jours. Les banderoles papier décorent toutes les rues , la musique s’intensifie et le Carnaval démarre (ce carnaval n’est pas costumé par manque de moyens). Des centaines de personnes défilent dans les rues de leurs quartiers respectifs. Les chaudrons trouvent leur place sur des feux improvisés à même la chaussée et les femmes préparent la soupe pour passer la nuit. L’état participe à cette fête en distribuant aux Comités de Quartiers des légumes et un peu de rhum.<br /> <br /> Nous finirons notre journée en suivant un défilé dans un des quartiers de la Habane, quelle ambiance festive, j’ai une petite vidéo qui devrait pouvoir passer sur le net, elle vous donnera le ton de ce carnaval.<br /> <br /> L’AMBASSADEUR DE CUBA , Monsieur FLOREZ, est maintenant retraité, il a 78 ans.<br /> Il a activement participé à la Révolution cubaine auprès du Chè et de Fidel Castro avec qui il est toujours ami. Tous deux étaient étudiants en droit dans la même université.<br /> Pendant et tout de suite après le Révolution, notre ambassadeur a été Procureur Général du pays au Tribunal du Peuple que nous avons eu l’occasion de visiter dans le vieux fort de la Habane.<br /> Notre ambassadeur est connu en Europe pour avoir écrit le fameux livre intitulé « j’ai été ennemi de Castro » (je ne suis plus très sure du titre exact… J’espère pouvoir le trouver en France et le me le faire dédicacer lors de mon prochain voyage à Cuba.<br /> <br /> <br /> <br /> CARLOS NOTRE CHAUFFEUR DANS LA HABANE : à Cuba les touristes sont obligés d’utiliser la compagnie d’état de taxis qui est un peu chère. Si bien que l’on peut lorsqu’on connaît un Cubain avoir la possibilité de se déplacer dans son véhicule, ce qui est moins onéreux. Tout le monde s’y retrouve…<br /> <br /> Carlos est , semble t il, pilote d’avions. Il parle couramment anglais un peu le russe et aime s’essayer au français. Lui aussi a une histoire peu commune.<br /> <br /> Son père fait partie des héros de la nation cubaine. Il était pilote dans l’aviation militaire et pilotait un « mig » (avion supersonique russe que les Américains voulaient avoir absolument pour sa haute technicité).<br /> Effectivement , lors de son dernier vol, l’avion du père de Carlos a été détourné par l’armée américaine qui l’a escortée vers l’une de ses bases pour le faire atterrir. <br /> Carlos nous dit que son père a montré la rapidité de son avion et qu’au moment de l’atterrissage il a fait demi tour vers Cuba. Seulement là, il a été bombardé et touché. <br /> Cette mésaventure est connue de tous les Cubains , il arrive encore que dans les reportages télévisés , les dernières paroles radio de son papa soient rediffusées.<br /> Afin que les Américains ne puissent pas récupérer quoique se soit de l’épave le père de Carlos à tirer sur la manette de « l’auto destruction de l’appareil»…<br /> <br /> DOMINIQUE CAPITAINE DU BIWI interrogé sur le GULF STREAM répond : c’est un courant pouvant atteindre 3 nœuds. Il déboule le long de la côte Ouest de Cuba en direction des Etats-Unis pour remonter dans le Nord entre les Etats-Unis et les Bahamas et arriver sur les côtes atlantiques de l’Europe.<br /> <br /> Dans le Nord de Cuba on le ressent à partir de la région de Matanzas et on a tout intérêt à passer prêt des côtes (en navigation vers l’Ouest) pour tenter de bénéficier de contre courants.<br /> <br /> LA FRANCMACONNERIE A CUBA : est une institution connue de tous, leurs membres en portent les signes extérieurs sans se cacher contrairement à ce qui se passe en France. Ici les voitures des propriétaires concernés en portent les emblèmes. <br /> Depuis que nous circulons à Cuba nous avons à de nombreuses reprises vu des bâtiments anciens mais de belle architecture correctement conservés identifiables par leurs symboles maçonniques. <br /> <br /> La personne que j’ai interrogée à ce sujet m’a dit qu’il y avait 163 loges dans le pays et que c’était une bonne chose pour Cuba et les Cubains.