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Journal de bord II (3)


CARNET DE BORD N° 3                                       
 MARIE RACONTE SA TRANSAT.
MERCREDI 9 AVRIL :
Départ du ponton : 6 H 57 (baro 1022)
Hier, nous avons prévenu les autorités de notre départ . Nous sommes attendus à l’heure convenue (7H30) au ponton des entrées et sorties du port de la Habane. A notre grand étonnement les formalités se feront rapidement accompagnées des souhaits de bonne route des différents représentants de l’administration. Aucune fouille, moi qui attendait le chien avec impatience. Cette année le chien avait des chaussons pour monter à bord…Il était marrant…

7H50, c’est le départ sortie du port, nous allons pres bon plein (PB) suite dans commentaire

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D
17H59 (23°58’/81°51’)les premiers dauphins de la saison. Nous avons du mal à tenir notre cap à cause du Gulf Stream (GF), nous démarrons le moteur. Au bout d’un moment il chauffe. Dominique descend voir et commence les contrôles de routine (rien de bien méchant) à surveiller ! on arrête tout, on repart à la voile contre le GS.<br /> <br /> 19H36 (24°05’/81°48’), nous préparons le bateau pour la nuit. Le vent monte nous prenons un riz de sécurité. Nous avons navigué toute la journée à bonne allure du 6/7 nœuds.<br /> <br /> 21H55 (24°17’/81°44’) virement de bord. Nous entendons un bruit de quelque chose qui casse derrière notre dos. Un rapide contrôle visuel, nous nous apercevons que c’est l’un des ridoirs du pataras (le pataras :câble qui tient le mât et les ridoirs tiennent le pataras de part et d’autre). Nous entamons immédiatement une réparation de fortune qui devra tout de même tenir plus d’un jour et demi…<br /> <br /> JEUDI 10 AVRIL :<br /> 6H40 (24°13’/81°20’) la mer est agitée et se creuse. Nous avons pas mal dépalé pendant la nuit. Nous tirerons des bords « carrés » comme dit Dominique toute la journée et la nuit suivante. Nous devrions voir la côté de Miami mais elle n’est pas là.<br /> <br /> 13H44 (24°35’/81°02’), nous avons fait 154 miles et sommes loin de notre objectif Fort lauderdale. Nous avions prévu une traversée de 270 miles environ, nous ne sommes pas prêts d’y arriver.<br /> <br /> La fin de journée et la nuit seront longues. Notre problème de moteur ne s’arrange pas. Ca chauffe toujours,<br /> <br /> VENDREDI 11 AVRIL :<br /> 10H52 (25°50’/79°59’) Miami est là à bâbord.<br /> Nous allons à vive allure, pour une fois le GS nous pousse dans le bon sens, nous montons à + de 8 nœuds, comme cela nous rattrapons notre retard sur notre timing initial.<br /> Fort Lauderdale est en vue, nous redémarrerons le moteur en vain. Dominique s’aperçoit que le démarreur est collé, impossible. Nous sommes en panne de moteur,on commence à connaître (l’an dernier nous avions dérivé 2 jours sur la côte NE cubaine,vous souvenez vous ?…)<br /> <br /> Vers midi nous sommes à l’entrée du port sans moteur, nous allons devoir rentrer à la voile, sans vraiment savoir où nous diriger, c’est immense. Plus de 40.000 bateaux à flot . A ceux là il faut ajouter le port de grande croisière, vous savez ces buildings qui voguent sur la mer et j’oublie les bateaux du port de commerce que nous n’avons pas cesser de croiser… Génial !<br /> Au moment de notre entrée dans la passe tandis que Dominique est aux commandes, je prépare le Biwi à affronter les pontons en descendant les pares battage en sortant la gaffe. Puis je commence à faire de grands signes autour de moi pour attirer l’attention. Il y a un va et vient incessant. Cependant un petit moteur se rapproche de nous et nous demande ce qui se passe. De tout façon i se doute bien que nous avons un problème on ne rentre pas à la voile dans ce genre de port (pour ceux qui ne naviguent pas il faut savoir que nous ne sommes plus ou très mal manœuvrablesà la voile il faut absolument la propulsion du moteur pour faire la manœuvre de port, il faut pouvoir dégager vite et dans la direction exacte que nous souhaitons, là ce n’est pas le cas, l’anticipation ne suffit pas…)<br /> Effectivement nous avons un très gros porte containers qui rentre juste derrière nous, le pilote nous demande de nous pousser, il va vite par rapport à nous. La passe d’entrée est large d’environ 60 mètres mais il y a de nombreux bateaux de front.