Un road movie, qui démarre par une rencontre, entre deux personnages "décalés" qui réalisent malgré tout un bout de chemin ensemble.....dès le début nous nous imprégnons des
personnalités bien distinctes des deux héros, qui vont s'entendre la durée du film. Cette complicité qui se noue entre le pleutre cambrioleur , paumé, pris en flagrant délit , et
le volé , plein de compassion, ne peut que nous séduire.
On est hors système, il ne se passe pratiquement rien, mais on est capté par, l'inhabituel, l'originalité. On croise: Alain Delon un homonyme , nu comme un ver et hyper serviable.... un
collectionneur de voitures sur lesquels se sont écrasés des suicidés ; ils se retrouvent à troquer leurs vêtements trempés contre des housses de coussins ou des rideaux pour se protéger du froid,
on traverse des paysages nordiques aux couleurs inhabituellement chatoyantes, pour aller à la rencontre de la mère dont la vie a apparemment perdu tout son sens ; on la comprend quand
on n' a droit qu'à la voix du père, qui aboie sur son fils....à l'inverse du doberman qui n'aboiera plus.
Un monde que l'on n'a pas l'habitude de voir, où on finit par se demander ce qu'il nous apporte de plus aujourd'hui: même en scotchant les cheveux du conducteur au plafond (pour éviter la
somnolence) ils n'éviteront pas l'accident ....