<br /> <br /> LA RELIGION A CUBA : les Cubains ne sont pas particulièrement Chrétiens contrairement à leur forte imprégnation hispanique.<br /> Actuellement c’est la magie qui l’emporte. Ils utilisent des « gris gris » d’Afrique noire.<br /> Quant au christianisme, il a été présent jusqu’au moment de la Révolution ou Fidel Castro a fait fermer les lieux de cultes car leurs prêtres étaient alliés au tiran et de ce fait contre la Révolution.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Marie raconte ses Antilles n°12 carnet de bord du BIWI<br /> <br /> <br /> Notre croisière vers la FLORIDE<br /> <br /> DIMANCHE 29 JUILLET : nous décidons de mettre le cap sur la Floride, c’est trop tentant, il y a si peu de miles (129) qui nous séparent, ce n’est l’affaire que d’une nuit et de quelques heures de nav.. Ici à la Havane il fait très chaud, nous avons besoin d’air frais. La décision est prise.<br /> <br /> 10 H 30 , les formalités de sortie du pays cubain sont faites, nous mettons le cap sur MARATHON, l’une des îles qui bordent la Floride ,l’archipel des EVERGLADES, à 80 kilomètres de MIAMI.<br /> La première des îles américiane est Key West mais nous la laisserons sur le côté ouest afin d’éviter le golf stream.<br /> <br /> En début d’après midi un orage va éclater. Il ne durera pas très longtemps. La nuit de nav. va bien se passer <br /> <br /> LUNDI 30 JUILLET : il est 1 H 00 et nous avons « le bonsoir des Coast Guards » (24°10°/81°34’), nous notons la position car il nous semble que la présence américaine est au-delà des ses eaux territoriales, en eaux internationales.<br /> <br /> (24°38’/81°08’) 7 H 00 nous approchons du fameux phare de Sombrero, tout en fer. Il ressemble à un puit de pétrole, nous sommes sur un plateau d’un maximum de 6 mètres.<br /> <br /> 8 H 54 passage du pont pour entrer dans l’une des Marina de MARARTHON, le chanel VHF du pont est le 9. Aussitôt demandé aussitôt fait.<br /> <br /> 9 H 04 nous jetons notre mouillage dans l’abri anti-cyclonique de Marathon.<br /> <br /> Et l’aventure va commencer ! <br /> Nous entrons et vivrons 6 jours en toute illégalité aux Etats-Unis.<br /> Lorsqu’on arrive aux Etats-Unis en bateau , le capitaine doit appeler les autorités pour remplir les formalités d’entrée sur le territoire américain (800.432.1216/800.458.4239/800.451.0393).<br /> Dominique a essayer par deux fois sans jamais réellement y arriver. Lorsqu’on téléphone on tombe sur une boite vocale qui « baragouine » l’américain, on n’y comprend quasiment rien, sinon que l’on nous demande les n°de passeports et les noms.<br /> <br /> Dominique décide d’aller se faire aider à la marina, seul le capitaine a l’autorisation de quitter le bateau le temps où le pavillon jaune (petit drapeau de quarantaine que l’on hisse à tribord en arrivant dans un pays étranger en attendant d’être admis légalement) flotte.<br /> <br /> Deux heures vont s’écouler. Je m’inquiète un peu car nous arrivons de Cuba et les Américains cherchent toujours à faire des ennuis à ceux qui se trouve dans cette situation. Ils ont la réputation de retourner tout le bateau, de confisquer tout ce qui peut arriver de Cuba, les bouteilles de rhum, les cigares, la nourriture fraîche, les souvenirs. Et c’est notre cas, notre copine de la Havane qui a vécu aux Etats-Unis 7 ans nous a prévenu si bien que la veille de notre arrivée nous avons transvidé les bouteilles de rhum dans des bouteilles en plastique, nous avons arraché les étiquettes d’autres bouteilles style Kola ou limonade, mis dans une boite hermétique les biscuits cubains, écartés de la vue les documents concernant Cuba. Les Américains deviennent dingues à l’idée de savoir que l’on puisse être passé à Cuba. Si bien que Cuba sachant ce qui se passe ne tamponne jamais aucun de vos documents ; passeport, carnet du bateau.