qui résiste......
"Zola - qui mériterait aussi de s'appeler Tintin , en mars dernier, en pleines émeutes tibétaines, publie sur son blog les liens vers les sites accessibles des médias
étrangers, traduit des informations de la BBC, et compare le tout au discours des médias officiels chinois…
......14 août 2008, ce jour-là, sur le calendrier lunaire, c'est la fête du fantôme pour les chinois. Avant de manger le repas du soir, on doit offrir un sacrifice aux ancêtres, parfois aussi
on fait des offrandes aux démons et aux dieux au coin de la rue......J'étais à peine arrivé chez moi que deux jeunes sont arrivés pour demander un renseignement : ils cherchaient une
personne qui n'avait pas respecté la politique de contrôle des naissances,....On leur a répondu qu'on n'en avait jamais entendu parler........ Après, je suis allé au marché en
moto pour acheter des bières et des boissons au marché en moto. De retour à la maison, j'ai trouvé ma mère en train de discuter avec un homme et une femme.......
Quand ils sont partis, ma mère m'a dit qu'en fait elle ne connaissait pas ces gens, que c'était des gens du gouvernement. Donc, j'ai écrit sur
Twitter avec mon portable :
« Je ne fais pas Internet aujourd'hui, je suis rentré à Fengqiao pour voir ma mère, et quatre personnes du gouvernement sont venues les unes après les autres. Deux personnes cherchaient
quelqu'un qui contrevient au contrôle des naissances, deux autres sont venues au nom d'un parent lointain , et ont bavardé en prenant le thé. »
Pendant tout le processus, j'ai toujours enregistré l'endroit où j'étais sur twitter.com avec mon portable, beaucoup d'amis s'intéressent à moi, je leur avais dit que le gouvernement me
surveillait.
« Le chef Liu, de la sécurité d'un groupe de la minière de Changsha à Meitanba, a amené trois personnes pour me renvoyer à Meitanba. Mes parents sont effrayés. »
Avant les JO, un groupe de sécurité de Ningxiang et un groupe de la minière de Changsha m'avaient déjà demandé ne pas aller à Pékin pendant des JO, jusqu'à avant fin septembre.
......j'ai été forcé de retourner à Meitanba, je suis en liberté. Mais, j'aimerais bien que des journalistes étrangers viennent me chercher pour m'emmener à Pékin."
extrait de Marianne2.