A partir de la réforme des régimes spéciaux, on assiste à un mouvement qui est entrain de jeter ses dernières armes; la fin d'une
époque ne signifie pas la fin des espérances.
Un signe annonciateur d'une période qui se termine , illustré avec le départ de Chirac, et où la loi de l'alternance n'a pas joué comme d'habitude. Et pourtant on
était accoutumé à ces mouvements de yoyo, qui pouvaient être neutralisé avec des périodes de cohabitation.L'alternance était considérée comme un signe de bonne
santé démocratique, confirmée par une stabilité politique , avec un régime plutôt présidentiel, qui avait remplacé le régime parlementaire de le IV république cahotique. Si
on a traversé les 30 glorieuses sans trop de difficultés, cela s'est fait au dépens d'une non prise en compte des changements réels de la société. Si les Verts
ont eu le mérite de mettre l'accent sur l'environnement, ils se sont emmêlés dans leur combat interne, quant à l'extrême gauche personne n'a encore compris la
différence qui existait entre les trois candidats trostkistes à la dernière élection présidentielle. Depuis la chute du mur de Berlin , qui marquait la fin d'une idéologie
, le bureau politique du PC semble encore l'ignorer , malgré la baisse vertigineuse de son influence ( le candidat PC aux présidentielles est passé depuis 1995 de 8,7% à
1,9.%) Aucun parti à ma connaissance a su se positionner sur notre entrée dans un nouveau siècle, à observer le silence édifiant du PS, qui se prépare pour son prochain congrès????
La gauche doit se redéfinir? le peut elle? en tous les cas ne retombons pas dans un système doctrinal au risque de s'empêtrer entre des convictions idéalistes et des décisions qui
doivent être impérativement réalistes. Si il y a une piste à ouvrir on devrait privilégier une réelle formation éclairée du citoyen militant face aux problèmes d'aujourd'hui et à
venir,
Pour l'élection du prochain président son bilan pèsera très lourd, et la personnalité du candidat rival sera décisive. Peut être le moment sera venu de choisir seulement entre
deux prétendants, pour éviter un éparpillement plus préjudiciable qu'autre chose. En même temps il faudra peut être sortir de l'hypocrisie qui exige du candidat d' être issu d'un camp
politique pour devenir le président de tous les Français?? Si le principe de l'ouverture démontre son efficacité, le gouvernement devra être accompagné d' un Parlement réactif, et constructif.
Et puis il y a un nouveau phénomène en face duquel notre société est totalement désarmée..... d'un côté la rapidité des événements qui est entrain d'atteindre la vitesse de la Loi de
Moore, de l'autre nos organisations "démocratiques" devenues trop bureaucratiques. Un exemple, la multiplicité des commissions crées par le gouvernement de NS , car il y a urgence de
réformer, a mis en grande difficulté les organisations syndicales qui ont eu dû mal à être représentées à toutes les instances.
Si Bernard Thibault et François Chérèque ont compris que la négociation était nécessaire, il semblerait que la "base" ne veut pas s'y soumettre sans des
préalables clairs nets et précis. Signe d'une volonté réaliste ? ou dernier soubresaut d'un combat dépassé. Je ne soutiens évidemment pas
l'idée d'un asservissement au pouvoir, mais plutôt la nécessaire réouverture du dialogue.
Le nombre de militants politiques et de syndicalistes n'est pas à la hauteur de nos exigences démocratiques.La démonstration que la structure est devenue désuète est apparue avec le vote sur
l'Europe en 2005, qui a surpris tout le monde, et actuellement on le constate encore avec les mouvements SNCF, Université, Justice....Le manque de représentativité laisse toute la place aux
nostalgiques, qui s'accrochent aux droits acquis et ne laissent aucune place aux perspectives d'avenir, et plus à l' utopie.
Si SR avait fait une tentative avec son forum des idées...."Désirs d'avenir", dans le cadre de la démocratie participative,et qui allait dans le bon sens à mon avis, cette voie est apparemment
ignorée par le gouvernement actuel.Il ne peut pas tout récupérer quand même!!!! Mais l'action militante nous appartient.