<br /> <br /> Enfin de retour, Dominique me crie depuis l’annexe de descendre le pavillon jaune. Ouf ! Mais non, notre cas est bien plus compliqué. Nous allons plier notre pavillon français, afin que Biwi passe inaperçu. Notre Biwi est américain, c’est un Morgan, le constructeur de bateaux le plus populaire du pays (nous avons ramené Biwi sur sa terre d’origine avant de lui faire retraverser l’Atlantique). <br /> <br /> Effectivement la marina a aidé Domi a faire sa déclaration d’entrée sur le territoire américain, seulement nous sommes sensés arriver de Porto Rico, sinon nous devons redescendre à Key West le port d’entrée du territoire pour nous faire fouiller et peut être être refusés car si vous vous souvenez nous n’avions pas de visa , nous nous sommes arrangés de le faire faire à Saint-Johns dans les Iles Vierges. Visa plus ou moins légal mais qui avait permis tout de même à Dominique d’obtenir son permis de navigation américain pour une durée d’un an et de nous faire entrer à Porto Rico. Mais lorsque nous avions fait notre clearance de sortie pour aller en République Dominicaine, la douane nous avait repris le papier volant pour notifier notre sortie d’un des territoires américains. Il ne nous reste plus que le tampon sur le passeport, c’est limite car nous devons présenter les deux ; le tampon et le volet volant du visa. <br /> Pour conclure nous nous sommes déclarés aux douanes américaines comme entrant sur leur territoire, mais le bateau n’est pas vraiment en règle puisque nous n’avons pas de clearance d’entrée.<br /> Mais d’après les responsables de la marina « no problem » !<br /> <br /> Et la sortie comment la faire si nous ne sommes pas entrés ? « No problem » ! Il n’y a pas ou très rarement des contrôles pour les départs puisque nous sommes sensés avoir fait les formalités d’entrée. <br /> Inutile de vous dire que nous n’en menions pas large le jour où nous sommes repartis pour Cuba.<br /> <br /> Ce jour là nous sommes partis assez tôt le matin pour pouvoir être confondu aux bateaux américains qui naviguent pas mal et pêchent tout autour de toutes ces îles. <br /> Dominique a tracé notre route afin que nous sortions le plus rapidement possible des eaux américaines, tout en tenant un cap correct pour Cuba (golf stream toujours présent).<br /> Nous ne serons interpellés par les Coasts Guards qu’à 19 H 10 (23°42’/81430°) qu’en aux internationales (ils nous demandent notre direction, Domi leur répond que nous descendons sur Bélize, ils ne comprennent pas vraiment notre cap, nous sommes droit sur la Havane. Ils navigueront à nos côtés presque une heure de temps pour enfin nous souhaiter bon voyage et nous proposer leur service en cas de besoin), nous avons aussi eu droit au survol d’un hélicoptère plus tard dans la nuit. Il nous a survolé plusieurs minutes tous feux éteints avant de s’éloigner vers les eaux américianes. A ce moment là nous aurions bien aimé rencontrer la Guardia cubaine…<br /> <br /> Nous sommes un peu dingues, car nous risquions une amende de cinq milles dollars, l’emprisonnement pour au moins le capitaine et la mise sous scellé du Biwi.<br /> <br /> <br /> <br /> Le premier jour nous avons rencontré les responsables de la marina, d’autres marins, et notre copain Suisse-américain, Gaston, qui nous ont tous dit que nous n’étions pas les seuls à être dans ce cas, et que ça se passait généralement bien.<br /> <br /> Nous avons tenté le coup et nous ne le regrettons pas, c’était super chouette ! <br /> <br /> Pour moi c’était la première fois que je foulais le sol du continent américain. Nous avons fait comme la plupart des habitants nous avons utiliser les transports en commun. Pour redescendre à Key West à 140 kilomètres nous avons acheté un ticket de car pour 3 dollars US. Par personne. Et pour Miami, le transport par car nous est revenu à 8 dollars US aller-retour chacun.<br /> Vous découvrirez les îles et Miami sur les photos du site.