"Le vieux jardin" (film coréen) et " Une jeunesse chinoise" (film chinois) ont des points communs: ils traitent des insurrections de 1980 et de 1989 dans une ambiance plutôt romantique.La révolution pure et dure est gommée, les slogans politiques sont évacués, les affrontements avec les forces de l'ordre restent limités, l'accent est mis sur les relations passionnelles entre les personnages principaux. On songe au film "Les amants réguliers" tourné autour des événements de Mai 1968.
Dans le film coréen on partage la retraite du héros en montagne avec sa compagne pour vivre une idylle passagère , avant de rejoindre ses compagnons de lutte, et se faire arrêter. Flash back qui détruisent la linéarité temporelle, et apparitions virtuelles se mêlent pour donner une dimension poétique au récit.
Les conflits de génération sont évoqués dans le film chinois, sur fond de relations amoureuses et sexuelles , strictement interdites sur les campus, "Une jeunesse chinoise" nous fait découvrir la situation des étudiants pendant la période pré et post Tien Amen, avec l'accès à l'Université d'une jeune provinciale, vécu comme une réelle promotion, la précarité des Campus, les difficultés à maîtriser leur vie sentimentale , le tout dans une ambiance répressive.......intéressant pour des occidentaux curieux.
Les deux films se rejoignent sur le regard porté sur une génération de contestataires, où chacun est amené à construire son futur, soit en donnant la priorité à l'avenir du collectif, en luttant jusqu'au bout tout en assumant son combat, dans "Le vieux jardin", ou en s'adaptant individuellement à une société très dure dans "Une jeunesse chinoise".
A voir...... et à revoir les "amants réguliers".