
Si nous voulions frotter nos oreilles aux rythmes jazzys, c'est un peu par
par hasard que nous avons pu voir pour la première fois et réentendre Sansanverino qui était l' invité d' un groupe de jazz de tendance Django. Musique émancipatrice à son origine,
naturellement progressiste, tout çà pouvait nous laisser espérer une cure de jouvence et beaucoup de plaisir.

Le théâtre antique de Vaison la Romaine semblait être en
harmonie avec ce genre de musique au même titre que le parc du chateau de la Roque d'Anthéron pour le concert classique, donnait une note plus aristocratique???
Moins de protocole; quand le concert démarre, les spectateurs arrivent encore, et du haut des gradins on pouvait voir les sans billets installés dans les champs alentour......et les plus
fans restent debout près de la scène, pour mieux accompagner le groupe, dans une ambiance merguez frites soulignés par les musiciens, qui ont souhaité avec humour au public de garder
la frite jusqu'à la fin.
Des guitaristes, un accordéoniste, un contrebassiste nous entrainent dans leurs rythmes effrenés....et le public sait apprécier les solos acrobatiques en les soulignant par des
applaudissement nourris..... Sansévérino arrive discrètement, invité qu'il était, mais attendu de tout le public.....il s'insère très progressivement pour rapidement nous faire partager son monde,
fait de bizarreries gestuelles, tandis qu'il se lance dans des scats (onomatopées improvisées) copiés sur Louis Amstrong....Je découvre après coup une foison de rappels à des standards de
jazz....un peu comme le classique, où la composition se réfère à des codes des critères, spécifiques au genre .....un autre monde et une technique élaborée qui explique en
grande partie pourquoi on a aimé.....

( on peut lire et écouter en même temps Sanseverino (www.deezer.com) en choisissant "il se la pète" par exemple )