<br /> <br /> A notre grande surprise Miami est une super grande ville américaine appartenant en grande partie aux ex-Cubains qui ont fuis la Révolution, la plupart des restaurants et d’importants restaurants sont cubains, on vend des cigares cubains à Miami. En fait les propriétaires, les plus riches des Cubains ont traversé et ré-investi en Floride. D’ailleurs, de partout tout est écrit en américain et en espagnol et l’on parle les deux langues. <br /> <br /> Il est vrai que ça vaut le déplacement ! La vie nocturne est à vivre !<br /> <br /> Toutes les bonnes choses ont une fin et nous sommes repartis :<br /> <br /> RETOUR A CUBA<br /> <br /> SAMEDI 4 AOUT : 7 H 43 (24°42/81°05’), passage du pont, la mer est assez agitée. <br /> Dominique a relevé les jours précédent une météo satellite qui annonçait l’arrivée de dépressions en direction opposées. En cette saison, mieux vaut ne pas tenter le diable, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne sommes pas restés plus longtemps aux States.<br /> <br /> Nous suivons régulièrement notre trajet sur l’ordinateur afin de savoir à quel moment nous allons sortir des eaux américianes.<br /> <br /> Vers 13 H 00 nous sommes en eaux internationales sans voir été interpellé.<br /> <br /> 19 H 10 : je suis de quart, côté bâbord j’aperçois assez loin un bateau. Je n’arrive pas à déterminer ce qu’il est. Mais il avance vite, je diminue mon cap de 2° car nous sommes en route de collision. Il passe devant Biwi puis remonte sur notre tribord et là je distingue un fusil mitrailleur sur le pont ce sont les Coast Guards, je crie à Dominique qui dormait « vient vite, viens ils sont là », je panique stupidement, je regarde de nouveau l’ordinateur nous sommes en eaux internationales tout près de celles de Cuba. Ils se rapprochent et se mettent sur notre arrière. La radio grésille ils vont entrer en communication, nous faisons ceux qui n’avons pas de radio éclairé. Ils se rapprochent un peu plus, Domi va à l’arrière du bateau et fait semblant de remonter notre pavillon que nous avions soigneusement oublier de re-hisser correctement. L’un des coast-guard nous appelle à l’hygiaphone et nous demande de répondre à la radio. Domi fait celui qui ne comprend pas vraiment et le fait répéter plusieurs fois. Puis il se décide à descendre dans la cabine chercher la VHF portable. Le questionnaire traditionnel reprend de manière différente , ils veulent connaître notre direction, notre cap est droit sur la Havane. Domi leur répond que nous allons sur Bélize, puis le Vénézula et retour en France en Martinique. Ils ne sont pas intéressés par notre provenance. Ils veulent que nous leur donnions nos way-points. Nous allons prendre notre temps pour les leur donner. Au bout d’un bon moment ils nous disent au revoir mais ils ne s’éloigneront pas vraiment, ils navigueront en route parallèle pendant une heure entière. <br /> <br /> Plus tard vers 22 H, nous sommes intrigués par une minuscule lumière sur notre arrière tribord, je me dis que c’est une étoile. Mais non quelles minutes plus tard vers le milieu tribord du bateau nous voyons une lumière toute petite rouge puis verte, effectivement un léger bruit de moteur qui ressemblait à celui d’un bateau moteur au loin, nous identifions un hélicoptère qui était en train de nous survoler depuis un certain temps. Tout d’un coup des lumières plus puissantes et il s’éloigne de nous.<br /> De retour à Cuba nous avons appris que 9 bateaux cubains s’étaient enfuis de Cuba vers les Etats-Unis , cela s’était produit la semaine dernière.<br /> <br /> DIMANCHE 5 AOUT :<br /> <br /> Et pour compléter vers 4 H 00 sur la côte de la Havane à la hauteur de Mantazas, nous avons eu la visite de la Guardia, mais cette fois-ci ils nous ont probablement reconnus. Ils sont passés derrière le bateau pour l’identifier et il sont repartis sans rien nous demander.<br /> <br /> 9 H 30 arrivée à la Marina HEMINGWAY de la Habane.<br /> <br /> L’aventure continue ! Dominique est suspecté d’avoir un faux passeport .