SR a été élue présidente, et hier, nous sommes allés au gymnase du quartier pour participer à la première séance de démocratie participative, où notre voix allait être décisive
pour la désignation de notre futur maire. Si en pénétrant dans la halle des sports nous n'avons pas vu de panneau explicite qui pouvait nous indiquer l'emplacement des différents prétendants;
on était happé par des clameurs qui venaient de toutes parts pour tenter d'attirer les indécis. En scrutant attentivement il apparaissait qu'il y avait six groupes distincts: en haut
des tribunes à droite il chantait la Marseillaise, un second sous le panneau de basket en entrant , sautait pour paraître peut être plus grand, un autre sous le tableau du score
avec des Tshirts rouges scandait régulièrement des slogans du genre "tous avec nous" , près de la chaise d'arbitre ils avaient une chemise orange avec leur leader sur les épaules, un groupe
silencieux et très calme près des vestiaires montrait apparemment peu d'ambition, plus jeunes et agités autour d'un orchestre près de la cage de Hand du fond, des militants déguisés en
Verts dansaient, et chantaient. Nous étions ballottés, pris dans un courant qui serpentait entre les groupes déjà constitués selon une trajectoire fermée. De temps en temps des têtes connues
émergaient des paquets de personnes que nous contournions, et nous invitaient à les rejoindre.Tout à coup une sirène retentit, et nous sommait de choisir un groupe, car le premier comptage
allait avoir lieu.Les derniers indécis tentaient de se frayer un chemin pour être enregistré. Très rapidement il est énoncé que les groupes inférieurs à 70 n'auront pas de délégués. La
bousculade s'accroit, chaque nouveau ralliement est accompagné par une clameur comme si son équipe venait de marquer un but. Les endessous de 70 se démènent s'excitent de plus belle. Des couples se
chamaillent en tentant de convaincre leur moitié, tous les arguments fusent, se chevauchent, une belle pagaille. Un groupe limite (68 ralliés) implore le maître de cérémonie d'accorder un
délai: l'avis de la foule est pris : dans un immense brouhaha un non se dégage. Tout est fini. On fait les comptes pour connaitre le nombre de délégués qui représentera chaque tendance.
Règle de trois oblige, le nombre de représentants pour chaque parti pour le second tour est proclamé, Cris de déception se mêlent aux débordements de joie des gagnants.
Le "caucus" est terminé.