Complexe
Une partie de la vie de De Gaulle au travers un téléfilm; sa traversée du désert de 46 à 58, puis son retour au pouvoir. Benjamin Stora, le réalisateur a utilisé largement l'actualité telle qu'elle était retranscrite à la télé de l'époque, en l'insérant à son histoire, faite de moments intimes grâce à un Bernard Farcy interprétant avec brio le Général.
Des anecdotes pour portraitiser le personnage, desquelles émergent une personnalité , c'est le principe de l'évocation historique "jouée". Des scènes choisies, en fonction du message que le réalisateur veut plutôt faire passer, relativisent la démarche "historique".
Ce téléfilm a le mérite d'ouvrir la porte à l'histoire que certains d'entre nous avons vécu, et qui suscite en nous au moins une mise à jour à opérer, voire un approfondissement.
Insoumis oui , démocrate oui, il s'est toujours plié aux décisions du peuple, qui l'a appelé, mais qui l'a aussi rejetté.Il se distinguait des politiciens des deux bords, autant des consensuels, aux commandes "molles" de la 4ème république, que des dogmatiques,dont une partie de la gauche était issue , des militaires trop frileux que des jusqu'auboutistes, flirtant avec les fascistes. .Très attaché à l'indépendance de la France, il s'est toujours montré très autonome et perçu comme tel ,autant par Churchill que par Roosevelt, vis à vis desquels il a toujours gardé ses distances.
L'appel à la résistance du 18 Juin, son "Je vous ai compris " de 1958, équivoque selon certains, resteront 2 dates inscrites sur les tablettes de l'histoire, on a vite effacé son "Vive le
Québec libre" de 1967.
Sa vie intime, avec Tante Yvonne, omni présente,tricotant inlassablement dans le téléfilm, discrète, nous replonge dans une autre ère.
Le Général, atypique, peu calculateur, résigné ,aime faire des patiences en regardant le journal télévisé!!
Très soucieux d'écrire ses mémoires, de guerre mais aussi ses mémoires d'espoir. L'histoire lui en a donné le temps, et sa conviction d' avoir une "vision", ne l'a jamais quittée.
Fidèle à ses certitudes,mais respectueux de la liberté d'autrui, il n'a jamais dérogé aux valeurs républicaines.
La création du RPF, son parti ,situé au delà du clivage droite gauche, a connu un court moment ses heures de gloire, pour s'éteindre au bout de quelques années.
La situation de l' Algérie d'alors, était très complexe, les camps de regroupement étaient une mauvaise idée, mais le référendum de 1961 était devenue un incontournable.
Une ordonnance sur la participation des salariés aux fruits de l'expansion de l'entreprise adoptée en 1967 est toujours en vigueur..... et la Constitution de la V République est née il y a 53 ans.
Ne manquant pas d'humour, il n'hésitait pas à parler de Colombey les deux mosquées, pour mieux stigmatiser toute forme de communautarisme.....
Un personnage.......qui restera dans notre histoire.
Je concède ne pas être un historien, vos commentaires, rectificatifs et remarques sont les bienvenues
Riche
la démarche qui consiste à relire l'histoire , en la prenant par tous les bouts,en ajoutant le temps qu'il faut pour mieux comprendre,en s'appuyant sur des documents, des témoignages, des avis contradictoires
Nul
encore SR, qui ne voit que les militaires capables de mater la délinquance chez les jeunes.....elle n'a toujours pas couper le cordon
SR, pendant sa dernière campagne électorale devant le portrait de son père
Archi nul
la dernière déclaration du père Le Pen