<br /> Entre temps le bateau à moteur a appeler un dépanneur qui va nous diriger jusqu’au premier pont sous lequel nous passerons tout juste, mais c’est bon. Il nous dit que s’il nous tracte nous allons devoir le payer, les marins savent ce que ça représente, on est d’autant plus méfiants aux Etats Unis (pour la petite histoire pour les non navigants le montant du dépannage représente généralement un % de la valeur du bateau, on ne s’amuse pas surtout si l’on pense pouvoir s’en sortir ou se faire aider de manière différente et c’est ce qui va se passer ce jour là).<br /> Je prépare les amarres pour accoster ainsi qu’une autre que je vais pouvoir donner au petit bateau à moteur qui nous convoi toujours. C’est d’ailleurs lui qui va me lancer le bout pour nous tracter. Le temps me paraît très long, Dominique toujours aux commandes mais pas inquiet…<br /> Inutile de vous préciser que tout cela se passe en langue américaine, dans ces situations on apprend vite,tous les mots nous reviennent un peu dans le désordre mais on se fait comprendre et on comprend…<br /> Je suis un peu moins décontractée que le capitaine pour moi c’est la première fois que je fais cette manœuvre avec un autre bateau il ne faut pas se louper. Je reste calme et concentrée. C’est un jeune couple avec 2 enfants qui se trouvent sur le petit bateau à moteur, ils sont sympas malgré l’obstacle de la langue nous savons ce qui se passe…<br /> Voilà le ponton où nous allons accoster, c’est celui de la pompe à essence de la première marina de Fort lauderdale (FD).<br /> Je largue l’amarre qui nous tractait au bateau à moteur, je me précipite pour envoyer l’amarre avant bâbord au gars présent sur le ponton. Le Biwi arrive un peu vite avec ses 16 tonnes, mais c’est bon.<br /> Le petit bateau à moteur s’en va tandis que le bateau remorqueur arrive et nous propose ses services, nous l’en remercions Dominique sait ce qu’il y a à faire. Cependant ce monsieur nous sera utile car le gars de la pompe à essence ne veut pas que nous restions là même pour réparer. Nous obtenons de rester une/deux heures.<br /> <br /> Nous étions « morts de fatigue » après ces 63 heures 20 de navigation.<br /> Nous venons de faire 309miles, soit 39 miles de plus que prévu, moindre mal, cela aurait pu être pire…<br /> <br /> On range la grand voile (GV), on se repose un court moment, puis Dominique décide de traverser le chenal et d’aller plus loin pour réparer. Pour se faire nous allons gonfler notre annexe. Dominique va s’en servir pour tracter le bateau. Je prend la barre pour diriger le Biwi et suivre Dominique dans son annexe. Cela va prendre un peu de temps . Je jète l’ancre…<br /> <br /> 18H20 le Biwi redémarre ! YOUPI !!!!! Le capitaine est un super mécanicien !<br /> <br /> Mais où allons nous aller, le port est une immense ville flottante, d’ailleurs Fort Lauderdale est appelée « La Venise de l’Amérique ».<br /> Tout doucement nous remontons, nous arrivons à un croisement de chenaux, nous partons sur celui qui nous paraît être le principal. Nous allons y trouver des voiliers au mouillage, on s’en rapproche un papy nous fait signe de la main depuis son pont nous nous en rapprochons, il nous dit que la bouée devant est libre. On s’installe.<br /> <br /> Tout se calme, c’est à peine que nous allons prendre le temps de manger. Un petit apéritif pour remonter le moral de l’équipage et puis dodo…<br /> <br /> MARIE<br /> CARNET DE BORD N° 4 <br /> MARIE RACONTE SA TRANSAT.