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Entre ciel et terre

 Tous les critiques qui ont émis des réserves pour ce film, ont regretté une intro trop longue, alors que l'auteur voulait nous signifier la petitesse  de l'homme, dans la grandeur infinie de l'univers.Même si on parle actuellement d'une entrée dans l'ère de l'anthropocène, qui  rendrait l'homme  responsable de l'évolution du monde , T Mallick, à l'inverse, nous aide à entrer en méditation à partir d'images grandioses ,au son d'une  musique  envoûtante. pour signifier une nature imprévisible.

Big bang, tsunamis, volcans dévastateurs,  éclipses ,chutes d'eau vertigineuses, sèment  l'incertitude.

Quand j'ai vu ce film ,  je ne savais  pas encore qu'il allait être récompensé. Difficile à ce moment là de faire un pronostic, car je ne connaissais pas encore les autres films sélectionnés. Mais une chose est sûre, je suis sorti de la salle , émerveillé, saoûlé de sensations visuelles et sonores.  Lorsque nous parlons de ce qui nourrit un film, photos, musique, mouvement de caméras,c'est généralement  considéré comme  artifices qui suppléent au manque de consistance.Là , tous ces "plus" incontestablement le poètisent..

Les critiques sont très partagées,surtout depuis qu'il a obtenu la  Palme d'or :   bonnes ou mauvaises.....Terrence Malick dérange et se positionne hors des sentiers battus.

C'est toute l'indépendance  que nous devons à ce festival, qui  avait déjà palmé "Oncle Boonmee", l'an dernier.

Certains même se demandent comment  TREE OF LIFE a pu sortir des studios de  Hollywood..... le monde a changé.....

tree-of-life.jpg

  Le film aurait pu se limiter, pour certains, à l'histoire de cette famille américaine; un père omniprésent, un couple amoureux , une maisonnée classique avec 3 enfants . On partage tout le bonheur provoqué avec les naissances successives , on vit une  liaison amoureuse qui s'étiole  avec le temps,on endure le choix du père  d'éduquer ses enfants "à la dure" dont un s'affirmera être un insoumis , leur mère leur délivrera un amour compensatoire sans limites: on est en 1950....le tout  emballé avec des plans d'une esthétique rare au milieu d' une nature chatoyante,avec des oscillations de caméra  en cadence avec  la balançoire .

Si le maître de la famille perd son boulot, ce qui les amène à quitter leur belle petite maison, on les retrouvera déambulant au Paradis?

50 ans plus tard, le  fils  rebelle ,  financier comblé?,  trônera  au milieu des tours de Manhattan......

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