<br /> <br /> Nous allons craqué. Les formalités d’entrée sur le territoire de Cuba sont quasiment faites et elles prennent du temps, visite du médecin, de l’hygiène, l’armée, la douane, le chien, la fouille du bateau et puis l’émigration qui arrive le sourire en coin en disant à Dominique que son passeport est un faux passeport. Il va nous demander de nous identifier avec d’autres documents français, permis de conduire, carte d’identité, il nous fera signer plusieurs fois de suite pour comparer nos signatures. Les 2 représentants de l’armée sont là assis dans le carré. L’un d’entre eux que nous connaissons de la dernière fois me fait comprendre que le collègue de l’immigration fait du zèle. Sur le coin droit en bas de la photo il y a un petit tampon doré, le mien est de couleur uniforme mais celui de Dominique ne l’est pas. Il prend toutes nos pièces d’identité pour aller vérifier. Pendant son absence, les représentants de l’armée essayent de nous rassurer nous sommes quasiment prêt à faire appeler l’Ambassade de France. Le gars de l’immigration a vraiment une tête d’emmerdeur… Nous allons attendre 1 heure et demie assis dans notre carré en compagnie de l’armée. Il est bientôt midi, notre gars revient en nous expliquant que la photo de Domi est en couleurs noir et blanc et que c’est pour cela qu’une partie du tampon est de couleur différente. « C’est mon métier » nous dit il en espagnol. Nous le regardons avec l’air un peu « con ». (L’armée nous traduit en anglais. D’ailleurs le plus jeune des représentants de l’armée avait sympathisé avec Jean-Bernard , il a 21 ans et vachement curieux, ils nous a posé pas mal de questions sur les études en France, les sports, le foot ball en particulier.)<br /> Bref, Dominique a échapper à la prison.<br /> <br /> Figurez vous que nous avons su, le jour même que l’un des bateaux non loin du notre appartenait à un Brézilien détenu en prison à Cuba car lui n’avait pas pu présenter son passeport. Nous étions étonnés de voir l’état de son bateau, laissé tel quel, mais ils ne lui ont pas laissé le temps de le ranger.<br /> <br /> Les voyages forment la jeunesse, et les moins jeunes, n’est ce pas !<br /> <br /> Ce que nous nous disons avec Dominique c’est que notre croisière de 5 mois nous aura transformée et que nous ne serons plus comme avant avec tout ce que nous avons vécu. <br /> <br /> Nous sommes au terme de notre croisière au ponton de la Marina Hemingway poste 245E, dans le second canal. Nous resterons à bord de notre Biwi pour terminer les travaux de notre cabine arrière, nettoyer le bateau jusqu’aux fonds de cale et surtout bien le préparer pour passer une partie de l’hiver. Et bien évidemment le protéger d’éventuels cyclones.<br /> Nous avons un homme de la Marina Johny qui va surveiller et entretenir en partie le Biwi pendant notre absence.<br /> <br /> 2.382 miles de parcourus.<br /> <br /> Familiers et Ami(e)s,<br /> <br /> <br /> Voilà, nous allons nous quitter, en ce qui nous concerne nous prenons l’avion jeudi 16 août pour rentrer chez nous en France.<br /> <br /> Nous aurons passé quasiment 5 mois ensemble, en parcourant 2.382 miles.<br /> Je vous remercie pour tous vos gentils messages.<br /> J’espère vous avoir fait voyager c’est ce que certains d’entre vous m’ont dit. J’en suis heureuse c’était un peu mon objectif « vous embarquez » avec nous.<br /> <br /> Maintenant je compte sur vous, je sais que certains sont en train de naviguer pour leurs vacances d’autres se préparent pour traverser et arriver aux Antilles, et pour d’autres leur voyage est encore un rêve en préparation ( nous leur souhaitons du courage et de la persévérance).<br /> A vous de nous faire voyager. Comme cela le relais sera pris.<br /> <br /> Nous allons profiter de notre retour pour préparer notre traversée pour le printemps prochain. D’ailleurs nous avons besoin de 2 équipier(e)s :
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