<br /> <br /> <br /> La Floride est l’un des états le plus cher des USA.. C’est l’ état de l’extrême et de la démesure. Un univers de rêve. En bateau nous côtoyons les milliardaires de ce monde et les beaucoup moins riches aussi,mais nous partageons tous la même mer et ses accès. C’est une sacrée opportunité. <br /> La Floride parle américain bien évidemment mais aussi espagnol. Miami est bilingue et très cubaine.<br /> <br /> Fort Lauderdale a été fondé deuxième quart XIX° par la major William LAUDERDALE.<br /> 300 kms de canaux<br /> des centaines de splendides demeures démesurées symbolisant la réussite américaine<br /> plus 40.000 bateaux à flot<br /> un bon tiers à sec dans des garages à bateaux ou parkings abrités<br /> des centaines de skippers sur les magnifiques yachts<br /> un nombre incroyables de chantiers en tout genre pour tout ce qui concerne la navigation<br /> des rues entières (ZI) de commerces pour le nautisme<br /> <br /> C’est la banlieue de Miami. Il y est plus facile d’y vivre. On y croise toujours les fameuses limousines de South Beach, de nombreuses Harley, les nouveaux modèles sont super !… L’ambiance dans les lieux publics y est bon enfant tout en gardant un côté très pailleté, il faut se montrer coûte que coûte… <br /> Le coût de la vie est d’un bon rapport qualité/prix. La restauration est très accessible. Maintenant avec notre € nous sommes d’autant plus avantagés. On ne s’en privera pas, n’est ce pas !<br /> <br /> Notre bateau est mouillage tout à côté de la fameuse piscine « International Swimming Hall » lieu où Tarzan, J.Weissmuller et Ester Lauder s’entraînaient au moment de leur gloire hollywoodienne.<br /> <br /> <br /> Miami : un petit rappel puisque nous y étions l’an dernier. Les Français y sont bien accueillis et occupent une place privilégiée dans le monde des affaires.<br /> Toutes les grandes marques du monde sont dans les boutiques. La circulation est ininterrompue, mais ça roule pas si mal que ça.<br /> L’américain est plutôt sympa quelque soit sa catégorie sociale. Aux abords de la ville, cependant, il y a de la pauvreté qui est là depuis assez longtemps. Ce sont plus particulièrement des personnes d’un certain âge.<br /> <br /> Pour plus d’informations il y a internet…<br /> <br /> La VHF :<br /> Maintenant, je dois retourner aider Dominique. Nous préparons le bateau pour la traversée. Cela demande pas mal de temps dans la journée. <br /> <br /> Actuellement Dominique installe une seconde VHF car jusqu’à présent il nous était impossible de capter la météo américaine. Les VHF de marque NAVICOM ne permettent pas de capter le canal 2 celui de la météo.<br /> <br /> Des bulletins météo sont diffuser non stop toute la journée. Il ne nous reste plus qu’à apprendre leur codification de diffusion.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> PREVISION DE NAVIGATION : <br /> <br /> Ce soir ou demain nous allons étudier la météo pour les prochains jours.<br /> <br /> Nous devrions partir d’ici la fin de cette semaine. <br /> <br /> La destination va dépendre de la direction des vents .<br /> Deux possibilités :<br /> remonter sur la côte vers le Nord en profitant du GS<br /> se diriger au large NE vers les Bermudes<br /> Après, nous verrons mais n’écartons pas la possibilité de ne pas nous arrêter aux Bermudes dans le cas où les vents seraient avec nous pour nous pousser vers les Açorres.<br /> Avant hier nous avons commencé à mettre en place l’intendance pour un mois et demi au moins en envisageant le fait de ne pas s’arrêter aux Bermudes. Cela fait de nombreux sacs de courses, nous avons rempli 2 annexes.<br /> Le linge de maison est de qualité et beaucoup moins cher que chez nous, nous en avons profiter pour refaire nos parures de draps et surtout pour nous « offrir » une couette chaude. Biwi est uniquement équipé que pour les mers chaudes. Depuis notre arrivée en Floride nous trouvons les nuits fraîches. Le matin à 7 heures nous avons eu 14° dans notre cabine. ..<br /> <br /> Voilà, j’espère vous avoir fait passé un bon moment.<br /> <br /> A bientôt.<br /> <br /> <br /> MARIE
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